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Entretien avec la presse de Mme Doux après la rencontre avec le chef de l’Etat. Mme DOUX : Ecoutez d’abord, j’avais des messages du Président de la République française pour Monsieur le Président IKILILOU Dhoinine, nous avons discuté de la Coopération dans la région de l’océan indien, puisque je suis ambassadrice pour la coopération dans tout l’océan indien, nous avons essayé de voir plusieurs pistes pour renforcer encore ces coopérations dans les différents pays de l’océan indien mais aussi bien entre les îles.
Q. Jusqu’à récemment c’est Monsieur Philippe Lessen qui
dirigeait la partie française aujourd’hui c’est vous qui le remplacez,
quelle pourrait être le motif de ce changement ?
Mme Doux : Régulièrement en France les hauts fonctionnaires et donc
les Ambassadeurs changent de postes et d’autres arrivent donc voilà c’est ce qui s’est produit dernièrement sur ce poste-là.
Q .A quand va-t-on mettre en œuvre les déclarations de Paris ?
Mme Doux : Ecoutez, nous y travaillons c’est pourquoi nous sommes
là avec mon collègue Philippe LACOSTE, c’est pour avancer dans les
coopérations et continuer la discussion et le travail.
Q .La finalité de toutes ces discussions c’est le retour
de Mayotte dans son giron naturel conformément à la résolution des
Nations Unies ; qu’en pensez-vous ?
Mme Doux : On travaille concrètement et ce qui est important c’est
que les gens, les populations des îles soient en sécurité et que les
choses se passent bien, c’est là-dessus que nous travaillons et nous
envisageons des solutions très concrètes pour éviter les drames que nous
connaissons.
Q .Madame, parmi ces solutions que vous préconisez,
qu’en est-il de la question du visa Balladur qui constitue en général
la cause première des décès entre le bras de mer qui sépare Mayotte
d’Anjouan ?
Mme Doux : On travaille je vous l’ai dit sur les choses extrêmement
concrètes, on l’a encore fait ce matin, nous allons continuer d’y
réfléchir puisqu'une réunion doit avoir lieu prochainement comme c’était
prévu d’ailleurs dans la Déclaration de Paris. Vous voyez, tout ce qui a
été prévu est en train de se décliner, en train de se faire, on va se
réunir encore très prochainement à Paris pour étudier toujours très
concrètement des pistes pour que les choses se passent bien et pour
qu’entre les îles, les gens soient en sécurité, voilà ce qui importe au
Président des Comores, voilà ce qui importe au Président de la France.
Q .Mais va-t-on continuer à maintenir encore ce visa
Balladur, ou bien une solution intermédiaire sera proposée en attendant les
résultats des travaux du Haut Conseil Paritaire ?
Mme Doux : On vous a dit qu’on y réfléchissait ensemble, on essaie
de voir de manière très concrète comment on peut faire évoluer les
choses.
Source : Site officiel Présidence COMORES.
15/11/2013
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samedi 16 novembre 2013
Le président IKILILOU reçoit une envoyée spéciale du président HOLLANDE
vendredi 15 novembre 2013
Admission des COMORES à l'ONU : 12 NOVEMBRE 1975
Discours de M. Saïd Mohamed JAFFAR , président des COMORES, (admission des COMORES à l'ONU).

"Qu'il
me soit permis tout d'abord de vous exprimer, au nom du peuple
comorien, notre profonde gratitude pour l'accueil si chaleureux que vous
avez réservé à la candidature du jeune Etat des Comores. Nos
remerciements vont tout d'abord aux membres du Conseil de sécurité dont
la recommandation favorable et sans équivoque a déterminé le sens de la
quasi-unanimité de l'Assemblée générale.
Nous sommes heureux aujourd'hui, devant l'Assemblée, de pouvoir, la tête haute, rappeler les grandes étapes ainsi que les méthodes de notre lutte de libération. Conscients aussi bien de nos insuffisances matérielles de tous ordres, des dimensions réduites de notre territoire que des problèmes liés à sa position géographique, le peuple comorien a choisi de se libérer de la domination coloniale en usant uniquement de moyens pacifiques basés sur la persuasion et le dialogue avec la Puissance administrante.
Alors qu'il était question d'indépendance depuis le début des années 60, l'étape déterminante a été le vote d'une résolution par laquelle, le 22 décembre 1972, le peuple comorien, à travers ses élus, s'est solennellement engagé dans la voie de l'indépendance, dans l'unité nationale et l'intégrité territoriale des Comores.
Le processus ainsi engagé a abouti aux accords du 15 juin 1973 en vertu desquels la France, officiellement, a reconnu la vocation des Comores, une et indivisible, à l'indépendance.
Le référendum du 22 décembre 1974, par son 'oui” massif— 95 p. 100 en faveur de l'indépendance, avec une participation électorale de 93 p. 100 — a été la consécration de cette volonté inaltérable de libération et d'émancipation du peuple comorien. A l'intérieur, cette action vis-à-vis dé la Puissance administrante a été facilitée par l'appui efficace d'un grand nombre de pays dont, notamment, ceux de nos frères d'Afrique, du monde islamique et de tous les pays épris de paix et de liberté. L'OUA, par son Comite de libération et le groupe africain au sein de cette assemblée, l'ONU, par son Comité spécial de décolonisation, se sont déployés pour sensibiliser l'opinion internationale quant à la menace qui pèse sur l'intégrité de notre territoire national, tout en gardant la sérénité nécessaire pour saluer à chaque étape de notre cheminement vers l'indépendance, les efforts accomplis par les parties intéressées.
Comment le peuple comorien, devant une telle solidarité, une telle mobilisation, pourrait-il rester insensible ?
Et pourtant, malgré tous ces appuis, nous nous présentons seuls devant vous ! Le Conseil exécutif' national a demandé à la France de parrainer la candidature des Comores à l'ONU, comme il est d'usage. Celle-ci n'a pas cru devoir répondre favorablement à notre appel. Est-ce le destin qui a voulu que l'affaire des Comores soit toujours entourée d'énigmes ? Allah l'omniscient est seul capable d'y répondre.
Les regrets que nous éprouvons devant cette attitude sont d'autant plus grands qu'au cours de la période très courte qui a couru du 22 décembre 1972 jusqu'au 6 juillet 1975, en passant par le référendum d'autodétermination du 22 décembre 1974, la France a conditionné l'indépendance des Comores à l'accomplissement de certains délais, à de nouvelles exigences, qui ne pouvaient qu'encourager la partition de notre pays.
La déclaration unilatérale de l'indépendance du 6 juillet 1975 n'est pas un acte de défi lancé contre la France; c'est plutôt l'expression de notre volonté et de notre détermination face aux manœuvres de certains milieux, au sein de la République française, qui restent, malgré le courant irrésistible de l'histoire, attachés désespérément aux délices de la colonisation.
L'indépendance des Comores ainsi que l'admission de notre pays au sein de l'organisation s'appliquent bien entendu à l'ensemble de notre territoire national. Cette position découle des principes de la Charte des Nations Unies. Elle a été réaffirmée par la résolution 1514 (XV) de décembre 1960
Pour ce qui est des Comores, les résolutions 3161 (XXVIII) et 3291 (XXIX) de l'Assemblée générale, de même que les déclarations du Gouvernement français du 26 août et du 24 octobre 1974, sont catégoriques.
Or, depuis que nous nous sommes déclarés indépendants, l'ex-puissance administrante a installé sur une partie de notre territoire une administration directe. Celle-ci échappe à l'autorité légitime de notre gouvernement et méconnaît, premièrement, notre souveraineté et, deuxièmement, les acquis du Statut de l'autonomie interne.
Les pourparlers engagés par les Gouvernements comorien et français durant la première quinzaine du mois d'octobre dernier sur le transfert des pouvoirs pour l'ensemble de notre pays ont dû être suspendus, par suite d'un désaccord fondamental sur le caractère sacré et non négociable de notre intégrité territoriale et sur le principe de la non-ingérence dans les affaires intérieures des deux Etats souverains
Depuis cette date, nous assistons, dans notre pays, à un drame politique et humain extrêmement grave. Nous voyons, d'un côté les instances dirigeantes de l'ex-puissance administrante s'efforcer de briser notre unité nationale par des procédés dits institutionnels, mais étrangers et inapplicables à notre jeune Etat souverain. De l'autre côté, des bandes de fanatiques détruisent systématiquement des villages entiers et organisent la déportation massive d'une population pacifique et sans protection avec la complicité passive et active de la gendarmerie française, de la Légion étrangère et des fusilleurs marins français.
Nous laissons à l'Assemblé le soin d'apprécier la gravité de cette situation en souhaitant du fond du cœur qu'ensemble, avec toutes les parties intéressées, nous trouvions une solution juste équitable et appropriée.
Les Comores sont un ensemble de quatre situées dans l'océan Indien à l'entrée de canal de Mozambique, nous occupons une position privilégiée mais difficile sur la route du pétrole. Alors que l'océan Indien était resté une zone de paix, nous nous inquiétons, à juste titre, de tous les indices qui montrent que cette région du monde est en train de devenir une zone d'affrontement.
Avec 300 000 habitants répartis sur 2 235 kilomètres carrés, l'archipel est un pays aux dimensions réduites. C'est aussi un pays sous-développé. La situation économique et sociale, dramatique, nous pose beaucoup de problèmes. Tout cela fait que nous sommes un pays vulnérable. Mais, c'est justement cette situation de faiblesse qui fait que notre volonté de coopération internationale est forte et authentique. Et c'est parce que nous sommes un pays pacifique que nous préférerons toujours, lorsque cela sera possible, la solution supranationale. C'est ainsi que nous adhérons sans réserve à toutes les dispositions de la Charte qui prévoit le règlement pacifique des conflits et le développement du respect du droit international.
Pays du tiers monde, nous comptons beaucoup sur l'ONU et, à la mesure de nos moyens, nous travaillerons pour lui donner les possibilités de répondre à nos espoirs. L'ONU peut et doit sauvegarder la souveraineté des petits Etats, L'ONU peut et doit créer toutes les conditions juridiques et pratiques d'une solidarité entre les Etats. L'ONU peut et doit permettre d'humaniser les rapports entre les peuples du monde. Et, enfin, l'ONU peut et doit faire admettre un nouvel ordre économique international fondé sur la justice, l'égalité et le droit au bien-être.
La France s'est résolument engagée dans la décolonisation dès le début des années 60. Bien souvent, elle s'est posée en défenseur du tiers monde, récusant toute politique d'hégémonie, contestant un ordre économique et financier injuste. Cela, nous n'avons pas voulu l'oublier et nous pensons que la France, fidèle à son idéal de liberté, à ses traditions démocratiques, respectera la volonté massivement exprimée par le peuple comorien le 22 décembre 1974. C'est la seule attitude qui soit digne d'elle et la seule qui soit conforme au désir d'amitié et de coopération maintes fois exprimé par nos deux peuples.
Je voudrais, avant de terminer, présenter toutes les félicitations de mon pays au Président de l'Assemblée générale pour son élection à la tête de l'Assemblée. Je suis persuadé que, sous sa haute et sage direction, les travaux de l'Assemblée seront couronnés de succès.
Pour bien marquer notre foi en l'Organisation, mon pays a décidé d'adopter comme jour de fête nationale la date d'aujourd'hui — date de notre admission en tant qu'Etat, uni et souverain, Membre de l'ONU ".
ONU, New York,
12 Novembre 1975.
Nous sommes heureux aujourd'hui, devant l'Assemblée, de pouvoir, la tête haute, rappeler les grandes étapes ainsi que les méthodes de notre lutte de libération. Conscients aussi bien de nos insuffisances matérielles de tous ordres, des dimensions réduites de notre territoire que des problèmes liés à sa position géographique, le peuple comorien a choisi de se libérer de la domination coloniale en usant uniquement de moyens pacifiques basés sur la persuasion et le dialogue avec la Puissance administrante.
Alors qu'il était question d'indépendance depuis le début des années 60, l'étape déterminante a été le vote d'une résolution par laquelle, le 22 décembre 1972, le peuple comorien, à travers ses élus, s'est solennellement engagé dans la voie de l'indépendance, dans l'unité nationale et l'intégrité territoriale des Comores.
Le processus ainsi engagé a abouti aux accords du 15 juin 1973 en vertu desquels la France, officiellement, a reconnu la vocation des Comores, une et indivisible, à l'indépendance.
Le référendum du 22 décembre 1974, par son 'oui” massif— 95 p. 100 en faveur de l'indépendance, avec une participation électorale de 93 p. 100 — a été la consécration de cette volonté inaltérable de libération et d'émancipation du peuple comorien. A l'intérieur, cette action vis-à-vis dé la Puissance administrante a été facilitée par l'appui efficace d'un grand nombre de pays dont, notamment, ceux de nos frères d'Afrique, du monde islamique et de tous les pays épris de paix et de liberté. L'OUA, par son Comite de libération et le groupe africain au sein de cette assemblée, l'ONU, par son Comité spécial de décolonisation, se sont déployés pour sensibiliser l'opinion internationale quant à la menace qui pèse sur l'intégrité de notre territoire national, tout en gardant la sérénité nécessaire pour saluer à chaque étape de notre cheminement vers l'indépendance, les efforts accomplis par les parties intéressées.
Comment le peuple comorien, devant une telle solidarité, une telle mobilisation, pourrait-il rester insensible ?
Et pourtant, malgré tous ces appuis, nous nous présentons seuls devant vous ! Le Conseil exécutif' national a demandé à la France de parrainer la candidature des Comores à l'ONU, comme il est d'usage. Celle-ci n'a pas cru devoir répondre favorablement à notre appel. Est-ce le destin qui a voulu que l'affaire des Comores soit toujours entourée d'énigmes ? Allah l'omniscient est seul capable d'y répondre.
Les regrets que nous éprouvons devant cette attitude sont d'autant plus grands qu'au cours de la période très courte qui a couru du 22 décembre 1972 jusqu'au 6 juillet 1975, en passant par le référendum d'autodétermination du 22 décembre 1974, la France a conditionné l'indépendance des Comores à l'accomplissement de certains délais, à de nouvelles exigences, qui ne pouvaient qu'encourager la partition de notre pays.
La déclaration unilatérale de l'indépendance du 6 juillet 1975 n'est pas un acte de défi lancé contre la France; c'est plutôt l'expression de notre volonté et de notre détermination face aux manœuvres de certains milieux, au sein de la République française, qui restent, malgré le courant irrésistible de l'histoire, attachés désespérément aux délices de la colonisation.
L'indépendance des Comores ainsi que l'admission de notre pays au sein de l'organisation s'appliquent bien entendu à l'ensemble de notre territoire national. Cette position découle des principes de la Charte des Nations Unies. Elle a été réaffirmée par la résolution 1514 (XV) de décembre 1960
Pour ce qui est des Comores, les résolutions 3161 (XXVIII) et 3291 (XXIX) de l'Assemblée générale, de même que les déclarations du Gouvernement français du 26 août et du 24 octobre 1974, sont catégoriques.
Or, depuis que nous nous sommes déclarés indépendants, l'ex-puissance administrante a installé sur une partie de notre territoire une administration directe. Celle-ci échappe à l'autorité légitime de notre gouvernement et méconnaît, premièrement, notre souveraineté et, deuxièmement, les acquis du Statut de l'autonomie interne.
Les pourparlers engagés par les Gouvernements comorien et français durant la première quinzaine du mois d'octobre dernier sur le transfert des pouvoirs pour l'ensemble de notre pays ont dû être suspendus, par suite d'un désaccord fondamental sur le caractère sacré et non négociable de notre intégrité territoriale et sur le principe de la non-ingérence dans les affaires intérieures des deux Etats souverains
Depuis cette date, nous assistons, dans notre pays, à un drame politique et humain extrêmement grave. Nous voyons, d'un côté les instances dirigeantes de l'ex-puissance administrante s'efforcer de briser notre unité nationale par des procédés dits institutionnels, mais étrangers et inapplicables à notre jeune Etat souverain. De l'autre côté, des bandes de fanatiques détruisent systématiquement des villages entiers et organisent la déportation massive d'une population pacifique et sans protection avec la complicité passive et active de la gendarmerie française, de la Légion étrangère et des fusilleurs marins français.
Nous laissons à l'Assemblé le soin d'apprécier la gravité de cette situation en souhaitant du fond du cœur qu'ensemble, avec toutes les parties intéressées, nous trouvions une solution juste équitable et appropriée.
Les Comores sont un ensemble de quatre situées dans l'océan Indien à l'entrée de canal de Mozambique, nous occupons une position privilégiée mais difficile sur la route du pétrole. Alors que l'océan Indien était resté une zone de paix, nous nous inquiétons, à juste titre, de tous les indices qui montrent que cette région du monde est en train de devenir une zone d'affrontement.
Avec 300 000 habitants répartis sur 2 235 kilomètres carrés, l'archipel est un pays aux dimensions réduites. C'est aussi un pays sous-développé. La situation économique et sociale, dramatique, nous pose beaucoup de problèmes. Tout cela fait que nous sommes un pays vulnérable. Mais, c'est justement cette situation de faiblesse qui fait que notre volonté de coopération internationale est forte et authentique. Et c'est parce que nous sommes un pays pacifique que nous préférerons toujours, lorsque cela sera possible, la solution supranationale. C'est ainsi que nous adhérons sans réserve à toutes les dispositions de la Charte qui prévoit le règlement pacifique des conflits et le développement du respect du droit international.
Pays du tiers monde, nous comptons beaucoup sur l'ONU et, à la mesure de nos moyens, nous travaillerons pour lui donner les possibilités de répondre à nos espoirs. L'ONU peut et doit sauvegarder la souveraineté des petits Etats, L'ONU peut et doit créer toutes les conditions juridiques et pratiques d'une solidarité entre les Etats. L'ONU peut et doit permettre d'humaniser les rapports entre les peuples du monde. Et, enfin, l'ONU peut et doit faire admettre un nouvel ordre économique international fondé sur la justice, l'égalité et le droit au bien-être.
La France s'est résolument engagée dans la décolonisation dès le début des années 60. Bien souvent, elle s'est posée en défenseur du tiers monde, récusant toute politique d'hégémonie, contestant un ordre économique et financier injuste. Cela, nous n'avons pas voulu l'oublier et nous pensons que la France, fidèle à son idéal de liberté, à ses traditions démocratiques, respectera la volonté massivement exprimée par le peuple comorien le 22 décembre 1974. C'est la seule attitude qui soit digne d'elle et la seule qui soit conforme au désir d'amitié et de coopération maintes fois exprimé par nos deux peuples.
Je voudrais, avant de terminer, présenter toutes les félicitations de mon pays au Président de l'Assemblée générale pour son élection à la tête de l'Assemblée. Je suis persuadé que, sous sa haute et sage direction, les travaux de l'Assemblée seront couronnés de succès.
Pour bien marquer notre foi en l'Organisation, mon pays a décidé d'adopter comme jour de fête nationale la date d'aujourd'hui — date de notre admission en tant qu'Etat, uni et souverain, Membre de l'ONU ".
ONU, New York,
12 Novembre 1975.
mercredi 13 novembre 2013
Profanation des sépultures de Mr et Mme Abdul Rassul KALFANE
Le "père" Abdul Rassul KALFANE, je l'ai vu, mais ne l'ai pas connu ; nombreux de ses enfants et neveux ont été, par contre, des amis depuis les lycées.
Que cette publication dans mon blog d'un résumé de sa vie par DRAMSI, soit un témoignage de ma sympathie renouvelée, mais aussi et surtout l'expression de ma condamnation d'un acte ignoble où qu'il se fasse, particulièrement dans notre pays.
Qu'Allah pardonne et accueille en son Eden les deux disparus, amine.
Profanation des sépultures de Mr et Mme Abdul Rassul KALFANE,
par DRAMSI Firozali
Cet acte blasphématoire perpétré par la personne ou son commanditaire pour porter atteinte à une famille comorienne d'origine indienne est condamnable par le code pénal comorien qui précise que toute violation d'un lieu sacré peut faire l'objet d'une poursuite judiciaire et punissable. Pour nous les musulmans, la tombe est un lieu sacré où les familles et les amis viennent se recueillir à la mémoire du défunt du fait même qu'il constitue la dernière demeure et la profanation de ces tombes équivaut à un 2ème enterrement.
Je voudrais, en tant que gendre de Feu Mr Kalfane et Feue Mme Kalfane, résumer en quelques lignes leur parcours pour les jeunes générations qui ne les ont pas connus. Cette famille est arrivée aux Comores en 1836 quand le boutre de Mr Dramsi qui faisait la route des Indes a échoué à Mayotte, Mr Dramsi étant l'arrière grand-père de Mr Abdul Rassul et tout le reste de la génération est né et grandi aux Comores.
Aux yeux de tous, Mr Kalfane n'était-il pas un comorien ? Je serais mal placé pour étaler au grand jour ce qu'il a fait pour son pays mais je peux le résumer en disant qu'il a pris personnellement des risques physiques lors de la campagne électorale du Président Said Mohamed Cheikh en lançant des tracts à bord d'un petit avion qui s'est écrasé du côté de Koimbani : il s'en est sorti mais a gardé des séquelles au restant de sa vie et engagé également ses biens personnels pour la libération du pays pris en otage par les mercenaires pour le bien-être de la population.
Il a également aidé bon nombre de nos dirigeants du pays, qui se reconnaîtront et qui j'espère auront le courage de se manifester, en subvenant à leurs études pendant de longues années. N'est-ce pas là le devoir d'un père pour ses enfants qui étaient ses frères et sœurs comoriens ?
Et j'aimerais également insister, que Mr Kalfane en tant que Chef de la Communauté Ismailie se rendait également dans la grande mosquée du vendredi ainsi que dans la mosquée Ben Soumet pour faire ses prières et toujours à la recherche de la vérité spirituelle et que dans son testament il voulait être enterré auprès de sa fille Yasmine décédée à l'âge de 7 ans à son domicile.
L'enterrement de Mr Kalfane dans ce « Panthéon des Comores » a été décidé par la haute notabilité des Comores à Badjanani et sur proposition de Feu Mr Abbas Djoussouf et je suis triste de constater qu'aucun membre de cette commission ne se soit manifestée pour condamner cet acte odieux ni qu'aucun dirigeant politique ne soit monté à l'antenne pour condamner ce sacrilège qui tout en portant atteinte directement à la famille Kalfane touche également toute la Umma musulmane notamment tous les Comoriens et Comoriennes.
Je terminerais en rappelant que c'est le chemin de tous vers cette demeure éternelle qui sera notre résidence sacrée et le ou les auteur(s) de cette profanation, a commis un acte vraiment répréhensible, choquant et bouleversant dans un pays tolérant et pacifique comme les Comores. Qui a commis cet acte odieux ? Quel sont les motifs ? Des questions sans réponses.
Enfin je remercie tous les amis qui ont manifesté leur solidarité à l'article d'Amir Elarif qui a été le premier à réveiller sur Facebook les consciences sur cette perte d'identité et de repères que connaît notre pays.
Mr DRAMSI Firozali
dramsi@hotmail.fr
contact : + 269 3373839 ou 7731935
Que cette publication dans mon blog d'un résumé de sa vie par DRAMSI, soit un témoignage de ma sympathie renouvelée, mais aussi et surtout l'expression de ma condamnation d'un acte ignoble où qu'il se fasse, particulièrement dans notre pays.
Qu'Allah pardonne et accueille en son Eden les deux disparus, amine.
Profanation des sépultures de Mr et Mme Abdul Rassul KALFANE,
par DRAMSI Firozali
Cet acte blasphématoire perpétré par la personne ou son commanditaire pour porter atteinte à une famille comorienne d'origine indienne est condamnable par le code pénal comorien qui précise que toute violation d'un lieu sacré peut faire l'objet d'une poursuite judiciaire et punissable. Pour nous les musulmans, la tombe est un lieu sacré où les familles et les amis viennent se recueillir à la mémoire du défunt du fait même qu'il constitue la dernière demeure et la profanation de ces tombes équivaut à un 2ème enterrement.
Je voudrais, en tant que gendre de Feu Mr Kalfane et Feue Mme Kalfane, résumer en quelques lignes leur parcours pour les jeunes générations qui ne les ont pas connus. Cette famille est arrivée aux Comores en 1836 quand le boutre de Mr Dramsi qui faisait la route des Indes a échoué à Mayotte, Mr Dramsi étant l'arrière grand-père de Mr Abdul Rassul et tout le reste de la génération est né et grandi aux Comores.
Aux yeux de tous, Mr Kalfane n'était-il pas un comorien ? Je serais mal placé pour étaler au grand jour ce qu'il a fait pour son pays mais je peux le résumer en disant qu'il a pris personnellement des risques physiques lors de la campagne électorale du Président Said Mohamed Cheikh en lançant des tracts à bord d'un petit avion qui s'est écrasé du côté de Koimbani : il s'en est sorti mais a gardé des séquelles au restant de sa vie et engagé également ses biens personnels pour la libération du pays pris en otage par les mercenaires pour le bien-être de la population.
Il a également aidé bon nombre de nos dirigeants du pays, qui se reconnaîtront et qui j'espère auront le courage de se manifester, en subvenant à leurs études pendant de longues années. N'est-ce pas là le devoir d'un père pour ses enfants qui étaient ses frères et sœurs comoriens ?
Et j'aimerais également insister, que Mr Kalfane en tant que Chef de la Communauté Ismailie se rendait également dans la grande mosquée du vendredi ainsi que dans la mosquée Ben Soumet pour faire ses prières et toujours à la recherche de la vérité spirituelle et que dans son testament il voulait être enterré auprès de sa fille Yasmine décédée à l'âge de 7 ans à son domicile.
L'enterrement de Mr Kalfane dans ce « Panthéon des Comores » a été décidé par la haute notabilité des Comores à Badjanani et sur proposition de Feu Mr Abbas Djoussouf et je suis triste de constater qu'aucun membre de cette commission ne se soit manifestée pour condamner cet acte odieux ni qu'aucun dirigeant politique ne soit monté à l'antenne pour condamner ce sacrilège qui tout en portant atteinte directement à la famille Kalfane touche également toute la Umma musulmane notamment tous les Comoriens et Comoriennes.
Je terminerais en rappelant que c'est le chemin de tous vers cette demeure éternelle qui sera notre résidence sacrée et le ou les auteur(s) de cette profanation, a commis un acte vraiment répréhensible, choquant et bouleversant dans un pays tolérant et pacifique comme les Comores. Qui a commis cet acte odieux ? Quel sont les motifs ? Des questions sans réponses.
Enfin je remercie tous les amis qui ont manifesté leur solidarité à l'article d'Amir Elarif qui a été le premier à réveiller sur Facebook les consciences sur cette perte d'identité et de repères que connaît notre pays.
Mr DRAMSI Firozali
dramsi@hotmail.fr
contact : + 269 3373839 ou 7731935
jeudi 24 octobre 2013
Une nouvelle espèce de moustique découverte à Mayotte !

Une nouvelle espèce de moustique a été découverte début septembre, à Mayotte, par les chercheurs de l’Institut de recherches et de développement (IRD) à Montpellier. L’espèce mahoraise, qui fait partie des moustiques qui peut transmettre des virus, a été baptisée "Stegomyia pia".
Le "Stegomyia pia". Ce nom bizarroïde est le nom donné à la nouvelle espèce de moustique découverte à Mayotte, par les chercheurs de l’Institut de recherches et de développement (IRD) à Montpellier et de leurs partenaires de l’Agence régionale de santé océan Indien. Ils ont effectué cette découverte qu’ils qualifient d’"inattendu" alors qu’ils passaient au crible l’île mahoraise, dans le but d’établir un inventaire complet des espèces de moustiques qu’ont peut y trouver, selon l’AFP.
"Le Stegomyia pia" aidera à lutter contre les maladies virales
Quelle est donc la physionomie du "Stegomya pia" ? Selon les chercheurs qui ont fait sa découverte, « il a un corps noir, brillant, orné d’écailles à reflet argenté ou jaune ». Ces derniers précisent que ce nom lui a été donné car "Pia" signifie "joli" en Shimaore, la langue locale parlée à Mayotte. Toutefois, sous l’apparence flatteuse du moustique se cache « un caractère nuisible », selon l’IRD. Le nouveau moustique en effet n’est pas sans danger. Son espèce appartient au même groupe que les moustiques « connus pour être porteurs des maladies virales comme la dengue et la chikungunya », expliquent les chercheurs.
D’après les scientifiques, « toutes ces espèces sont proches sur les plans morphologiques et physiologiques. Elles partagent aussi de nombreux traits de vie : gîtes larvaires préférentiels, habitudes alimentaires et la longévité ». Mais le "Stegomyia pia" devrait être utile pour la prévention des maladies liées aux piqûres de moustiques, notent les chercheurs. « Il permettra notamment de mieux connaître les moustiques susceptibles d’être combattus et devrait conduire à renforcer l’efficacité des programmes de prévention de ces maladies. » De quoi redonner de l’espoir aux victimes du paludisme, de la dengue ou encore du chikungunya.
samedi 19 octobre 2013
les putches aux Comores : pourquoi ???
Pour qui doutait, voici un témoignage-aveu d'un des mercenaires qui ont sévi dans notre pays, confirmant ce que nous savions déjà sur les intérêts des coups d'Etat aux Comores.
http://www.dailymotion.com/fr/relevance/search/patrick+klein/1#video=x15xmer
Bonne écoute.
http://www.dailymotion.com/fr/relevance/search/patrick+klein/1#video=x15xmer
Bonne écoute.
lundi 14 octobre 2013
Mariage homo : Ladjo les a mariés !!!
Oui ! Ladjo, l'honorable sénateur-maire de Mamoudzou a marié le vendredi 28 septembre 2013, deux hommes !
Bon et fidèle musulman qu'il est, il avait voté contre la loi au Sénat et avait juré de ne pas l'appliquer dans sa mairie de Momoju.. Malheureusement pour lui, les multiples réunions tenues par son conseil municipal n'a jamais permis de trouver un officier volontaire disposé à accomplir un acte que sa conscience de musulman réprouvait.
Alors le sénateur-maire, par peur de la sanction juridique qui le guettait, a préféré se soumettre à la loi de l'homme contre la Loi de son Dieu : il a marié les 2 hommes ! Toujours par peur des hommes, il anticipa l'heure de ce "mariage" annoncé à 10 h, mais déroulé en réalité de très bon matin, si bien que les badauds et autres flingueurs, venus avec leurs divers projectiles, repartirent bredouilles sans avoir aperçu ni maire ni mariés sortis par des portes dérobées.
Pourquoi relater cette désolante histoire ? D'abord parce que dans une réflexion du 28 avril 2013, je posai dans ce même Blog, la question de savoir quel maire à Mayotte appliquerait la loi de l'homme contre la loi de Dieu.
Ensuite parce que cette histoire, appelée à se répéter plusieurs fois dans cette île à 99 % musulmane, montre bien que l'indépendance d'un peuple n'est jamais " à la con" comme disait Bamana (paix à son âme). Au contraire, en libérant un peuple, l'indépendance lui permet de se soumettre aux lois qu'il choisit en conformité avec sa culture et sa religion. Le reste (économie, gouvernance, démocratie ou je ne sais quoi encore) devient secondaire (en 2e position) par rapport à cette liberté de conscience acquise par le peuple.
C'est d'ailleurs cette même liberté de conscience que des élus français, pas forcément musulmans, invoquent pour refuser de pratiquer cette loi et saisissent le Conseil Constitutionnel pour faire que cette clause de la liberté de conscience soit respectée dans l'application de ladite loi sur le mariage homosexuel.
Ce qui enfin a choqué dans cette célébration du 28 septembre, c'est qu'elle est apparue comme une volonté délibérée de heurter la conscience des maorais. En effet, ces prétendants ont choisi pour se marier un vendredi, jour consacré à la grande prière hebdomadaire dans l'Islam ; ils ont ensuite choisi la mairie de Mamoudzou comme pour confondre celui des élus maorais qui a osé crier haut et fort qu'il ne se soumettrait pas à cette loi, alors que des édiles d'autres communes (2 ou 3) s'étaient proclamés disposés à célébrer pareil mariage. Enfin, bien que mariés furtivement, ces deux messieurs ont fini par être identifiés comme n'étant pas d'origine comorienne (donc pas maoraise), et que par conséquent, ils avaient toute latitude d'aller se marier ailleurs, "chez eux" comme disait la rue !
Quant on apprend que le Parlement européen va inviter les Etats membres de l'UE à interdire la circoncision, on se dit que ceux des maorais qui voulaient rester " français pour être libres ", n'ont pas fini d'avaler et de faire avaler à tous les maorais leur culture et leur religion. Ce que l'indépendance dite "à la con" ne permettrait jamais !!!
L'ex-futur candidat Hakim A.S. devra reconnaître ici le sens du rappel de l'uléma domonien qui l'avait interpellé dans cet ordre d'idées !
Bon et fidèle musulman qu'il est, il avait voté contre la loi au Sénat et avait juré de ne pas l'appliquer dans sa mairie de Momoju.. Malheureusement pour lui, les multiples réunions tenues par son conseil municipal n'a jamais permis de trouver un officier volontaire disposé à accomplir un acte que sa conscience de musulman réprouvait.
Alors le sénateur-maire, par peur de la sanction juridique qui le guettait, a préféré se soumettre à la loi de l'homme contre la Loi de son Dieu : il a marié les 2 hommes ! Toujours par peur des hommes, il anticipa l'heure de ce "mariage" annoncé à 10 h, mais déroulé en réalité de très bon matin, si bien que les badauds et autres flingueurs, venus avec leurs divers projectiles, repartirent bredouilles sans avoir aperçu ni maire ni mariés sortis par des portes dérobées.
Pourquoi relater cette désolante histoire ? D'abord parce que dans une réflexion du 28 avril 2013, je posai dans ce même Blog, la question de savoir quel maire à Mayotte appliquerait la loi de l'homme contre la loi de Dieu.
Ensuite parce que cette histoire, appelée à se répéter plusieurs fois dans cette île à 99 % musulmane, montre bien que l'indépendance d'un peuple n'est jamais " à la con" comme disait Bamana (paix à son âme). Au contraire, en libérant un peuple, l'indépendance lui permet de se soumettre aux lois qu'il choisit en conformité avec sa culture et sa religion. Le reste (économie, gouvernance, démocratie ou je ne sais quoi encore) devient secondaire (en 2e position) par rapport à cette liberté de conscience acquise par le peuple.
C'est d'ailleurs cette même liberté de conscience que des élus français, pas forcément musulmans, invoquent pour refuser de pratiquer cette loi et saisissent le Conseil Constitutionnel pour faire que cette clause de la liberté de conscience soit respectée dans l'application de ladite loi sur le mariage homosexuel.
Ce qui enfin a choqué dans cette célébration du 28 septembre, c'est qu'elle est apparue comme une volonté délibérée de heurter la conscience des maorais. En effet, ces prétendants ont choisi pour se marier un vendredi, jour consacré à la grande prière hebdomadaire dans l'Islam ; ils ont ensuite choisi la mairie de Mamoudzou comme pour confondre celui des élus maorais qui a osé crier haut et fort qu'il ne se soumettrait pas à cette loi, alors que des édiles d'autres communes (2 ou 3) s'étaient proclamés disposés à célébrer pareil mariage. Enfin, bien que mariés furtivement, ces deux messieurs ont fini par être identifiés comme n'étant pas d'origine comorienne (donc pas maoraise), et que par conséquent, ils avaient toute latitude d'aller se marier ailleurs, "chez eux" comme disait la rue !
Quant on apprend que le Parlement européen va inviter les Etats membres de l'UE à interdire la circoncision, on se dit que ceux des maorais qui voulaient rester " français pour être libres ", n'ont pas fini d'avaler et de faire avaler à tous les maorais leur culture et leur religion. Ce que l'indépendance dite "à la con" ne permettrait jamais !!!
L'ex-futur candidat Hakim A.S. devra reconnaître ici le sens du rappel de l'uléma domonien qui l'avait interpellé dans cet ordre d'idées !
dimanche 13 octobre 2013
Mandat et pouvoirs : élucubrations à la Boléro !!!
Les Comoriens ont cette fâcheuse manie de créer des problèmes là où il n y en a pas. Quand on connait les difficultés des pays composés d'une multitude d'ethnies, de religions, de langues...etc, on se dit que dans les îles de la Lune, tout devrait aller de soi, sans conflits, sans guerres. De guerres, Dieu merci, on a été épargné, mais de conflits on en multiplie de toutes sortes depuis la sécession de Mayotte jusqu'au "ukutruzi" des anjouannais en passant par les xénophobies cycliques ici et là (très rarement pourtant à Anjouan, la "mkutruzi" ) .
En ce mois d'octobre 2013, est d'actualité le conflit sur la date des prochaines élections législatives nationales et régionales. Alimente ce conflit, une mauvaise et malheureuse rédaction de la Constitution révisée en 2009 qui stipule : " les pouvoirs de l'Assemblée de l'Union expirent à l'ouverture de la session ordinaire d'avril, de la cinquième année de l'élection des représentants de la Nation ".
La rédaction est mauvaise et malheureuse car elle aurait pu être plus simple et donc facile à comprendre puisqu'il s'agit de dire que les députés et les conseillers sont élus pour 5 ans. Mais cette mauvaise et malheureuse rédaction n'autorise point des "responsables" qualifiés de juristes, de se permettre des élucubrations telles que celles développées par le sieur Hamadi Madi alias Boléro.
Que nous dit Boléro ? D'abord que : puisque la Constitution distingue "pouvoirs " et "mandat", on peut conclure (et il conclut) que le mandat de nos élus actuels se termine en novembre 2014, tandis que leurs pouvoirs s'étaleront jusqu'en avril 2015 ! Mais , monsieur le juriste, n'est-ce pas le mandat qui confer des pouvoirs ? et s'il en est ainsi, le mandat expirant en novembre 2014, en vertu de quoi les pouvoirs pourront aller au-delà de cette date ? ces élus n'auront plus de mandat, par conséquent ils n'auront plus de pouvoirs, cela coule de source, non ???...
Deuxième faute ( grammaticale, celle-là) de Boléro , lorsqu'il écrit que " de la cinquième année est une proposition " ! Eh bien NON, monsieur, la grammaire française n'a pas changé ses règles et " de la cinquième année" n'est pas une proposition, c'est un groupe nominal.
Sachez en effet que pour qu'il y ait proposition, il faut qu'il y ait un verbe avec au moins son sujet (c'est ce que on apprend en classe de 4e). La phrase de la Constitution citée plus haut, ne comportant qu'un seul verbe (expirent) , toute la phrase constitue donc une seule proposition ! Le groupe nominal "de la cinquième année " est quant à lui, un complément du nom (CDN dit-on aujourd'hui), c'est-à-dire que " cinquième année " complète (précise) le nom " avril ", et la malheureuse virgule ne peut rien changer en l'affaire , car ce CDN n'aurait aucun sens s'il complétait le nom " ouverture " ou le nom " session " . Acceptons donc que la seule lecture sensée est : "avril de la cinquième année" !
Enfin, osons nous hasarder dans les maths qui ne sont pas de notre compétence pour quand même dire que l'année de l'élection des députés et des conseillers actuels est 2009 (et non 2010 ) ,et donc la cinquième année de (comprendre : à partir de) l'élection est bien 2014 (et jamais 2015 ! ).
En fin de compte, les députés et conseillers élus en 2009 verront leur mandat et donc leurs pouvoirs expirer en avril 2014 puisque 2014 est la cinquième année depuis leur élection et parce que leurs pouvoirs cessent au mois d'avril de cette cinquième année ; c'est l'évidence !
C'est dire que la Cour Constitutionnelle a bien lu et dit la Loi quand elle a jugé que le mandat (et donc les pouvoirs) des législateurs prend fin en avril 2014. Et comme leur arrêt est sans appel, arrêtons de créer des problèmes là où il n y en pas, surtout quand, pour contester cet arrêt, on s'aventure dans des voies que l'on ne maîtrise pas forcément.
En ce mois d'octobre 2013, est d'actualité le conflit sur la date des prochaines élections législatives nationales et régionales. Alimente ce conflit, une mauvaise et malheureuse rédaction de la Constitution révisée en 2009 qui stipule : " les pouvoirs de l'Assemblée de l'Union expirent à l'ouverture de la session ordinaire d'avril, de la cinquième année de l'élection des représentants de la Nation ".
La rédaction est mauvaise et malheureuse car elle aurait pu être plus simple et donc facile à comprendre puisqu'il s'agit de dire que les députés et les conseillers sont élus pour 5 ans. Mais cette mauvaise et malheureuse rédaction n'autorise point des "responsables" qualifiés de juristes, de se permettre des élucubrations telles que celles développées par le sieur Hamadi Madi alias Boléro.
Que nous dit Boléro ? D'abord que : puisque la Constitution distingue "pouvoirs " et "mandat", on peut conclure (et il conclut) que le mandat de nos élus actuels se termine en novembre 2014, tandis que leurs pouvoirs s'étaleront jusqu'en avril 2015 ! Mais , monsieur le juriste, n'est-ce pas le mandat qui confer des pouvoirs ? et s'il en est ainsi, le mandat expirant en novembre 2014, en vertu de quoi les pouvoirs pourront aller au-delà de cette date ? ces élus n'auront plus de mandat, par conséquent ils n'auront plus de pouvoirs, cela coule de source, non ???...
Deuxième faute ( grammaticale, celle-là) de Boléro , lorsqu'il écrit que " de la cinquième année est une proposition " ! Eh bien NON, monsieur, la grammaire française n'a pas changé ses règles et " de la cinquième année" n'est pas une proposition, c'est un groupe nominal.
Sachez en effet que pour qu'il y ait proposition, il faut qu'il y ait un verbe avec au moins son sujet (c'est ce que on apprend en classe de 4e). La phrase de la Constitution citée plus haut, ne comportant qu'un seul verbe (expirent) , toute la phrase constitue donc une seule proposition ! Le groupe nominal "de la cinquième année " est quant à lui, un complément du nom (CDN dit-on aujourd'hui), c'est-à-dire que " cinquième année " complète (précise) le nom " avril ", et la malheureuse virgule ne peut rien changer en l'affaire , car ce CDN n'aurait aucun sens s'il complétait le nom " ouverture " ou le nom " session " . Acceptons donc que la seule lecture sensée est : "avril de la cinquième année" !
Enfin, osons nous hasarder dans les maths qui ne sont pas de notre compétence pour quand même dire que l'année de l'élection des députés et des conseillers actuels est 2009 (et non 2010 ) ,et donc la cinquième année de (comprendre : à partir de) l'élection est bien 2014 (et jamais 2015 ! ).
En fin de compte, les députés et conseillers élus en 2009 verront leur mandat et donc leurs pouvoirs expirer en avril 2014 puisque 2014 est la cinquième année depuis leur élection et parce que leurs pouvoirs cessent au mois d'avril de cette cinquième année ; c'est l'évidence !
C'est dire que la Cour Constitutionnelle a bien lu et dit la Loi quand elle a jugé que le mandat (et donc les pouvoirs) des législateurs prend fin en avril 2014. Et comme leur arrêt est sans appel, arrêtons de créer des problèmes là où il n y en pas, surtout quand, pour contester cet arrêt, on s'aventure dans des voies que l'on ne maîtrise pas forcément.
samedi 13 juillet 2013
AZALI ASSOUMANI : LA TRAHISON.
RAPPELONS-NOUS cet article de KASHKAZI ! Nous sommes en 2005. Alors qu'une Résolution de l'ex OUA interdit depuis 20 ans l'accueil de MAYOTTE en tant qu'entité séparée de l'ensemble de l'Etat comorien, le colonel-putchiste AZALI Assoumani décide de "dépolitiser" le différend politique sur cette île.
Si ce n'est pas de la HAUTE TRAHISON, c'est quoi ?
DÉPOLITISER LE DÉBAT. DANS SON ALLOCUTION TANT DÉCRIÉE ILYA QUINZE JOURS.
A Beït Salam, le président Azali avait utilisé l'expression. "Nous nous sommes mis d'accord pour que le débat sur la participation des jeunes mahorais aux Jeux des Îles soit dépolitisé", avait-il lancé, après avoir jeté un froid dans l'assistance en annonçant qu'"après de multiples discussions, nous avons accepté d'examiner favorablement la participation des jeunes mahorais aux Jeux des Îles de l'océan Indien".
Dépolitiser le débat, c'est également ce que demande l'ambassadeur de France aux Comores, Christian Job : "Je salue le réalisme (du président Azali, ndlr) et la disjonction entre la politique et le sport, qui partout ailleurs dans le monde permet à l'ensemble des sportifs de se réunir, notamment à l'occasion des Jeux Olympiques", indiquait-il mardi. "Le sport ne doit pas être l'otage des opinions politiques". Dépolitiser le débat, c'est encore ce à quoi se sont attachés les hommes politiques mahorais en se félicitant de cette mesure. Bacar Ali Boto affirmait la semaine dernière (lire Kashkazi n°15) : "Nous sommes dans la zone, il est tout à fait normal que nous puissions y participer, puisqu'il ne s'agit pas de faire de la politique mais plutôt du sport."
MAIS DÉPOLITISER LE DÉBAT, C'EST CE À QUOI s'oppose farouchement la grande majorité des partis politiques comoriens, et avec eux les radios locales et une grande partie de la population. Car pour ceux-là, le sport est politique. "Ce n'est pas que du sport cette affaire !" s'indigne Youssouf Moussa, le leader du Front démocratique (FD). Pour lui, "cette démarche est avant tout politique.
Mansour Kamardine l'a d'ailleurs dit". La semaine dernière, le député mahorais avait déclaré qu'il s'agissait d'"un résultat spectaculaire" pour "la diplomatie française". "Avant", continue Youssouf Moussa, "les sportifs mahorais étaient avec la Réunion, donc si ça n'avait été que du sport, ça n'aurait pas été un problème, ils seraient restés avec les Réunionnais. Mais nous sommes là dans la politique". Selon le vieux militant, "c'est une première étape pour la reconnaissance de l'entité mahoraise" qui en amènera d'autres. Un sentiment partagé par une grande partie de la classe politique... Le Congrès national pour l'alternative (CNA), basé à Moroni, estime ainsi que le président vient "d'apporter le coup de grâce à la question de l'Ile comorienne de Mayotte, en autorisant les jeunes de cette île soeur, à participer en tant "qu'entité" aux prochains jeux de l'océan Indien. Le cadre de dialogue mis en place par le Gouvernement de l'Union, marque une véritable démission dans la revendication de l'intégration de Mayotte dans le giron national. Trahison ou Realpolitik ?", interroge un communiqué de ce mouvement, qui "appelle les fédérations sportives comoriennes ainsi que tous les athlètes, à faire preuve de patriotisme en s'abstenant de participer aux prochains jeux de l'océan Indien". Il lance aussi "un vibrant appel aux pays amis et voisins de l'océan Indien d'empêcher le sacrifice de la quatrième île comorienne".
SAMEDI, À L'ASSEMBLÉE, ALORS QUE LES ÉLUS VENAIENT DE VOTER une résolution faisant du 12 novembre une journée pour la réintégration de Maore dans l'ensemble comorien, on ne parlait que de ça. Au point d'oublier l'autre grand tabou levé par le président : son incapacité, selon lui, à organiser les élections à Ndzuani. Dans la rue, sur les ondes, le constat est le même. "La population est choquée, scandalisée. Beaucoup de gens nous interpellent, nous posent des questions dans la rue", affirme Nourdine Abdallah, du FD. "Azali a donné Mayotte à la France sans demander à personne", constate pour sa part Farid, un jeune homme venu assister à la cérémonie du 12 novembre.
Egalement présent à cette journée, Rushdy, du quartier Caltex à Moroni, indique que “les jeunes du quartier n'acceptent pas. On a beau leur dire qu'il s'agit de sport, mais eux ne voient que le côté politique des choses”. Abdallah, lui, avoue “avoir été déçu, car même si c'est bien pour les jeunes sportifs, d'un point de vue diplomatique c'est un échec.” Ce qui choque les gens, ce n'est pas que les élections puissent ne pas avoir lieu, c'est que Maore puisse exister en tant qu'entité, même sportivement. Et pour cause, analyse un observateur de la scène politique, "cette question est intrinsèque au Comorien. Depuis trente ans, personne n'a osé reculer. Pour la première fois, un président lâche du lest". Pour Youssouf Moussa, ce tollé populaire s'explique par le fait que "la participation de Mayotte aux Jeux est un sujet récurrent. C'est une épine présente en chacun des Comoriens.
C'est un problème qui touche tout le monde, ce d'autant plus que les derniers événements à Mayotte ont braqué tous les regards vers cette île", et ont ramené le peuple comorien à la dure réalité : Maore est chaque jour plus proche de la France que la veille. "Or c'est une question vitale. Plus de 80% de la population mahoraise a de la famille dans les autres îles. Moi, je suis de père mahorais et de mère anjouanaise."
Mais ce qui inquiète encore plus la rue, c'est qu'elle ne comprend pas pourquoi Azali a lâché du lest. Pourquoi ? et surtout pourquoi aujourd'hui, à 6 mois de la fin de son mandat ? M.Kamardine, en parlant de succès diplomatique, a esquissé le début d'une explication.
Christian Job renchérit : "Cela marque la reprise des relations franco-comoriennes qui ont commencé avec la rencontre entre le président Azali et le président Chirac en février 2005, et qui se sont poursuivies avec les conclusions de la commission mixte franco-comorienne, en mars." "Pour matérialiser cette évolution", continue M. Job, "la France a proposé aux autorités comoriennes l'organisation d'une coupe de la concorde inter-îles en 2006 qui rassemblerait les quatre clubs champions des quatre îles". Autrement dit, la coopération sportive, depuis longtemps au point mort, pourrait reprendre rapidement entre Maore et ses soeurs.
LES OBSERVATEURS RESTENT TOUTEFOIS PERPLEXES.
Pour eux, ce donnant-donnant n'explique pas la "trahison" -un terme du FD- d'Azali. Selon Youssouf Moussa, cela va bien plus loin. "Le gouvernement a démissionné sur cette question", déclarait-il samedi. "Déjà, lors de la Commission mixte franco-comorienne de mars 2005, Azali avait lâché. Puis lors de la dernière Assemblée générale de l'ONU, il n'a pas réclamé le retour de Mayotte dans le giron comorien, alors que c'était le cas depuis trente ans, sous prétexte qu'il y aurait bientôt un règlement de la solution, alors que la France durcit sa position !" Conclusion du militant : "Il se murmure, ici et là, qu'Azali lâcherait Mayotte en échange d'un soutien de la France pour qu'il reste au pouvoir après 2006." Une hypothèse qui convainc nombre d'opposants (lire p.10), qui ont toutefois tendance à oublier la déclaration du même Azali en février dernier : “Celui qui bradera Mayotte n'est pas encore né.”
SELON UN JOURNALISTE QUI SUIT LA POLITIQUE DEPUIS des années, cette hypothèse n'a d'ailleurs aucun sens. "Je ne pense pas qu'Azali fasse ça pour rester au pouvoir. Mais je ne pense pas non plus qu'il accepte de lâcher Mayotte. C'est juste une manière d'améliorer les rapports avec la France. Une sorte de clin d'oeil à la France. Pourquoi si tard ? Je ne sais pas... Après tout, ce n'est que du sport", finit-il. Un sport qui, dans le passé, a su rassembler les peuples au-delà des conflits entre Etats - on se souvient d'un match de foot USA-Iran dans les années 90. Mais qui a également été le vecteur de messages politiques. En 1980, les Etats-Unis boycottaient les JO de Moscou en raison de la guerre de l'URSS en Afghanistan. Auparavant, les athlètes noirs américains avaient défendu leur cause sur les podiums (des stades).
Source : Kashkazi 16 du jeudi 17 novembre 2005
Si ce n'est pas de la HAUTE TRAHISON, c'est quoi ?
DÉPOLITISER LE DÉBAT. DANS SON ALLOCUTION TANT DÉCRIÉE ILYA QUINZE JOURS.
A Beït Salam, le président Azali avait utilisé l'expression. "Nous nous sommes mis d'accord pour que le débat sur la participation des jeunes mahorais aux Jeux des Îles soit dépolitisé", avait-il lancé, après avoir jeté un froid dans l'assistance en annonçant qu'"après de multiples discussions, nous avons accepté d'examiner favorablement la participation des jeunes mahorais aux Jeux des Îles de l'océan Indien".
Dépolitiser le débat, c'est également ce que demande l'ambassadeur de France aux Comores, Christian Job : "Je salue le réalisme (du président Azali, ndlr) et la disjonction entre la politique et le sport, qui partout ailleurs dans le monde permet à l'ensemble des sportifs de se réunir, notamment à l'occasion des Jeux Olympiques", indiquait-il mardi. "Le sport ne doit pas être l'otage des opinions politiques". Dépolitiser le débat, c'est encore ce à quoi se sont attachés les hommes politiques mahorais en se félicitant de cette mesure. Bacar Ali Boto affirmait la semaine dernière (lire Kashkazi n°15) : "Nous sommes dans la zone, il est tout à fait normal que nous puissions y participer, puisqu'il ne s'agit pas de faire de la politique mais plutôt du sport."
MAIS DÉPOLITISER LE DÉBAT, C'EST CE À QUOI s'oppose farouchement la grande majorité des partis politiques comoriens, et avec eux les radios locales et une grande partie de la population. Car pour ceux-là, le sport est politique. "Ce n'est pas que du sport cette affaire !" s'indigne Youssouf Moussa, le leader du Front démocratique (FD). Pour lui, "cette démarche est avant tout politique.
Mansour Kamardine l'a d'ailleurs dit". La semaine dernière, le député mahorais avait déclaré qu'il s'agissait d'"un résultat spectaculaire" pour "la diplomatie française". "Avant", continue Youssouf Moussa, "les sportifs mahorais étaient avec la Réunion, donc si ça n'avait été que du sport, ça n'aurait pas été un problème, ils seraient restés avec les Réunionnais. Mais nous sommes là dans la politique". Selon le vieux militant, "c'est une première étape pour la reconnaissance de l'entité mahoraise" qui en amènera d'autres. Un sentiment partagé par une grande partie de la classe politique... Le Congrès national pour l'alternative (CNA), basé à Moroni, estime ainsi que le président vient "d'apporter le coup de grâce à la question de l'Ile comorienne de Mayotte, en autorisant les jeunes de cette île soeur, à participer en tant "qu'entité" aux prochains jeux de l'océan Indien. Le cadre de dialogue mis en place par le Gouvernement de l'Union, marque une véritable démission dans la revendication de l'intégration de Mayotte dans le giron national. Trahison ou Realpolitik ?", interroge un communiqué de ce mouvement, qui "appelle les fédérations sportives comoriennes ainsi que tous les athlètes, à faire preuve de patriotisme en s'abstenant de participer aux prochains jeux de l'océan Indien". Il lance aussi "un vibrant appel aux pays amis et voisins de l'océan Indien d'empêcher le sacrifice de la quatrième île comorienne".
SAMEDI, À L'ASSEMBLÉE, ALORS QUE LES ÉLUS VENAIENT DE VOTER une résolution faisant du 12 novembre une journée pour la réintégration de Maore dans l'ensemble comorien, on ne parlait que de ça. Au point d'oublier l'autre grand tabou levé par le président : son incapacité, selon lui, à organiser les élections à Ndzuani. Dans la rue, sur les ondes, le constat est le même. "La population est choquée, scandalisée. Beaucoup de gens nous interpellent, nous posent des questions dans la rue", affirme Nourdine Abdallah, du FD. "Azali a donné Mayotte à la France sans demander à personne", constate pour sa part Farid, un jeune homme venu assister à la cérémonie du 12 novembre.
Egalement présent à cette journée, Rushdy, du quartier Caltex à Moroni, indique que “les jeunes du quartier n'acceptent pas. On a beau leur dire qu'il s'agit de sport, mais eux ne voient que le côté politique des choses”. Abdallah, lui, avoue “avoir été déçu, car même si c'est bien pour les jeunes sportifs, d'un point de vue diplomatique c'est un échec.” Ce qui choque les gens, ce n'est pas que les élections puissent ne pas avoir lieu, c'est que Maore puisse exister en tant qu'entité, même sportivement. Et pour cause, analyse un observateur de la scène politique, "cette question est intrinsèque au Comorien. Depuis trente ans, personne n'a osé reculer. Pour la première fois, un président lâche du lest". Pour Youssouf Moussa, ce tollé populaire s'explique par le fait que "la participation de Mayotte aux Jeux est un sujet récurrent. C'est une épine présente en chacun des Comoriens.
C'est un problème qui touche tout le monde, ce d'autant plus que les derniers événements à Mayotte ont braqué tous les regards vers cette île", et ont ramené le peuple comorien à la dure réalité : Maore est chaque jour plus proche de la France que la veille. "Or c'est une question vitale. Plus de 80% de la population mahoraise a de la famille dans les autres îles. Moi, je suis de père mahorais et de mère anjouanaise."
Mais ce qui inquiète encore plus la rue, c'est qu'elle ne comprend pas pourquoi Azali a lâché du lest. Pourquoi ? et surtout pourquoi aujourd'hui, à 6 mois de la fin de son mandat ? M.Kamardine, en parlant de succès diplomatique, a esquissé le début d'une explication.
Christian Job renchérit : "Cela marque la reprise des relations franco-comoriennes qui ont commencé avec la rencontre entre le président Azali et le président Chirac en février 2005, et qui se sont poursuivies avec les conclusions de la commission mixte franco-comorienne, en mars." "Pour matérialiser cette évolution", continue M. Job, "la France a proposé aux autorités comoriennes l'organisation d'une coupe de la concorde inter-îles en 2006 qui rassemblerait les quatre clubs champions des quatre îles". Autrement dit, la coopération sportive, depuis longtemps au point mort, pourrait reprendre rapidement entre Maore et ses soeurs.
LES OBSERVATEURS RESTENT TOUTEFOIS PERPLEXES.
Pour eux, ce donnant-donnant n'explique pas la "trahison" -un terme du FD- d'Azali. Selon Youssouf Moussa, cela va bien plus loin. "Le gouvernement a démissionné sur cette question", déclarait-il samedi. "Déjà, lors de la Commission mixte franco-comorienne de mars 2005, Azali avait lâché. Puis lors de la dernière Assemblée générale de l'ONU, il n'a pas réclamé le retour de Mayotte dans le giron comorien, alors que c'était le cas depuis trente ans, sous prétexte qu'il y aurait bientôt un règlement de la solution, alors que la France durcit sa position !" Conclusion du militant : "Il se murmure, ici et là, qu'Azali lâcherait Mayotte en échange d'un soutien de la France pour qu'il reste au pouvoir après 2006." Une hypothèse qui convainc nombre d'opposants (lire p.10), qui ont toutefois tendance à oublier la déclaration du même Azali en février dernier : “Celui qui bradera Mayotte n'est pas encore né.”
SELON UN JOURNALISTE QUI SUIT LA POLITIQUE DEPUIS des années, cette hypothèse n'a d'ailleurs aucun sens. "Je ne pense pas qu'Azali fasse ça pour rester au pouvoir. Mais je ne pense pas non plus qu'il accepte de lâcher Mayotte. C'est juste une manière d'améliorer les rapports avec la France. Une sorte de clin d'oeil à la France. Pourquoi si tard ? Je ne sais pas... Après tout, ce n'est que du sport", finit-il. Un sport qui, dans le passé, a su rassembler les peuples au-delà des conflits entre Etats - on se souvient d'un match de foot USA-Iran dans les années 90. Mais qui a également été le vecteur de messages politiques. En 1980, les Etats-Unis boycottaient les JO de Moscou en raison de la guerre de l'URSS en Afghanistan. Auparavant, les athlètes noirs américains avaient défendu leur cause sur les podiums (des stades).
Source : Kashkazi 16 du jeudi 17 novembre 2005
mercredi 10 juillet 2013
DECES DE MBALIA
MOHAMED ALI MBALIA , inamovible leader du PASOCO (Parti Socialiste Comorien) , vient de décéder à l'aube de ce mardi 9 juillet 2013 à Antananarivo ( Madagascar).MBALIA comme tout le monde l'appelait, fut un militant infatigable pour l'indépendance, l'intégrité et l'unité de notre pays. Il fut aussi un politicien sobre, mais sévère s-à-vis des "requins", ces politiciens qui cherchent le pouvoir pour se servir au lieu de servir le peuple. C'est un original de notre scène politique qui est parti !Que sa famille trouve ici l'expression de notre sympathie et accepte nos condoléances attristées.Puisse Allah lui pardonner et l'accueillir dans son Eden, amine.
vendredi 28 juin 2013
ABOUDOU SOEFO A ECRIT OU NON CETTE LETTRE ???
Répondant à l'accusation d'avoir écrit pour retirer la question de l'île comorienne de Mayotte des débats de l'ONU, ABDOU SOEFO s'écriait :
- je mets à défi tous ceux qui pérorent sur un prétendu retrait de la question de Mayotte à l'ONU par ABOUDOU Soefo de s'adresser au Secrétariat Général des Nations Unies pour avoir une copie certifiée de la prétendue lettre. Tout simplement parque le gouvernement pour le compte duquel j'étais en charge des Relations Extérieures n'avait jamais envoyé une telle requête au Secrétaire Général des Nations Unies.
Pourtant voici ladite lettre signée, dit-on, de lui, mais non certifiée par... l'ONU... QUI MENT ???
- je mets à défi tous ceux qui pérorent sur un prétendu retrait de la question de Mayotte à l'ONU par ABOUDOU Soefo de s'adresser au Secrétariat Général des Nations Unies pour avoir une copie certifiée de la prétendue lettre. Tout simplement parque le gouvernement pour le compte duquel j'étais en charge des Relations Extérieures n'avait jamais envoyé une telle requête au Secrétaire Général des Nations Unies.
Pourtant voici ladite lettre signée, dit-on, de lui, mais non certifiée par... l'ONU... QUI MENT ???
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