jeudi 24 octobre 2013

Une nouvelle espèce de moustique découverte à Mayotte !


Une nouvelle espèce de moustique a été découverte début septembre, à Mayotte, par les chercheurs de l’Institut de recherches et de développement (IRD) à Montpellier. L’espèce mahoraise, qui fait partie des moustiques qui peut transmettre des virus, a été baptisée "Stegomyia pia".


Le "Stegomyia pia". Ce nom bizarroïde est le nom donné à la nouvelle espèce de moustique découverte à Mayotte, par les chercheurs de l’Institut de recherches et de développement (IRD) à Montpellier et de leurs partenaires de l’Agence régionale de santé océan Indien. Ils ont effectué cette découverte qu’ils qualifient d’"inattendu" alors qu’ils passaient au crible l’île mahoraise, dans le but d’établir un inventaire complet des espèces de moustiques qu’ont peut y trouver, selon l’AFP.

"Le Stegomyia pia" aidera à lutter contre les maladies virales

Quelle est donc la physionomie du "Stegomya pia" ? Selon les chercheurs qui ont fait sa découverte, « il a un corps noir, brillant, orné d’écailles à reflet argenté ou jaune ». Ces derniers précisent que ce nom lui a été donné car "Pia" signifie "joli" en Shimaore, la langue locale parlée à Mayotte. Toutefois, sous l’apparence flatteuse du moustique se cache « un caractère nuisible », selon l’IRD. Le nouveau moustique en effet n’est pas sans danger. Son espèce appartient au même groupe que les moustiques « connus pour être porteurs des maladies virales comme la dengue et la chikungunya », expliquent les chercheurs.

D’après les scientifiques, « toutes ces espèces sont proches sur les plans morphologiques et physiologiques. Elles partagent aussi de nombreux traits de vie : gîtes larvaires préférentiels, habitudes alimentaires et la longévité ». Mais le "Stegomyia pia" devrait être utile pour la prévention des maladies liées aux piqûres de moustiques, notent les chercheurs. « Il permettra notamment de mieux connaître les moustiques susceptibles d’être combattus et devrait conduire à renforcer l’efficacité des programmes de prévention de ces maladies. » De quoi redonner de l’espoir aux victimes du paludisme, de la dengue ou encore du chikungunya.


in AFRIK.COM ,3 Oct.2013.


samedi 19 octobre 2013

les putches aux Comores : pourquoi ???

Pour qui doutait, voici un témoignage-aveu d'un des mercenaires qui ont sévi dans notre pays, confirmant ce que nous savions déjà sur les intérêts des coups d'Etat aux Comores.

http://www.dailymotion.com/fr/relevance/search/patrick+klein/1#video=x15xmer

Bonne écoute.

lundi 14 octobre 2013

Mariage homo : Ladjo les a mariés !!!

Oui ! Ladjo, l'honorable sénateur-maire de Mamoudzou a marié le vendredi 28 septembre 2013, deux hommes ! 
Bon et fidèle musulman qu'il est, il avait voté contre la loi au Sénat et avait juré de ne pas l'appliquer dans sa mairie de Momoju.. Malheureusement pour lui, les multiples réunions tenues par son conseil municipal n'a jamais permis de trouver un officier volontaire disposé à accomplir un acte que sa conscience de musulman réprouvait.
Alors le sénateur-maire, par peur de la sanction juridique qui le guettait, a préféré se soumettre à la loi de l'homme contre la Loi de son Dieu : il a marié les 2 hommes ! Toujours par peur des hommes, il anticipa l'heure de ce "mariage" annoncé à 10 h, mais déroulé en réalité de très bon matin, si bien que les badauds et autres flingueurs, venus avec leurs divers projectiles, repartirent bredouilles sans avoir aperçu ni maire ni mariés sortis par des portes dérobées.
Pourquoi relater cette désolante histoire ? D'abord parce que dans une réflexion du 28 avril 2013, je posai dans ce même Blog, la question de savoir quel maire à Mayotte appliquerait la  loi de l'homme contre la loi de Dieu.
Ensuite parce que cette histoire, appelée à se répéter plusieurs fois dans cette île à 99 % musulmane, montre bien que l'indépendance d'un peuple n'est jamais " à la con" comme disait Bamana (paix à son âme). Au contraire, en libérant un peuple, l'indépendance lui permet de se soumettre aux lois qu'il choisit en conformité avec sa culture et sa religion. Le reste (économie, gouvernance, démocratie ou je ne sais quoi encore) devient secondaire (en 2e position) par rapport à cette liberté de conscience acquise par le peuple.
C'est d'ailleurs cette même liberté de conscience que des élus français, pas forcément musulmans, invoquent pour refuser de pratiquer cette loi et saisissent le Conseil Constitutionnel pour faire que cette clause de la liberté de conscience soit respectée dans l'application de ladite loi sur le mariage homosexuel.
Ce qui enfin a choqué dans cette célébration du 28 septembre, c'est qu'elle est apparue comme une volonté délibérée de heurter la conscience des maorais. En effet, ces prétendants ont choisi pour se marier un vendredi, jour consacré à la grande prière hebdomadaire dans l'Islam ; ils ont ensuite choisi la mairie de Mamoudzou comme pour confondre celui des élus maorais qui a osé crier haut et fort qu'il ne se soumettrait pas à cette loi, alors que des édiles d'autres communes (2 ou 3) s'étaient proclamés disposés à célébrer pareil mariage. Enfin, bien que mariés furtivement, ces deux messieurs ont fini par être identifiés comme n'étant pas d'origine comorienne (donc pas maoraise), et que par conséquent, ils avaient toute latitude d'aller se marier ailleurs, "chez eux" comme disait la rue !
Quant on apprend que le Parlement européen va inviter les Etats membres de l'UE à interdire la circoncision, on se dit que ceux des  maorais qui voulaient rester " français pour être libres ", n'ont pas fini d'avaler et de faire avaler à tous les maorais leur culture et leur religion. Ce que l'indépendance dite "à la con" ne permettrait jamais !!!
L'ex-futur candidat Hakim A.S. devra reconnaître ici le sens du rappel de l'uléma domonien qui l'avait interpellé dans cet ordre d'idées !

dimanche 13 octobre 2013

Mandat et pouvoirs : élucubrations à la Boléro !!!

Les Comoriens ont cette fâcheuse manie de créer des problèmes là où il n y en a pas. Quand on connait les difficultés des pays composés d'une multitude d'ethnies, de religions, de langues...etc, on se dit que dans les îles de la Lune, tout devrait aller de soi, sans conflits, sans guerres. De guerres, Dieu merci, on a été épargné, mais de conflits on en multiplie de toutes sortes depuis la sécession de Mayotte jusqu'au "ukutruzi" des anjouannais en passant par les xénophobies cycliques ici et là (très rarement pourtant à Anjouan, la "mkutruzi" ) .
En ce mois d'octobre 2013, est d'actualité le conflit sur la date des prochaines élections législatives nationales et régionales. Alimente ce conflit, une mauvaise et malheureuse rédaction de la Constitution révisée en 2009 qui stipule  : " les pouvoirs de l'Assemblée de l'Union expirent à l'ouverture de la session ordinaire d'avril, de la cinquième année de l'élection des représentants de la Nation ".
La rédaction est mauvaise et malheureuse car elle aurait pu être plus simple et donc facile à comprendre puisqu'il s'agit de dire que les députés et les conseillers sont élus pour 5 ans. Mais cette mauvaise et malheureuse rédaction n'autorise point des "responsables" qualifiés de juristes, de se permettre des élucubrations telles que celles développées par le sieur Hamadi Madi alias Boléro.
Que nous dit Boléro ? D'abord que : puisque la Constitution distingue "pouvoirs " et "mandat", on peut conclure (et il conclut) que le mandat de nos élus actuels se termine en novembre 2014, tandis que leurs pouvoirs s'étaleront jusqu'en avril 2015  ! Mais , monsieur le juriste, n'est-ce pas le mandat qui confer des pouvoirs ? et s'il en est ainsi, le mandat expirant en novembre 2014, en vertu de quoi les pouvoirs pourront aller au-delà de cette date ? ces élus n'auront plus de mandat, par conséquent ils n'auront plus de pouvoirs, cela coule de source, non ???...
Deuxième faute ( grammaticale, celle-là) de Boléro , lorsqu'il écrit que " de la cinquième année est une proposition " ! Eh bien NON, monsieur, la grammaire française n'a pas changé ses règles et " de la cinquième année" n'est pas une proposition, c'est un groupe nominal.
Sachez en effet que pour qu'il y ait proposition, il faut qu'il y ait un verbe avec au moins son sujet (c'est ce que on apprend en classe de 4e). La phrase de la Constitution citée plus haut, ne comportant qu'un seul verbe (expirent) , toute la phrase constitue donc une seule proposition ! Le groupe nominal "de la cinquième année " est quant à lui, un complément du nom (CDN dit-on aujourd'hui), c'est-à-dire que " cinquième année " complète (précise) le nom " avril ", et la malheureuse virgule ne peut rien changer en l'affaire , car ce CDN n'aurait aucun sens s'il complétait  le nom " ouverture " ou le nom " session " . Acceptons donc que la seule lecture sensée est : "avril de la cinquième année" !
Enfin, osons nous hasarder dans les maths qui ne sont pas de notre compétence pour quand même dire que l'année de l'élection des députés et des conseillers actuels est 2009 (et non 2010 ) ,et donc la cinquième année de (comprendre : à partir de) l'élection est bien 2014 (et jamais 2015 ! ).
En fin de compte, les députés et conseillers élus en 2009 verront leur mandat et donc leurs pouvoirs expirer en avril 2014 puisque 2014 est la cinquième année depuis leur élection et parce que leurs pouvoirs cessent au mois d'avril de cette cinquième année ; c'est l'évidence !
C'est dire que la Cour Constitutionnelle a bien lu et dit la Loi quand elle a jugé que le mandat (et donc les pouvoirs) des législateurs prend fin en avril 2014. Et comme leur arrêt est sans appel, arrêtons de créer des problèmes là où il n y en pas, surtout quand, pour contester cet arrêt, on s'aventure dans des voies que l'on ne maîtrise pas forcément.

samedi 13 juillet 2013

AZALI ASSOUMANI : LA TRAHISON.

RAPPELONS-NOUS cet article de KASHKAZI ! Nous sommes en 2005. Alors qu'une Résolution de l'ex OUA interdit depuis 20 ans l'accueil de MAYOTTE en tant qu'entité séparée de l'ensemble de l'Etat comorien, le colonel-putchiste AZALI Assoumani décide de "dépolitiser" le différend politique sur cette île.
   Si ce n'est pas de la HAUTE TRAHISON, c'est quoi ?

DÉPOLITISER LE DÉBAT. DANS SON ALLOCUTION TANT DÉCRIÉE ILYA QUINZE JOURS.

 A Beït Salam, le président Azali avait utilisé l'expression. "Nous nous sommes mis d'accord pour que le débat sur la participation des jeunes mahorais aux Jeux des Îles soit dépolitisé", avait-il lancé, après avoir jeté un froid dans l'assistance en annonçant qu'"après de multiples discussions, nous avons accepté d'examiner favorablement la participation des jeunes mahorais aux Jeux des Îles de l'océan Indien".
Dépolitiser le débat, c'est également ce que demande l'ambassadeur de France aux Comores, Christian Job : "Je salue le réalisme (du président Azali, ndlr) et la disjonction entre la politique et le sport, qui partout ailleurs dans le monde permet à l'ensemble des sportifs de se réunir, notamment à l'occasion des Jeux Olympiques", indiquait-il mardi. "Le sport ne doit pas être l'otage des opinions politiques". Dépolitiser le débat, c'est encore ce à quoi se sont attachés les hommes politiques mahorais en se félicitant de cette mesure. Bacar Ali Boto affirmait la semaine dernière (lire Kashkazi n°15) : "Nous sommes dans la zone, il est tout à fait normal que nous puissions y participer, puisqu'il ne s'agit pas de faire de la politique mais plutôt du sport."

MAIS DÉPOLITISER LE DÉBAT, C'EST CE À QUOI s'oppose farouchement la grande majorité des partis politiques comoriens, et avec eux les radios locales et une grande partie de la population. Car pour ceux-là, le sport est politique. "Ce n'est pas que du sport cette affaire !" s'indigne Youssouf Moussa, le leader du Front démocratique (FD). Pour lui, "cette démarche est avant tout politique.
Mansour Kamardine l'a d'ailleurs dit". La semaine dernière, le député mahorais avait déclaré qu'il s'agissait d'"un résultat spectaculaire" pour "la diplomatie française". "Avant", continue Youssouf Moussa, "les sportifs mahorais étaient avec la Réunion, donc si ça n'avait été que du sport, ça n'aurait pas été un problème, ils seraient restés avec les Réunionnais. Mais nous sommes là dans la politique". Selon le vieux militant, "c'est une première étape pour la reconnaissance de l'entité mahoraise" qui en amènera d'autres. Un sentiment partagé par une grande partie de la classe politique... Le Congrès national pour l'alternative (CNA), basé à Moroni, estime ainsi que le président vient "d'apporter le coup de grâce à la question de l'Ile comorienne de Mayotte, en autorisant les jeunes de cette île soeur, à participer en tant "qu'entité" aux prochains jeux de l'océan Indien. Le cadre de dialogue mis en place par le Gouvernement de l'Union, marque une véritable démission dans la revendication de l'intégration de Mayotte dans le giron national. Trahison ou Realpolitik ?", interroge un communiqué de ce mouvement, qui "appelle les fédérations sportives comoriennes ainsi que tous les athlètes, à faire preuve de patriotisme en s'abstenant de participer aux prochains jeux de l'océan Indien". Il lance aussi "un vibrant appel aux pays amis et voisins de l'océan Indien d'empêcher le sacrifice de la quatrième île comorienne".


 SAMEDI, À L'ASSEMBLÉE, ALORS QUE LES ÉLUS VENAIENT DE VOTER une résolution faisant du 12 novembre une journée pour la réintégration de Maore dans l'ensemble comorien, on ne parlait que de ça. Au point d'oublier l'autre grand tabou levé par le président : son incapacité, selon lui, à organiser les élections à Ndzuani. Dans la rue, sur les ondes, le constat est le même. "La population est choquée, scandalisée. Beaucoup de gens nous interpellent, nous posent des questions dans la rue", affirme Nourdine Abdallah, du FD. "Azali a donné Mayotte à la France sans demander à personne", constate pour sa part Farid, un jeune homme venu assister à la cérémonie du 12 novembre.
Egalement présent à cette journée, Rushdy, du quartier Caltex à Moroni, indique que “les jeunes du quartier n'acceptent pas. On a beau leur dire qu'il s'agit de sport, mais eux ne voient que le côté politique des choses”. Abdallah, lui, avoue “avoir été déçu, car même si c'est bien pour les jeunes sportifs, d'un point de vue diplomatique c'est un échec.” Ce qui choque les gens, ce n'est pas que les élections puissent ne pas avoir lieu, c'est que Maore puisse exister en tant qu'entité, même sportivement. Et pour cause, analyse un observateur de la scène politique, "cette question est intrinsèque au Comorien. Depuis trente ans, personne n'a osé reculer. Pour la première fois, un président lâche du lest". Pour Youssouf Moussa, ce tollé populaire s'explique par le fait que "la participation de Mayotte aux Jeux est un sujet récurrent. C'est une épine présente en chacun des Comoriens.
C'est un problème qui touche tout le monde, ce d'autant plus que les derniers événements à Mayotte ont braqué tous les regards vers cette île", et ont ramené le peuple comorien à la dure réalité : Maore est chaque jour plus proche de la France que la veille. "Or c'est une question vitale. Plus de 80% de la population mahoraise a de la famille dans les autres îles. Moi, je suis de père mahorais et de mère anjouanaise."
Mais ce qui inquiète encore plus la rue, c'est qu'elle ne comprend pas pourquoi Azali a lâché du lest. Pourquoi ? et surtout pourquoi aujourd'hui, à 6 mois de la fin de son mandat ? M.Kamardine, en parlant de succès diplomatique, a esquissé le début d'une explication.
 Christian Job renchérit : "Cela marque la reprise des relations franco-comoriennes qui ont commencé avec la rencontre entre le président Azali et le président Chirac en février 2005, et qui se sont poursuivies avec les conclusions de la commission mixte franco-comorienne, en mars." "Pour matérialiser cette évolution", continue M. Job, "la France a proposé aux autorités comoriennes l'organisation d'une coupe de la concorde inter-îles en 2006 qui rassemblerait les quatre clubs champions des quatre îles". Autrement dit, la coopération sportive, depuis longtemps au point mort, pourrait reprendre rapidement entre Maore et ses soeurs.


 LES OBSERVATEURS RESTENT TOUTEFOIS PERPLEXES.


Pour eux, ce donnant-donnant n'explique pas la "trahison" -un terme du FD- d'Azali. Selon Youssouf Moussa, cela va bien plus loin. "Le gouvernement a démissionné sur cette question", déclarait-il samedi. "Déjà, lors de la Commission mixte franco-comorienne de mars 2005, Azali avait lâché. Puis lors de la dernière Assemblée générale de l'ONU, il n'a pas réclamé le retour de Mayotte dans le giron comorien, alors que c'était le cas depuis trente ans, sous prétexte qu'il y aurait bientôt un règlement de la solution, alors que la France durcit sa position !" Conclusion du militant : "Il se murmure, ici et là, qu'Azali lâcherait Mayotte en échange d'un soutien de la France pour qu'il reste au pouvoir après 2006." Une hypothèse qui convainc nombre d'opposants (lire p.10), qui ont toutefois tendance à oublier la déclaration du même Azali en février dernier : “Celui qui bradera Mayotte n'est pas encore né.”

SELON UN JOURNALISTE QUI SUIT LA POLITIQUE DEPUIS des années, cette hypothèse n'a d'ailleurs aucun sens. "Je ne pense pas qu'Azali fasse ça pour rester au pouvoir. Mais je ne pense pas non plus qu'il accepte de lâcher Mayotte. C'est juste une manière d'améliorer les rapports avec la France. Une sorte de clin d'oeil à la France. Pourquoi si tard ? Je ne sais pas... Après tout, ce n'est que du sport", finit-il. Un sport qui, dans le passé, a su rassembler les peuples au-delà des conflits entre Etats - on se souvient d'un match de foot USA-Iran dans les années 90. Mais qui a également été le vecteur de messages politiques. En 1980, les Etats-Unis boycottaient les JO de Moscou en raison de la guerre de l'URSS en Afghanistan. Auparavant, les athlètes noirs américains avaient défendu leur cause sur les podiums (des stades).


Source : Kashkazi 16 du jeudi 17 novembre 2005

mercredi 10 juillet 2013

DECES DE MBALIA

 MOHAMED ALI MBALIA , inamovible leader du PASOCO (Parti Socialiste Comorien) , vient de décéder à l'aube de ce mardi 9 juillet 2013 à Antananarivo ( Madagascar).MBALIA comme tout le monde l'appelait, fut un militant infatigable pour l'indépendance, l'intégrité et l'unité de notre pays. Il fut aussi un politicien sobre, mais sévère s-à-vis des "requins", ces politiciens qui cherchent le pouvoir pour se servir au lieu de servir le peuple. C'est un original de notre scène politique qui est parti !Que sa famille trouve ici l'expression de notre sympathie et accepte nos condoléances attristées.Puisse Allah lui pardonner et l'accueillir dans son Eden, amine.

vendredi 28 juin 2013

ABOUDOU SOEFO A ECRIT OU NON CETTE LETTRE ???

Répondant à l'accusation d'avoir écrit pour retirer la question de l'île comorienne de Mayotte des débats de l'ONU, ABDOU SOEFO s'écriait :

- je mets à défi tous ceux qui pérorent sur un prétendu retrait de la question de Mayotte à l'ONU par ABOUDOU Soefo de s'adresser au Secrétariat Général des Nations Unies pour avoir une copie certifiée de la prétendue lettre. Tout simplement parque le gouvernement pour le compte duquel j'étais en charge des Relations Extérieures n'avait jamais envoyé une telle requête au Secrétaire Général des Nations Unies.
Pourtant voici ladite lettre signée, dit-on, de lui, mais non certifiée par... l'ONU... QUI MENT ???

dimanche 23 juin 2013

Déclaration de Paris sur l'Amitié et la Coopération entre la France et les Comores Paris, 21 juin 2013


Déclaration de Paris sur l'Amitié et la Coopération entre la France et les Comores
Paris, 21 juin 2013
 
Déterminées à promouvoir l'amitié des peuples dans le respect de la Charte des Nations Unies, la France et les Comores, qui partagent une longue histoire, souhaitent ouvrir un nouveau chapitre de leurs relations.

Un différend, apparu depuis l'accession des Comores à la souveraineté en vertu des principes universels de la Charte des Nations Unies, et des normes internationales relatives à l'accession à l'indépendance des anciennes colonies, a affecté les relations historiques entre les deux pays.
La France et les Comores considèrent que le moment est maintenant venu de refonder les liens historiques et étroits qui les unissent et de donner une nouvelle impulsion aux relations bilatérales afin de répondre aux aspirations des deux peuples.
Les deux signataires doivent pour cela, intégrer le passé dans une dynamique constructive pour rechercher ensemble, avec lucidité et objectivité, une voie originale permettant de construire une relation rénovée tournée vers l'avenir.
Cette volonté commune s'inscrit dans le respect des principes universels du droit international et des intérêts respectifs des deux pays, notamment la recherche pragmatique, dans un cadre bilatéral privilégié et concerté, de l'approfondissement de la coopération.
Les deux signataires ont décidé de développer un partenariat stratégique, exemplaire et ambitieux, qui devra inclure toutes les dimensions de leur relation et aura vocation à se développer rapidement dans tous les domaines.

La France et les Comores déclarent leur intention de coopérer comme suit :

I. Dialogue politique

La France et les Comores décident de renforcer leurs échanges au niveau approprié sur les questions internationales et régionales et sur toutes autres questions d'intérêt commun.
Elles souhaitent ainsi trouver ensemble des réponses adaptées aux défis d'un monde en profonde mutation. Elles considèrent qu'elles ont, chacune, des atouts qu'elles peuvent valoriser dans le cadre d'un dialogue politique confiant et approfondi.
Dans cette perspective, il sera mis en place un « Haut Conseil Paritaire » pour mettre en œuvre et suivre les orientations définies par la présente déclaration. Il sera notamment chargé de préciser les principaux axes de coopération, de définir un calendrier et de proposer les actions concrètes participant à un développement harmonisé, au rapprochement et à la prospérité des quatre îles. Ce haut conseil paritaire tiendra sa première réunion d'ici la fin de l'année 2013. Il se réunira ensuite à intervalles réguliers selon les modalités à définir ultérieurement.

II. Coopération bilatérale et régionale

La France et les Comores ont développé au fil des années une coopération étroite dans de nombreux domaines.
Soucieux de poursuivre ces échanges, et de les intensifier, les deux signataires élaborent conjointement un document-cadre définissant les axes et les priorités de leur coopération pour la période 2015-2020. Ce document-cadre ne sera pas exclusif d'autres formes de coopération que les deux signataires pourraient décider d'un commun accord.
Les deux signataires estiment que l'identité géographique, sociale et culturelle des quatre îles doit permettre de faciliter leur insertion régionale, sur la base de relation de confiance et d'un dialogue renouvelé.
La France et les Comores sont désireuses de développer les liens entre les populations des quatre îles à travers un rapprochement entre leurs sociétés civiles et leurs opérateurs économiques. Elles entendent notamment mettre en place toutes les facilités tendant à promouvoir et à encourager les initiatives permettant une meilleure connaissance réciproque de leurs jeunesses.

III. Coopération économique

La France et les Comores entendent jouer un rôle central dans la construction d'un espace du sud-ouest de l'océan Indien, de paix et de sécurité, de droit et de démocratie, de justice et de liberté, de développement et de prospérité.
L'une et l'autre donneront un nouvel élan à leurs relations économiques, notamment au travers du développement de la coopération régionale. Dans ce but, elles entendent favoriser une relance de leurs échanges économiques et encourager le développement des investissements entre leurs entreprises.
Cette relance devrait être mutuellement bénéfique et se traduire par le développement de l'investissement et la préservation ou la création d'emplois sur leur territoire respectif. Les opérateurs économiques, y compris les Comoriens établis en France et les Français établis aux Comores seront étroitement associés à sa définition et au suivi de sa mise en œuvre.

IV. Dimension humaine

Les échanges humains qui témoignent des liens naturels entre les quatre îles, historiques et étroits entre la France et les Comores, représentent une richesse incomparable pour chacune d'elles et chacun d'eux.
Dans cette perspective, la France et les Comores s'efforceront, dans le respect de leurs positions respectives, de répondre aux préoccupations exprimées en matière de circulation des personnes et des biens entre les quatre îles.
Les deux signataires estiment que la circulation des biens et des personnes contribue au rapprochement des populations et qu'une maîtrise concertée de cette circulation constitue un facteur de stabilité de l'archipel et de développement économique, social et culturel.
Afin d'éviter les drames humains qui se produisent au large des quatre îles, les deux signataires sont déterminés à prendre toutes les mesures appropriées, notamment en matière de coopération et d'opérations conjointes nécessaires à la sécurité maritime.

François HOLLANDE
Président de la République Française
ET
Ikililou DHOININE Président
de l'Union des Comores






Source : Al-watwan, Moroni.


samedi 22 juin 2013

Rencontre Hollande-Ikililou : point de presse du président français

Point presse du président de la République Française François HOLLANDE à l'issue de la rencontre avec M. Ikililou DHOININE, président de l'Union des Comores


QUESTION : « Est-ce que vous pouvez nous dire un petit mot sur les relations que vous avez évoquées avec le Président des Comores s'il vous plait ? »

F.HOLLANDE : « Avec le Président des Comores, nous avons signé une déclaration d'amitié pour engager une politique de coopération parce que les Comores ont besoin d'être soutenues dans leur développement et également pour régler – vous le savez – ces drames humains qui ne peuvent plus être acceptés, et de faire en sorte que nous puissions mieux nous organiser pour éviter ce type de situation.

QUESTION : « Est-ce que vous avez évoqué la résolution 3385 de l'ONU qui réclame justement que Mayotte revienne dans le giron des Comores ? »

F.HOLLANDE : « Vous connaissez les positions de chacun et nous avons préféré parler de la déclaration d'amitié. »

QUESTION : « Va-t-il y avoir un nouveau groupe de travail de haut niveau ? Le GTHN ? »

F.HOLLANDE : « Nous travaillons ensemble pour une coopération régionale. Voilà le sens de notre démarche. »

QUESTION : « Comment est-ce que vous pouvez aujourd'hui régler ce problème entre Mayotte et, justement, les Comores ? Parce que c'est le plus grand cimetière marin au monde. »

F.HOLLANDE : « C'est ce que je vous ai dit. Nous devons régler ces drames humains, on ne peut pas les accepter. D'abord par un système de contrôle plus efficace, une lutte contre ceux qui organisent ces passages au risque – on le sait – de péril pour ceux qui utilisent ces passeurs. Et ensuite en faisant en sorte qu'il y ait des mouvements de population qui puissent être acceptés par la France.

QUESTION : « Est-ce que vous avez évoqués également le problème de l'accident qui va fêter malheureusement ses 4 ans ? »

F.HOLLANDE : « Oui, nous l'avons évoqué car cette catastrophe aérienne a bouleversé nos deux pays.

QUESTION : « La France a souhaité aider les Comores tout récemment pour la tentative de coup d'Etat. Est-ce que vous avez avancé ? Est-ce que vous avez réussi à arrêter un certain nombre de gens ? »

F.HOLLANDE: « Ce sont les autorités comoriennes qui ont arrêté ceux qui étaient prêts à déstabiliser le pays une nouvelle fois. Cela fait des années que cela dure. Ces personnes ont été arrêtées et j'ai assuré le Président comorien que nous apporterons toutes nos coopérations, tous nos renseignements pour que l'on remonte jusqu'aux instigateurs de ce complot. »

QUESTION : « Monsieur le Président sur la coopération, comment va se concrétiser cette nouvelle politique de coopération ? »

F.HOLLANDE : « Politique d'appuis aux investissements, aussi de soutien à ce qu'on appelle la Diaspora comorienne, qui est d'ailleurs très présente en France. Il y a plus de 300 000 Comoriens qui vivent en France, certains d'ailleurs avec une double nationalité. C'est une richesse que nous devons aussi mettre au service des Comores. Nous ferons donc en sorte qu'il y ait des projets qui puissent être soutenus et des Comoriens qui vivent en France – quand je dis en France, c'est la Réunion, Mayotte, c'est aussi la métropole – qui puissent investir ou agir pour le développement des Comores. »

QUESTION : « Avez-vous parlé des projets liés à l'environnement ? Il y a de nombreuses catastrophes naturelles dans la région. La Commission de l'Océan Indien (COI) travaille en ce sens. Est-ce que la France à travers la COI continuera justement dans cette lancée ? Et fera en sorte qu'il y ait un parallèle entre Mayotte et les Comores ? »

F.HOLLANDE : « Je vous ai parlé de coopération régionale. Nous voulons qu'il y ait une organisation davantage qu'aujourd'hui au plan régional justement pour la prévention d'un certain nombre de catastrophes et une action concertée pour protéger l'environnement. Nous travaillons dans cet esprit. C'est pour cela que le ministre LUREL a participé à l'entretien. »

QUESTION : « Est-ce que le président des Comores vous a invité chez lui ?

F.HOLLANDE : « Nous n'avons pas évoqué cette éventualité. »

QUESTION : « Est-ce qu'il y aura un assouplissement du visa Balladur ? »

F.HOLLANDE : « Nous en avons parlé. Il reste encore des difficultés à régler. »

 ce 21 Juin, à L'Elysée

vendredi 21 juin 2013

Hollande -Ikililou : le sujet de MAORE "évité" !!!...???...

                             Hu dobowa tsi hu wana !!!

PARIS - Le sujet de Mayotte, île française de l'océan Indien revendiquée par l'archipel des Comores, a été évité vendredi au cours d'un entretien à Paris entre les présidents comorien et français, Ikililou Dhoinine et François Hollande.

Vous connaissez les positions de chacun et nous avons préféré parler de la déclaration d'amitié signée à l'occasion de cette rencontre, a déclaré le président français, venu à la rencontre des journalistes sur le perron de l'Elysée.

Mayotte, la quatrième île de l'archipel des Comores est administrée par la France depuis l'accession du territoire à l'indépendance en juillet 1975. Devenue le 101e département français en mars 2009, l'île est toujours revendiquée par Moroni.

Alors que Paris justifie sa présence par la volonté des Mahorais de rester français, Moroni évoque le principe de l'intangibilité des frontières héritées de la colonisation.

La déclaration d'amitié, a précisé François Hollande, porte sur le développement de l'archipel des Comores mais vise aussi à régler ces drames humains qui ne peuvent plus être acceptés.

Le chef de l'Etat français faisait ainsi allusion aux nombreux Comoriens qui périssent en tentant de rallier Mayotte à bord de frêles embarcations de pêche qui font naufrage dans le bras-de-mer large d'environ 70 kilomètres séparant Anjouan de l'île française. Ce bras-de-mer est considéré comme le plus grand cimetière marin par les organisations humanitaires.

Il faut mieux nous organiser pour éviter ce type de situations, a souligné François Hollande qui a prôné un système de contrôle plus efficace et une lutte contre contre ceux qui organisent ces passages.

Interrogé sur une tentative de déstabilisation du régime comorien, qui impliquerait le mercenaire français Patrick Klein, et a été déjouée le 19 avril dernier, M. Hollande a promis l'aide de la France. J'ai assuré le président comorien que nous apporterions toute notre coopération et tous nos renseignements pour qu'on remonte jusqu'aux instigateurs de ce complot, a-t-il déclaré.

Alors que le président comorien s'est refusé lui-même à toute déclaration, un membre de sa délégation a toutefois confirmé que la question des revendications territoriales des Comores sur Mayotte n'avait pas été abordée entre les deux dirigeants.

On a parlé surtout d'une redynamisation des relations entre la France et les Comores et d'une déclaration d'amitié, a-t-il indiqué.

François Hollande a évoqué pour sa part une politique d'appui aux investissements et de soutien à la diaspora comorienne, très présente en France avec plus de 300.000 Comoriens qui y vivent selon lui.

Comme on lui demandait si son homologue comorien l'avait invité à se rendre à Moroni, il a répondu: Nous n'avons pas encore été jusque-là, il faut d'abord régler les problèmes.

Mais quand j'irai dans la région, je verrai ce que j'ai à faire, a-t-il enchaîné.

De la même manière, interrogé sur un possible assouplissement du visa dit visa Balladur (du nom d'Edouard Balladur, le Premier ministre de l'époque), instauré en 1994 par la France pour tout Comorien voulant se rendre à Mayotte, le président français a indiqué que le sujet avait été évoqué. Mais pour l'instant, il nous faut régler les problèmes et on ne pourra assouplir que lorsqu'on aura des conditions de sécurité, a-t-il cependant ajouté.


(©AFP / 21 juin 2013 19h27)