dimanche 9 mars 2014

A.Oraison : à relire aussi, mais....

Relisez aussi cet article d'André Oraison, malgré ses contestables " mesures souhaitables de Moroni " :

http://www.diplomatie-presse.com/?p=36

Relire : Le référendum à Mayotte illégal, et les chiffres manipulés !

Publié le 06/04/2009 à 12:00 par moindjie
* Le référendum organisé le 29 mars 2009 par la France à Mayotte est 
contraire au droit international

Un petit rappel de la situation historique et juridique à Mayotte s'impose :
Le 25 avril 1841, le sultan Andriantsouli, d’origine malgache, cède l’île de Mayotte à la France,
 représentée par le Commandant PASSOT.

Mayotte devient alors une colonie française. L’esclavage y est aboli dès 1846. De 1886 à 1892, soit près
 d’un demi-siècle plus tard, la France établit son protectorat sur les trois autres îles des Comores,
 l’archipel étant alors placé sous l’autorité du gouverneur de Mayotte.

Par la loi du 25 juillet 1912, la colonie de “ Mayotte et Dépendances ” est rattachée à la colonie
 française de Madagascar. En 1946, l'archipel des Comores obtient le statut de Territoire d'Outre-mer,
 ayant pour chef-lieu Dzaoudzi.

Le 22 décembre 1974, un référendum est organisé sur l’indépendance des îles des Comores.
 Le décompte des suffrages île par île fait apparaître que Mayotte souhaite à 63,8 % des voix, rester 
au sein de la République française.

Une nouvelle consultation des Mahorais est organisée en février 1976 : la population plébiscite
 le maintien de Mayotte au sein de la République française à 99,4 %.

Avec la loi du 24 décembre 1976, Mayotte se voit dotée d’un statut provisoire de Collectivité 
Territoriale de la République.

L’ancrage de Mayotte dans la République française réaffirmé par la loi du 22 décembre 1979 qui 
stipule que “ l’île de Mayotte fait partie de la République française et ne peut cesser d’y 
appartenir sans le consentement de sa population” n’aboutit cependant à aucune proposition 
concrète sur l’avenir statutaire de l’île.

Mayotte est une collectivité territoriale à caractère départemental. Deux statuts juridictionnels 
peuvent être choisis : le statut de droit commun républicain ainsi qu'un statut personnel,
 réservé aux musulmans originaires des Comores (qui peuvent y renoncer pour se placer
 sous le statut de droit commun) ; la justice est rendue dans ce cas par des cadis,
 s'appuyant sur des règles mahoraises inspirées par l'islam.

Le 27 janvier 2000, un Accord sur l’avenir de Mayotte est signé au nom de l’Etat par le Secrétaire d’Etat
 à l’Outre-mer avec le Président du Conseil Général, Younoussa BAMANA et les partis politiques de l’île.

Cet accord qui se propose de fixer les objectifs communs de l’Etat et de la Collectivité ainsi
 que les orientations statutaires vient ainsi conclure une longue et intense démarche de concertation
 et de travail.

Conformément aux engagements pris, la population de Mayotte est consultée le 2 juillet 2000 sur
 l’avenir institutionnel de son île. 72,94% des électeurs ont approuvé cet accord.

La Loi n°2001-616 du 11 juillet 2001 donne à Mayotte le statut de «Collectivité Départementale» 
dotée d'un conseil général, et d'une administration décentralisée, en place depuis le 1er avril 2004, 
et réaffirme dans son article premier que Mayotte fait partie de la République française et 
ne peut cesser d’y appartenir sans le consentement de sa population.

La loi stipule, que l’exécutif de la Collectivité alors exercé par le Préfet de Mayotte, sera transféré 
au Président du Conseil Général en mars 2004, qu’un caractère exécutoire de plein droit sera conféré
 aux actes de la collectivité départementale deviendront exécutoires de plein droit après le 
renouvellement du Conseil Général de 2008.

La loi du 11 juillet 2001 relative à Mayotte prévoit également l'application progressive de plein
 droit du droit commun français (lois, ordonnances et décrets relatifs à la nationalité, à l’état et
 la capacité des personnes, aux régimes matrimoniaux, successions et libéralités, au droit pénal, 
à la procédure pénale, à la procédure administrative contentieuse et non contentieuse, au droit
 électoral, aux postes et aux télécommunications) à Mayotte, dans la perspective de l'évolution 
vers le statut de département d'outre-mer (DOM).

Depuis 2001, les règles applicables à Mayotte figurent au code général des collectivités territoriales.

Enfin, depuis le 1er janvier 2008, hormis quelques matières (fiscalité, urbanisme, droit social...),
 l'identité législative régit le régime législatif de Mayotte : cela signifie que le droit commun est 
applicable, comme dans les DOM.

À l'issue du renouvellement du conseil général en mars 2008, les conseillers généraux de 
Mayotte ont adopté le vendredi 18 avril 2008 une résolution (à l'unanimité) invitant le 
gouvernement français à transformer la collectivité en département.

Des dispositions en faveur du développement économique et social de l’île sont incluses dans la loi.

Plusieurs ordonnances, notamment d’ordre social (extension et généralisation des prestations
 familiales, protection sanitaire et sociale, droit du travail et de l’emploi) ont été adoptés au cours 
du premier trimestre 2002.

Dans le cadre de la réforme de la Constitution, le titre XII de la Constitution (dont les articles 
73 et 74 portant sur les départements et territoires d’Outre-Mer) a été révisé et Mayotte 
a été transformée en COM.

La loi organique du 21 février 2007 a actualisé le statut de Mayotte tout en lui laissant le même nom.

Le 29 mars 2009, Mayotte a choisi de devenir le 101ème département de la France.

Le site Wikipédia explique que quand bien même le statut de DOM serait incompatible avec 
le maintien du statut personnel (que la Constitution protège cependant en son article 75 : 
"Les citoyens de la République qui n'ont pas le statut civil de droit commun, seul visé à l'article 34, 
conservent leur statut personnel tant qu'ils n'y ont pas renoncé."), "la transformation de Mayotte
 en DOM permettrait l'attribution du revenu minimum d'insertion, ce qui explique le lobbying d'une
 grande partie de la classe politique en ce sens".

L'ONU et les Comores avaient prévenu qu'ils considèreraient comme étant nul et non avenu
 tout référendum dans le cadre de la départementalisation de l’île comorienne de Mayotte.

En effet, l'archipel des Comores est un et indivisible et le non de l'île de Mayotte lors du
 référendum organisé le 22 décembre 1974 (alors que le peuple comorien s’est prononcé à
 plus de 96% de OUI en faveur de l’Indépendance), ne pouvait la maintenir dans la France.

Le 2 décembre 1982, l'ONU adoptait une résolution en faveur du retour de Mayotte aux Comores : 
110 États votèrent pour la résolution, la France vota contre (une seule voix) et 22 États s'abstinrent.

Dans une résolution adoptée le 28 novembre 1994 l'Assemblée Générale des Nations Unies
 considère qu'il est nécessaire de respecter l’unité et l’intégrité territoriale de l’archipel
 des Comores, et que à l’accession des Comores à l’indépendance devrait être considérés sur
 une base globale et non île par île.

Le 23 décembre 1994, l'Assemblée Générale des Nations Unies a réaffirmé "l'unité nationale 
et l'intégrité territoriale des Comores" et a demandé instamment "à tous les Etats, aux institutions 
spécialisées et aux autres organismes compétents des Nations Unies de faire tout leur
 possible pour assurer l'application intégrale de la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance 
aux pays et aux peuples coloniaux et de redoubler d'efforts pour soutenir les peuples soumis
 à la domination coloniale et étrangère dans le juste combat qu'ils mènent pour l'autodétermination
 et l'indépendance".

Le Conseil Exécutif de l'Union Africaine a condamné l'organisation, le 29 mars 2009, 
d'un référendum sur la départementalisation de l'île comorienne de Mayotte et réaffirmé 
l'appartenance de cette île à l'Union des Comores.

Le référendum organisé à Mayotte par la France le 29 mars 2009 est par conséquent contraire au droit 
international.

Considérant que la France a annexé illégalement l'île de Mayotte, les dirigeants de la
 Ligue arabe ont, dans une déclaration solennelle, proclamé leur "rejet de l'occupation française 
et demandent à la France de poursuivre le dialogue avec le gouvernement comorien pour parvenir
 à un règlement qui garantit le retour de l'île Mayotte sous la souveraineté des Comores". Ils refusent 
de "reconnaître les résultats de ce sondage" et considèrent "les mesures que prendrait la France
 en vertu de ce sondage comme illégales, nulles et non avenues".

* L’incroyable manipulation des chiffres


Toute la presse nationale annonce que 95,26% des Mahorais ont voté pour la départementalisation.

Ce référendum intervient 35 ans après que Mayotte ait dit non à l'indépendance, en violation totale
 du droit international et comme par hasard à la veille d'un processus d'évolution institutionnelle 
engagé en Martinique...

En fait sur 71 612 inscrits, 43 393 votants (soit 61,12% des inscrits) ont choisi le "oui" ce qui signifie 
que 28 219 n'étaient pas d'accord 
(http://www.vie-publique.fr/actualite/alaune/mayotte-101a-me-da-partement-franapais.html#).

En fait, 95,26 % des 61,12 % personnes inscrites qui ont voté ont choisi le " oui ", tous les autres 
(environ 40% de la population) n'ont pas voté pour : ils se sont soit abstenus soit ont voté contre.

De plus, il n'y a eu que 43 393 inscrits votant pour la départementalisation (sur 71 612 inscrits)
 alors que la 
population officielle de Mayotte est de 186 452 habitants, à laquelle il faut rajouter selon des 
estimations 2007, une population clandestine de l’ordre de 52 à 55 000 personnes.

En fait, il y a très peu de Mahorais inscrits sur les listes électorales (même pas 40%, sans compter 
que plus
 de 50 000 habitants sont en situation illégale et ne peuvent pas être recensés ni s'inscrire) et 
sur cette infime proportion d'inscrits, 60% seulement ont voté.

Ainsi, en réalité, sur une population de 241 452 habitants environ (voire plus) seules 43 393 personnes
 ont voté pour la départementalisation.

Alors doit-on toujours dire que 95,26 % des Mahorais sont pour la départementalisation ?

Les chiffres parlent d’eux-mêmes et montrent que cette assertion des médias est fausse
 et archi-fausse.

La question que l’on peut se poser : les médias en France sont-ils encore libres ?

* L’explication du vote des Mahorais

Les quelques personnes participant au vote sur le référendum à Mayotte ont eu une position

 alimentaire et ont surtout choisi d'obtenir le RMI.

Jean-François Touzé, président de la Nouvelle Droite Républicaine, conseiller régional d'Ile-de-France, a
 estimé sur son blog (http://www.rebelles.info/article-29725192.html) que " Le oui massif des habitants
 de Mayotte n’est, certes pas, un cri d’amour à la France. C’est un oui franc et massif au RMI, à l’aide 
économique et aux subventions (...)".

Cet article au lien suivant : 
http://www.francesoir.fr/politique/2009/03/30/outre-mer-mayotte-rejoint-les-dom.html, montre bien
 que la mobilisation pour le référendum à Mayotte n'a pas été aussi forte que prévu 
(puisque 40% des Mahorais ont choisi de ne pas voter) et que ceux qui l'ont fait ont surtout été 
sensibles à la "promesse d’un alignement des prestations sociales sur celles de la métropole".

Le site Wikipédia explique que : «Le statut de DOM est peut-être incompatible avec le maintien 
du statut personnel (voir plus bas), la question n'est d'ailleurs pas claire à ce sujet, dès lors que par 
exemple : certains Guyanais disposent d'un tel statut, et que la Constitution « protège » le 
statut personnel. 
Cependant, la transformation de Mayotte en DOM permettrait l'attribution du revenu minimum 
d'insertion, ce qui explique le lobbying d'une grande partie de la classe politique en ce sens.»
 (Voir au lien suivant : http://fr.wikipedia.org/wiki/Mayotte)

* Les conséquences de la départementalisation de Mayotte

Cette départementalisation non seulement va entraîner des conséquences très importantes 

de nature juridique notamment 
(http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5h-J1llwIAm60jlGNutLwATLVhFGA)
 mais en plus coûter très cher à la France 
(http://www.ifrap.org/Mayotte-les-vrais-enjeux-de-la-departementalisation,1128.html).

Il ne faut pas oublier que les Mahorais sont en majorité musulmans. De tradition sunnite, 
mais teinté de croyances africaines et malgaches, l'islam est pratiqué par 98 % de la population
 mahoraise.

Par conséquent, avec la départementalisation de Mayotte, naîtra une incompatibilité entre
le statut de droit commun et le statut personnel dérogatoire au Code civil et à la laïcité,
 réservé aux musulmans originaires de Mayotte.

La départementalisation de Mayotte risque aussi transformer la région des Comores en poudrière,
 la Ligue arabe contestant ce référendum.

Le comportement de la France est extrêmement grave car :

1) elle a organisé un référendum en violation du droit international (alors même que cela comporte
 des risques d'embrasement)

2) et en plus, elle manipule les chiffres : 43 393 inscrits votant pour la départementalisation sur une 
population de 186 452 habitants, près de 40% des inscrits s'abstenant ou votant contre et on entend
 tous les médias clamer que les Mahorais ont voté à 95,26% pour la transformation du statut 
de Mayotte en Département ?

Sources :
http://www.cg976.fr/index.php?id=145
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mayotte
http://www.beit-salam.km/article.php3?id_article=472
http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/societe/20090327.FAP2994/mayotte_francaise_
ou_comorienne.html
http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/afrique/mayotte.htm
http://fr.news.yahoo.com/3/20090327/tfr-mayotte-referendum-statut-56633fe.html
http://www.linternationalmagazine.com/article5493.html
http://www.avocatcomores.com/pagesweb/revuepresse.php
http://www.survie-paris.org/IMG/pdf/090323MEMORANDUM-V23032009.pdf
http://tf1.lci.fr/infos/monde/afrique/0,,4328408,00-la-ligue-arabe-denonce-l-occupation-francaise-.html

http://www.bondamanjak.com



dimanche 1 décembre 2013

Transfert de la capitale des COMORES de Dzaoudzi à Moroni

Extraits d'allocutions du président SAID MOHAMED CHEIKH 


http://www.youtube.com/watch?v=FfDwwAvwjKs

http://www.youtube.com/watch?v=hKMb4S9Nm-U

samedi 16 novembre 2013

Le président IKILILOU reçoit une envoyée spéciale du président HOLLANDE

Entretien avec la presse de Mme Doux après la rencontre avec le chef de l’Etat.


Mme DOUX : Ecoutez d’abord, j’avais des messages du Président de la République française pour Monsieur le Président IKILILOU Dhoinine, nous avons discuté de la Coopération dans la région de l’océan indien, puisque je suis ambassadrice pour la coopération dans tout l’océan indien, nous avons essayé de voir plusieurs pistes pour renforcer encore ces coopérations dans les différents pays de l’océan indien mais aussi bien entre les îles.


Q. Jusqu’à récemment c’est Monsieur Philippe Lessen qui dirigeait la partie française aujourd’hui c’est vous qui le remplacez, quelle pourrait être le motif de ce changement ?
Mme Doux : Régulièrement en France les hauts fonctionnaires et donc les Ambassadeurs changent de postes et d’autres arrivent donc voilà c’est ce qui s’est produit dernièrement sur ce poste-là.

Q .A quand va-t-on mettre en œuvre les déclarations de Paris ?
Mme Doux : Ecoutez, nous y travaillons c’est pourquoi nous sommes là avec mon collègue Philippe LACOSTE, c’est pour avancer dans les coopérations et continuer la discussion et le travail.

Q .La finalité de toutes ces discussions c’est le retour de Mayotte dans son giron naturel conformément à la résolution des Nations Unies ; qu’en pensez-vous ?
Mme Doux : On travaille concrètement et ce qui est important c’est que les gens, les populations des îles soient en sécurité et que les choses se passent bien, c’est là-dessus que nous travaillons et nous envisageons des solutions très concrètes pour éviter les drames que nous connaissons.

Q .Madame, parmi ces solutions que vous préconisez, qu’en est-il de la question du visa Balladur qui constitue en général la cause première des décès entre le bras de mer qui sépare Mayotte d’Anjouan ?
Mme Doux : On travaille je vous l’ai dit sur les choses extrêmement concrètes, on l’a encore fait ce matin, nous allons continuer d’y réfléchir puisqu'une réunion doit avoir lieu prochainement comme c’était prévu d’ailleurs dans la Déclaration de Paris. Vous voyez, tout ce qui a été prévu est en train de se décliner, en train de se faire, on va se réunir encore très prochainement à Paris pour étudier toujours très concrètement des pistes pour que les choses se passent bien et pour qu’entre les îles, les gens soient en sécurité, voilà ce qui importe au Président des Comores, voilà ce qui importe au Président de la France.

Q .Mais va-t-on continuer à maintenir encore ce visa Balladur, ou bien une solution intermédiaire sera proposée en attendant les résultats des travaux du Haut Conseil Paritaire ?
Mme Doux : On vous a dit qu’on y réfléchissait ensemble, on essaie de voir de manière très concrète comment on peut faire évoluer les choses.

Source : Site officiel Présidence COMORES.
15/11/2013

vendredi 15 novembre 2013

Admission des COMORES à l'ONU : 12 NOVEMBRE 1975

Discours de M. Saïd Mohamed JAFFAR , président des COMORES,  (admission des COMORES à l'ONU).

COMORES / ONU : Intervention  M. Saïd Mohamed JAFAR  à l’ONU le 12 novembre 1975
"Qu'il me soit permis tout d'abord de vous exprimer, au nom du peuple comorien, notre profonde gratitude pour l'accueil si chaleureux que vous avez réservé à la candidature du jeune Etat des Comores. Nos remerciements vont tout d'abord aux membres du Conseil de sécurité dont la recommandation favorable et sans équivoque a déterminé le sens de la quasi-unanimité de l'Assemblée générale.
Nous sommes heureux aujourd'hui, devant l'Assemblée, de pouvoir, la tête haute, rappeler les grandes étapes ainsi que les méthodes de notre lutte de libération. Conscients aussi bien de nos insuffisances matérielles de tous ordres, des dimensions réduites de notre territoire que des problèmes liés à sa position géographique, le peuple comorien a choisi de se libérer de la domination coloniale en usant uniquement de moyens pacifiques basés sur la persuasion et le dialogue avec la Puissance administrante.
Alors qu'il était question d'indépendance depuis le début des années 60, l'étape déterminante a été le vote d'une résolution par laquelle, le 22 décembre 1972, le peuple comorien, à travers ses élus, s'est solennellement engagé dans la voie de l'indépendance, dans l'unité nationale et l'intégrité territoriale des Comores.
Le processus ainsi engagé a abouti aux accords du 15 juin 1973 en vertu desquels la France, officiellement, a reconnu la vocation des Comores, une et indivisible, à l'indépendance.
Le référendum du 22 décembre 1974, par son 'oui” massif— 95 p. 100 en faveur de l'indépendance, avec une participation électorale de 93 p. 100 — a été la consécration de cette volonté inaltérable de libération et d'émancipation du peuple comorien. A l'intérieur, cette action vis-à-vis dé la Puissance administrante a été facilitée par l'appui efficace d'un grand nombre de pays dont, notamment, ceux de nos frères d'Afrique, du monde islamique et de tous les pays épris de paix et de liberté. L'OUA, par son Comite de libération et le groupe africain au sein de cette assemblée, l'ONU, par son Comité spécial de décolonisation, se sont déployés pour sensibiliser l'opinion internationale quant à la menace qui pèse sur l'intégrité de notre territoire national, tout en gardant la sérénité nécessaire pour saluer à chaque étape de notre cheminement vers l'indépendance, les efforts accomplis par les parties intéressées.
Comment le peuple comorien, devant une telle solidarité, une telle mobilisation, pourrait-il rester insensible ?
Et pourtant, malgré tous ces appuis, nous nous présentons seuls devant vous ! Le Conseil exécutif' national a demandé à la France de parrainer la candidature des Comores à l'ONU, comme il est d'usage. Celle-ci n'a pas cru devoir répondre favorablement à notre appel. Est-ce le destin qui a voulu que l'affaire des Comores soit toujours entourée d'énigmes ? Allah l'omniscient est seul capable d'y répondre.
Les regrets que nous éprouvons devant cette attitude sont d'autant plus grands qu'au cours de la période très courte qui a couru du 22 décembre 1972 jusqu'au 6 juillet 1975, en passant par le référendum d'autodétermination du 22 décembre 1974, la France a conditionné l'indépendance des Comores à l'accomplissement de certains délais, à de nouvelles exigences, qui ne pouvaient qu'encourager la partition de notre pays.
La déclaration unilatérale de l'indépendance du 6 juillet 1975 n'est pas un acte de défi lancé contre la France; c'est plutôt l'expression de notre volonté et de notre détermination face aux manœuvres de certains milieux, au sein de la République française, qui restent, malgré le courant irrésistible de l'histoire, attachés désespérément aux délices de la colonisation.
L'indépendance des Comores ainsi que l'admission de notre pays au sein de l'organisation s'appliquent bien entendu à l'ensemble de notre territoire national. Cette position découle des principes de la Charte des Nations Unies. Elle a été réaffirmée par la résolution 1514 (XV) de décembre 1960
Pour ce qui est des Comores, les résolutions 3161 (XXVIII) et 3291 (XXIX) de l'Assemblée générale, de même que les déclarations du Gouvernement français du 26 août et du 24 octobre 1974, sont catégoriques.
Or, depuis que nous nous sommes déclarés indépendants, l'ex-puissance administrante a installé sur une partie de notre territoire une administration directe. Celle-ci échappe à l'autorité légitime de notre gouvernement et méconnaît, premièrement, notre souveraineté et, deuxièmement, les acquis du Statut de l'autonomie interne.
Les pourparlers engagés par les Gouvernements comorien et français durant la première quinzaine du mois d'octobre dernier sur le transfert des pouvoirs pour l'ensemble de notre pays ont dû être suspendus, par suite d'un désaccord fondamental sur le caractère sacré et non négociable de notre intégrité territoriale et sur le principe de la non-ingérence dans les affaires intérieures des deux Etats souverains
Depuis cette date, nous assistons, dans notre pays, à un drame politique et humain extrêmement grave. Nous voyons, d'un côté les instances dirigeantes de l'ex-puissance administrante s'efforcer de briser notre unité nationale par des procédés dits institutionnels, mais étrangers et inapplicables à notre jeune Etat souverain. De l'autre côté, des bandes de fanatiques détruisent systématiquement des villages entiers et organisent la déportation massive d'une population pacifique et sans protection avec la complicité passive et active de la gendarmerie française, de la Légion étrangère et des fusilleurs marins français.
Nous laissons à l'Assemblé le soin d'apprécier la gravité de cette situation en souhaitant du fond du cœur qu'ensemble, avec toutes les parties intéressées, nous trouvions une solution juste équitable et appropriée.
Les Comores sont un ensemble de quatre situées dans l'océan Indien à l'entrée de canal de Mozambique, nous occupons une position privilégiée mais difficile sur la route du pétrole. Alors que l'océan Indien était resté une zone de paix, nous nous inquiétons, à juste titre, de tous les indices qui montrent que cette région du monde est en train de devenir une zone d'affrontement.
Avec 300 000 habitants répartis sur 2 235 kilomètres carrés, l'archipel est un pays aux dimensions réduites. C'est aussi un pays sous-développé. La situation économique et sociale, dramatique, nous pose beaucoup de problèmes. Tout cela fait que nous sommes un pays vulnérable. Mais, c'est justement cette situation de faiblesse qui fait que notre volonté de coopération internationale est forte et authentique. Et c'est parce que nous sommes un pays pacifique que nous préférerons toujours, lorsque cela sera possible, la solution supranationale. C'est ainsi que nous adhérons sans réserve à toutes les dispositions de la Charte qui prévoit le règlement pacifique des conflits et le développement du respect du droit international.
Pays du tiers monde, nous comptons beaucoup sur l'ONU et, à la mesure de nos moyens, nous travaillerons pour lui donner les possibilités de répondre à nos espoirs. L'ONU peut et doit sauvegarder la souveraineté des petits Etats, L'ONU peut et doit créer toutes les conditions juridiques et pratiques d'une solidarité entre les Etats. L'ONU peut et doit permettre d'humaniser les rapports entre les peuples du monde. Et, enfin, l'ONU peut et doit faire admettre un nouvel ordre économique international fondé sur la justice, l'égalité et le droit au bien-être.
La France s'est résolument engagée dans la décolonisation dès le début des années 60. Bien souvent, elle s'est posée en défenseur du tiers monde, récusant toute politique d'hégémonie, contestant un ordre économique et financier injuste. Cela, nous n'avons pas voulu l'oublier et nous pensons que la France, fidèle à son idéal de liberté, à ses traditions démocratiques, respectera la volonté massivement exprimée par le peuple comorien le 22 décembre 1974. C'est la seule attitude qui soit digne d'elle et la seule qui soit conforme au désir d'amitié et de coopération maintes fois exprimé par nos deux peuples.
Je voudrais, avant de terminer, présenter toutes les félicitations de mon pays au Président de l'Assemblée générale pour son élection à la tête de l'Assemblée. Je suis persuadé que, sous sa haute et sage direction, les travaux de l'Assemblée seront couronnés de succès.
Pour bien marquer notre foi en l'Organisation, mon pays a décidé d'adopter comme jour de fête nationale la date d'aujourd'hui — date de notre admission en tant qu'Etat, uni et souverain, Membre de l'ONU ".


ONU, New York,
12 Novembre 1975.

mercredi 13 novembre 2013

Profanation des sépultures de Mr et Mme Abdul Rassul KALFANE

Le "père" Abdul Rassul KALFANE, je l'ai vu, mais ne l'ai pas connu ;  nombreux de ses enfants et neveux ont été, par contre, des amis depuis les lycées.
Que cette publication dans mon blog d'un résumé de sa vie par DRAMSI, soit un témoignage de ma sympathie renouvelée, mais aussi et surtout l'expression de ma condamnation d'un acte ignoble où qu'il se fasse, particulièrement dans notre pays.
Qu'Allah pardonne et accueille en son Eden les deux disparus, amine.


                    Profanation des sépultures de Mr et Mme Abdul Rassul KALFANE,

                                                                                                                                       par DRAMSI Firozali

Cet acte blasphématoire perpétré par la personne ou son commanditaire pour porter atteinte à une famille comorienne d'origine indienne est condamnable par le code pénal comorien qui précise que toute violation d'un lieu sacré peut faire l'objet d'une poursuite judiciaire et punissable. Pour nous les musulmans, la tombe est un lieu sacré où les familles et les amis viennent se recueillir à la mémoire du défunt du fait même qu'il constitue la dernière demeure et la profanation de ces tombes équivaut à un 2ème enterrement.

Je voudrais, en tant que gendre de Feu Mr Kalfane et Feue Mme Kalfane, résumer en quelques lignes leur parcours pour les jeunes générations qui ne les ont pas connus. Cette famille est arrivée aux Comores en 1836 quand le boutre de Mr Dramsi qui faisait la route des Indes a échoué à Mayotte, Mr Dramsi étant l'arrière grand-père de Mr Abdul Rassul et tout le reste de la génération est né et grandi aux Comores.

Aux yeux de tous, Mr Kalfane n'était-il pas un comorien ? Je serais mal placé pour étaler au grand jour ce qu'il a fait pour son pays mais je peux le résumer en disant qu'il a pris personnellement des risques physiques lors de la campagne électorale du Président Said Mohamed Cheikh en lançant des tracts à bord d'un petit avion qui s'est écrasé du côté de Koimbani : il s'en est sorti mais a gardé des séquelles au restant de sa vie et engagé également ses biens personnels pour la libération du pays pris en otage par les mercenaires pour le bien-être de la population.

Il a également aidé bon nombre de nos dirigeants du pays, qui se reconnaîtront et qui j'espère auront le courage de se manifester, en subvenant à leurs études pendant de longues années. N'est-ce pas là le devoir d'un père pour ses enfants qui étaient ses frères et sœurs comoriens ?

Et j'aimerais également insister, que Mr Kalfane en tant que Chef de la Communauté Ismailie se rendait également dans la grande mosquée du vendredi ainsi que dans la mosquée Ben Soumet pour faire ses prières et toujours à la recherche de la vérité spirituelle et que dans son testament il voulait être enterré auprès de sa fille Yasmine décédée à l'âge de 7 ans à son domicile.

L'enterrement de Mr Kalfane dans ce « Panthéon des Comores » a été décidé par la haute notabilité des Comores à Badjanani et sur proposition de Feu Mr Abbas Djoussouf et je suis triste de constater qu'aucun membre de cette commission ne se soit manifestée pour condamner cet acte odieux ni qu'aucun dirigeant politique ne soit monté à l'antenne pour condamner ce sacrilège qui tout en portant atteinte directement à la famille Kalfane touche également toute la Umma musulmane notamment tous les Comoriens et Comoriennes.

Je terminerais en rappelant que c'est le chemin de tous vers cette demeure éternelle qui sera notre résidence sacrée et le ou les auteur(s) de cette profanation, a commis un acte vraiment répréhensible, choquant et bouleversant dans un pays tolérant et pacifique comme les Comores. Qui a commis cet acte odieux ? Quel sont les motifs ? Des questions sans réponses.

Enfin je remercie tous les amis qui ont manifesté leur solidarité à l'article d'Amir Elarif qui a été le premier à réveiller sur Facebook les consciences sur cette perte d'identité et de repères que connaît notre pays.

Mr DRAMSI Firozali

dramsi@hotmail.fr
contact : + 269 3373839 ou 7731935

jeudi 24 octobre 2013

Une nouvelle espèce de moustique découverte à Mayotte !


Une nouvelle espèce de moustique a été découverte début septembre, à Mayotte, par les chercheurs de l’Institut de recherches et de développement (IRD) à Montpellier. L’espèce mahoraise, qui fait partie des moustiques qui peut transmettre des virus, a été baptisée "Stegomyia pia".


Le "Stegomyia pia". Ce nom bizarroïde est le nom donné à la nouvelle espèce de moustique découverte à Mayotte, par les chercheurs de l’Institut de recherches et de développement (IRD) à Montpellier et de leurs partenaires de l’Agence régionale de santé océan Indien. Ils ont effectué cette découverte qu’ils qualifient d’"inattendu" alors qu’ils passaient au crible l’île mahoraise, dans le but d’établir un inventaire complet des espèces de moustiques qu’ont peut y trouver, selon l’AFP.

"Le Stegomyia pia" aidera à lutter contre les maladies virales

Quelle est donc la physionomie du "Stegomya pia" ? Selon les chercheurs qui ont fait sa découverte, « il a un corps noir, brillant, orné d’écailles à reflet argenté ou jaune ». Ces derniers précisent que ce nom lui a été donné car "Pia" signifie "joli" en Shimaore, la langue locale parlée à Mayotte. Toutefois, sous l’apparence flatteuse du moustique se cache « un caractère nuisible », selon l’IRD. Le nouveau moustique en effet n’est pas sans danger. Son espèce appartient au même groupe que les moustiques « connus pour être porteurs des maladies virales comme la dengue et la chikungunya », expliquent les chercheurs.

D’après les scientifiques, « toutes ces espèces sont proches sur les plans morphologiques et physiologiques. Elles partagent aussi de nombreux traits de vie : gîtes larvaires préférentiels, habitudes alimentaires et la longévité ». Mais le "Stegomyia pia" devrait être utile pour la prévention des maladies liées aux piqûres de moustiques, notent les chercheurs. « Il permettra notamment de mieux connaître les moustiques susceptibles d’être combattus et devrait conduire à renforcer l’efficacité des programmes de prévention de ces maladies. » De quoi redonner de l’espoir aux victimes du paludisme, de la dengue ou encore du chikungunya.


in AFRIK.COM ,3 Oct.2013.


samedi 19 octobre 2013

les putches aux Comores : pourquoi ???

Pour qui doutait, voici un témoignage-aveu d'un des mercenaires qui ont sévi dans notre pays, confirmant ce que nous savions déjà sur les intérêts des coups d'Etat aux Comores.

http://www.dailymotion.com/fr/relevance/search/patrick+klein/1#video=x15xmer

Bonne écoute.

lundi 14 octobre 2013

Mariage homo : Ladjo les a mariés !!!

Oui ! Ladjo, l'honorable sénateur-maire de Mamoudzou a marié le vendredi 28 septembre 2013, deux hommes ! 
Bon et fidèle musulman qu'il est, il avait voté contre la loi au Sénat et avait juré de ne pas l'appliquer dans sa mairie de Momoju.. Malheureusement pour lui, les multiples réunions tenues par son conseil municipal n'a jamais permis de trouver un officier volontaire disposé à accomplir un acte que sa conscience de musulman réprouvait.
Alors le sénateur-maire, par peur de la sanction juridique qui le guettait, a préféré se soumettre à la loi de l'homme contre la Loi de son Dieu : il a marié les 2 hommes ! Toujours par peur des hommes, il anticipa l'heure de ce "mariage" annoncé à 10 h, mais déroulé en réalité de très bon matin, si bien que les badauds et autres flingueurs, venus avec leurs divers projectiles, repartirent bredouilles sans avoir aperçu ni maire ni mariés sortis par des portes dérobées.
Pourquoi relater cette désolante histoire ? D'abord parce que dans une réflexion du 28 avril 2013, je posai dans ce même Blog, la question de savoir quel maire à Mayotte appliquerait la  loi de l'homme contre la loi de Dieu.
Ensuite parce que cette histoire, appelée à se répéter plusieurs fois dans cette île à 99 % musulmane, montre bien que l'indépendance d'un peuple n'est jamais " à la con" comme disait Bamana (paix à son âme). Au contraire, en libérant un peuple, l'indépendance lui permet de se soumettre aux lois qu'il choisit en conformité avec sa culture et sa religion. Le reste (économie, gouvernance, démocratie ou je ne sais quoi encore) devient secondaire (en 2e position) par rapport à cette liberté de conscience acquise par le peuple.
C'est d'ailleurs cette même liberté de conscience que des élus français, pas forcément musulmans, invoquent pour refuser de pratiquer cette loi et saisissent le Conseil Constitutionnel pour faire que cette clause de la liberté de conscience soit respectée dans l'application de ladite loi sur le mariage homosexuel.
Ce qui enfin a choqué dans cette célébration du 28 septembre, c'est qu'elle est apparue comme une volonté délibérée de heurter la conscience des maorais. En effet, ces prétendants ont choisi pour se marier un vendredi, jour consacré à la grande prière hebdomadaire dans l'Islam ; ils ont ensuite choisi la mairie de Mamoudzou comme pour confondre celui des élus maorais qui a osé crier haut et fort qu'il ne se soumettrait pas à cette loi, alors que des édiles d'autres communes (2 ou 3) s'étaient proclamés disposés à célébrer pareil mariage. Enfin, bien que mariés furtivement, ces deux messieurs ont fini par être identifiés comme n'étant pas d'origine comorienne (donc pas maoraise), et que par conséquent, ils avaient toute latitude d'aller se marier ailleurs, "chez eux" comme disait la rue !
Quant on apprend que le Parlement européen va inviter les Etats membres de l'UE à interdire la circoncision, on se dit que ceux des  maorais qui voulaient rester " français pour être libres ", n'ont pas fini d'avaler et de faire avaler à tous les maorais leur culture et leur religion. Ce que l'indépendance dite "à la con" ne permettrait jamais !!!
L'ex-futur candidat Hakim A.S. devra reconnaître ici le sens du rappel de l'uléma domonien qui l'avait interpellé dans cet ordre d'idées !

dimanche 13 octobre 2013

Mandat et pouvoirs : élucubrations à la Boléro !!!

Les Comoriens ont cette fâcheuse manie de créer des problèmes là où il n y en a pas. Quand on connait les difficultés des pays composés d'une multitude d'ethnies, de religions, de langues...etc, on se dit que dans les îles de la Lune, tout devrait aller de soi, sans conflits, sans guerres. De guerres, Dieu merci, on a été épargné, mais de conflits on en multiplie de toutes sortes depuis la sécession de Mayotte jusqu'au "ukutruzi" des anjouannais en passant par les xénophobies cycliques ici et là (très rarement pourtant à Anjouan, la "mkutruzi" ) .
En ce mois d'octobre 2013, est d'actualité le conflit sur la date des prochaines élections législatives nationales et régionales. Alimente ce conflit, une mauvaise et malheureuse rédaction de la Constitution révisée en 2009 qui stipule  : " les pouvoirs de l'Assemblée de l'Union expirent à l'ouverture de la session ordinaire d'avril, de la cinquième année de l'élection des représentants de la Nation ".
La rédaction est mauvaise et malheureuse car elle aurait pu être plus simple et donc facile à comprendre puisqu'il s'agit de dire que les députés et les conseillers sont élus pour 5 ans. Mais cette mauvaise et malheureuse rédaction n'autorise point des "responsables" qualifiés de juristes, de se permettre des élucubrations telles que celles développées par le sieur Hamadi Madi alias Boléro.
Que nous dit Boléro ? D'abord que : puisque la Constitution distingue "pouvoirs " et "mandat", on peut conclure (et il conclut) que le mandat de nos élus actuels se termine en novembre 2014, tandis que leurs pouvoirs s'étaleront jusqu'en avril 2015  ! Mais , monsieur le juriste, n'est-ce pas le mandat qui confer des pouvoirs ? et s'il en est ainsi, le mandat expirant en novembre 2014, en vertu de quoi les pouvoirs pourront aller au-delà de cette date ? ces élus n'auront plus de mandat, par conséquent ils n'auront plus de pouvoirs, cela coule de source, non ???...
Deuxième faute ( grammaticale, celle-là) de Boléro , lorsqu'il écrit que " de la cinquième année est une proposition " ! Eh bien NON, monsieur, la grammaire française n'a pas changé ses règles et " de la cinquième année" n'est pas une proposition, c'est un groupe nominal.
Sachez en effet que pour qu'il y ait proposition, il faut qu'il y ait un verbe avec au moins son sujet (c'est ce que on apprend en classe de 4e). La phrase de la Constitution citée plus haut, ne comportant qu'un seul verbe (expirent) , toute la phrase constitue donc une seule proposition ! Le groupe nominal "de la cinquième année " est quant à lui, un complément du nom (CDN dit-on aujourd'hui), c'est-à-dire que " cinquième année " complète (précise) le nom " avril ", et la malheureuse virgule ne peut rien changer en l'affaire , car ce CDN n'aurait aucun sens s'il complétait  le nom " ouverture " ou le nom " session " . Acceptons donc que la seule lecture sensée est : "avril de la cinquième année" !
Enfin, osons nous hasarder dans les maths qui ne sont pas de notre compétence pour quand même dire que l'année de l'élection des députés et des conseillers actuels est 2009 (et non 2010 ) ,et donc la cinquième année de (comprendre : à partir de) l'élection est bien 2014 (et jamais 2015 ! ).
En fin de compte, les députés et conseillers élus en 2009 verront leur mandat et donc leurs pouvoirs expirer en avril 2014 puisque 2014 est la cinquième année depuis leur élection et parce que leurs pouvoirs cessent au mois d'avril de cette cinquième année ; c'est l'évidence !
C'est dire que la Cour Constitutionnelle a bien lu et dit la Loi quand elle a jugé que le mandat (et donc les pouvoirs) des législateurs prend fin en avril 2014. Et comme leur arrêt est sans appel, arrêtons de créer des problèmes là où il n y en pas, surtout quand, pour contester cet arrêt, on s'aventure dans des voies que l'on ne maîtrise pas forcément.