Voilà en titre, les principaux sujets de l'actualité comorienne ces dernières semaines.
L'actualité, c'est bien sûr aussi et toujours, les éternels délestages malgré les enièmes nouveaux moteurs ; mais c'est là une actualité tout le temps d'actualité ! Elle cessera de l'être quand les décideurs oseront décider de changer, non plus seulement les directeurs toujours changés, mais aussi et peut-être surtout les groupements mafieux qui dorment dans la société, organisant toutes sortes de détournements qui empêchent la production et la vente d'une électricité viable parce que fonctionnelle et rentable.On nous dit que ces groupes malfaisants sont connus des "responsables", pourtant on ne les touche jamais, ils sont toujours là à se servir pendant que les comoriens vivent dans le noir, et que l'économie tourne dans le vide !
Quid des autres sociétés et établissements d'Etat qui vendent des produits à forte consommation ou encaissent des taxes pour l'Etat (hydrocarbures, téléphone, internet, douanes, impôts...etc...), sans cesser pour autant d'accumuler déficits sur déficits. Elles aussi voient les directeurs changer sans que les résultats s'améliorent. Comme disait un ancien professeur :"il y a quelque chose la-dans ! mais quoi ? ". Aux "responsables" ici aussi, de répondre !
L'actualité, ce fut aussi le mouvement des lycéens avec son lot de violences, de dénonciations et bien sûr d'arrêts de cours. Un terrain d'entente semble trouvé ! pourvu qu'il dure, et que les cours puissent être assurés jusqu'aux examens ! ce qui signifiera que les engagements ont été de part et d'autre respectés !
Revenons donc à nos Unes. Et d'abord : wakutruzi tsao !
Fatigués de leur vie en exil, voilà que les dignitaires du triste pouvoir de Mohamed Bacar reviennent au pays. C'est leur pays, et ils ont donc le droit, comme tout un chacun, de revenir y vivre. Mais de grâce, que s'applique d'abord la Loi, fondement et fondation de toute société, de tout Etat !
Notre pays a trop souvent, pour ne pas dire toujours, pris la mauvaise habitude de laisser le temps recouvrir les crimes commis notamment contre l'Etat. Reste-t-il dès lors un Etat, si tout un chacun peut se permettre d'y attenter sans courir le moindre risque, alors même que des lois sont votées pour juger jusqu'aux hautes autorités qui le trahissent ! La réponse est évidemment NON ! car il ne peut pas y avoir Etat si ses lois ne sont pas respectées. Il est donc plus qu'urgent que ces crimes soient punis !
Comment comprendre que des citoyens violent dix années durant l'unité et l'intégrité du territoire, qu'ils torturent des concitoyens innocents, qu'ils s'évadent pour revenir ensuite aussi libres qu'un nourrisson pour aspirer à de nouvelles responsabilités ? Pour les crimes commis, ils doivent d'abord être jugés pour que soient établies leurs responsabilités, et si pardon il doit y avoir, ce ne sera qu'après. Autrement, si les hautes trahisons ne sont pas jugées et punies, le pays continuera à souffrir des crimes de ces gens qui, comme en 1975 et 1999, préfèrent le service de puissances étrangères au dévouement pour leur pays.
Je lis dans un Blog l'interview d'un de ces tristes séparatistes qui ne répond à aucune des questions qui lui sont posées sur son passé sinueux et cahoteux, navigant à travers tous les régimes, détournant en passant tout ce qui se trouve à sa portée. Malgré ce passé connu de tous les comoriens, le voilà jonglant avec les mots fumeux pour dire qu'il a toujours été le héros, le Zorro qui a réglé tous les problèmes des Comores et des comoriens. J'en parle, non pour lui répondre puisqu'il n'a rien dit, mais parce que, dans ses divagations, il m'attribue des responsabilités que je n'ai jamais exercées ; je comprends que c'est pour essayer de donner de la crédibilité à ses élucubrations !
Que tous ces messieurs rentrent donc tous au pays, et qu'ils rendent d'abord compte de leur trahison à la Nation et de leurs divers crimes, avant d'implorer le pardon des Comores pour espérer l'avoir s'ils le méritent.
Parlons, pour terminer, de la mini révision constitutionnelle que viennent d'adopter les législateurs. L’inconstitutionnalité de la procédure utilisé a déjà été démontrée, je n'y reviens pas.
Ce qui est choquant dans cette opération, c'est le ridicule dans lequel l'Etat a été plongé par ceux qui conseillent le président de la République. Comment comprendre que l'on saisisse le Conseil Constitutionnel, qu'on le laisse statuer sur la fin du mandat des députés, et qu'on se permette ensuite, contre cet arrêté du Conseil Constitutionnel, de prolonger de quelques autres mois le mandat de ces mêmes députés ? Quelle incompétence de la part de ces conseilleurs !
Qu'il faille harmoniser les élections, c'est évidemment une bonne chose ! mais ce n'est pas une raison pour improviser, en inversant les étapes. Ces "conseillers" sont impardonnables, mais ils sont toujours en place, et nous ne nous étonnerons pas s'ils recommencent demain les mêmes méfaits.
Ce que je veux ajouter, c'est que cette révision n'a été qu'une demie mesure. En plus de l'harmonisation des élections, il y a une révision plus fondamentale à faire : celle de la tournante. J'ai souvent dit que cette formule a montré juste que le pouvoir pouvait aller d'une île à une autre, ce qui n'est pas une révélation ; outre cela, elle n'a rien apporté de génial à notre pays. Par conséquent, au lieu de voir défiler les présidents alternatifs en fonction de leur île d'origine, il est préférable de voir alterner à la tête du pays, des hommes honnêtes et compétents, quelle que soit leur île d'origine. C'est pourquoi nous crions encore aujourd'hui qu'il faut : " supprimer la tournante comme système d'élection du président des Comores ! "
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