lundi 14 octobre 2013

Mariage homo : Ladjo les a mariés !!!

Oui ! Ladjo, l'honorable sénateur-maire de Mamoudzou a marié le vendredi 28 septembre 2013, deux hommes ! 
Bon et fidèle musulman qu'il est, il avait voté contre la loi au Sénat et avait juré de ne pas l'appliquer dans sa mairie de Momoju.. Malheureusement pour lui, les multiples réunions tenues par son conseil municipal n'a jamais permis de trouver un officier volontaire disposé à accomplir un acte que sa conscience de musulman réprouvait.
Alors le sénateur-maire, par peur de la sanction juridique qui le guettait, a préféré se soumettre à la loi de l'homme contre la Loi de son Dieu : il a marié les 2 hommes ! Toujours par peur des hommes, il anticipa l'heure de ce "mariage" annoncé à 10 h, mais déroulé en réalité de très bon matin, si bien que les badauds et autres flingueurs, venus avec leurs divers projectiles, repartirent bredouilles sans avoir aperçu ni maire ni mariés sortis par des portes dérobées.
Pourquoi relater cette désolante histoire ? D'abord parce que dans une réflexion du 28 avril 2013, je posai dans ce même Blog, la question de savoir quel maire à Mayotte appliquerait la  loi de l'homme contre la loi de Dieu.
Ensuite parce que cette histoire, appelée à se répéter plusieurs fois dans cette île à 99 % musulmane, montre bien que l'indépendance d'un peuple n'est jamais " à la con" comme disait Bamana (paix à son âme). Au contraire, en libérant un peuple, l'indépendance lui permet de se soumettre aux lois qu'il choisit en conformité avec sa culture et sa religion. Le reste (économie, gouvernance, démocratie ou je ne sais quoi encore) devient secondaire (en 2e position) par rapport à cette liberté de conscience acquise par le peuple.
C'est d'ailleurs cette même liberté de conscience que des élus français, pas forcément musulmans, invoquent pour refuser de pratiquer cette loi et saisissent le Conseil Constitutionnel pour faire que cette clause de la liberté de conscience soit respectée dans l'application de ladite loi sur le mariage homosexuel.
Ce qui enfin a choqué dans cette célébration du 28 septembre, c'est qu'elle est apparue comme une volonté délibérée de heurter la conscience des maorais. En effet, ces prétendants ont choisi pour se marier un vendredi, jour consacré à la grande prière hebdomadaire dans l'Islam ; ils ont ensuite choisi la mairie de Mamoudzou comme pour confondre celui des élus maorais qui a osé crier haut et fort qu'il ne se soumettrait pas à cette loi, alors que des édiles d'autres communes (2 ou 3) s'étaient proclamés disposés à célébrer pareil mariage. Enfin, bien que mariés furtivement, ces deux messieurs ont fini par être identifiés comme n'étant pas d'origine comorienne (donc pas maoraise), et que par conséquent, ils avaient toute latitude d'aller se marier ailleurs, "chez eux" comme disait la rue !
Quant on apprend que le Parlement européen va inviter les Etats membres de l'UE à interdire la circoncision, on se dit que ceux des  maorais qui voulaient rester " français pour être libres ", n'ont pas fini d'avaler et de faire avaler à tous les maorais leur culture et leur religion. Ce que l'indépendance dite "à la con" ne permettrait jamais !!!
L'ex-futur candidat Hakim A.S. devra reconnaître ici le sens du rappel de l'uléma domonien qui l'avait interpellé dans cet ordre d'idées !

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