dimanche 23 mars 2014

Hollande à Moroni , par Mohamed Chaher.



En juillet prochain va se tenir à Moroni le sommet des chefs d'Etat de la Commission de l'Océan Indien,. La France, pays membre "pour le compte de l'île de le Réunion", je dis bien la France pour la Réunion, sera représentée, annonce-t-on, par M. François Hollande, le président de la République française. Et voilà que chacun y va de ses certitudes : une certaine presse à Maoré jure que le président Hollande va à Moroni pour faire admettre Mayotte dans la COI !

Ces gratteurs de papiers ne savent donc pas que la COI regroupe des Etats et que c'est la France qui est membre pour son département de la Réunion. Ils ignorent aussi que Mayotte est déjà membre depuis l'adhésion de la République Fédérale Islamique qui a négocié et signé son admission en tant qu'Etat composé des 4 îles de Maoré, Ndzuani, Moili et Ngazidja, telles qu'admises à l'ONU, à l'ex OUA...etc. Cette admission des Comores se fit d'ailleurs en même temps que celle de la France pour la Réunion et nous avons encore en mémoire l'ardeur des débats qui ont abouti à ces deux admissions.
Question : nos dirigeants actuels vont-ils trahir la Nation et encore une fois, reculer devant on ne sait quelle pression ? C'est ce que l'on peut redouter quand on se rappelle la diplomatie du silence-menteur qui a été la spécialité de Bakri, le ministre sorti des Affaires étrangères. On peut le craindre aussi quand on sait les trahisons passées de celui qui "dirige", côté comorien, le jusqu'ici obscur HCP, et qui aujourd'hui, prend comme un malin plaisir à couver comme un secret personnel, les "discussions" qui auraient eu lieu au cours de la première réunion dudit Conseil.
L'ami, " lemohélien.com " aura beau défendre Boléro en déclenchant ses foudres contre le Comité maorais  qui n'a eu à remplir aucune responsabilité étatique;  notre seul souhait est de ne pas revivre avec Bolero, le résultat fatal de la diplomatie sécrète à la Bakri..
Chacun comprendra alors pourquoi nous ne pouvons encore et toujours que rappeler les lois de l'Etat qui ont prévu clairement les sanctions à l'encontre des hauts traîtres de la Nation. Nous l'avons réclamé hier pour les putschistes qui ont fait reculer le combat pour l'unité et l'intégrité de notre pays en 1975 comme en 1999; nous le réclamons aujourd'hui pour les wakutruzi anjouanais, et nous commençons à le rappeler pour ceux qui, peut-être, nous réservent des crimes encore plus graves en juillet prochain !

La haute trahison sera alors d'autant plus condamnable que l'actualité internationale donne raison à la revendication comorienne pour le respect de son intégrité territoriale, en condamnant à rebours la politique française dans ses contradictions.
Je veux parler évidemment de la Crimée : la France a pris les devants pour condamner la Russie de vouloir annexer la Crimée ukrainienne par le billet d'un référendum qualifié d'illégal .C'est le ministre français des affaires étrangères qui déclare : " En droit international, on ne peut pas faire un référendum pour modifier des frontières", Laurent Fabius, ministre français des Affaires Etrangères (6/3/2013). Et le président de la République française de préciser : " Il ne peut y avoir de référendum sur l'avenir de la Crimée sans que l'Ukraine elle-même n'ait décidé de l'organiser ".La France condamne ainsi la Russie de faire en Crimée, ce qu'elle-même a fait à Mayotte en y organisant en 1976 un référendum pour se permettre d'occuper cette île indépendante depuis 1975. Et pire qu'en Crimée : le référendum à Mayotte a été organisé après avoir violemment purgé l'île de tous les unionistes-indépendantistes.

Aujourd'hui, voilà les gouvernants français avouant au monde entier que la France a violé la loi internationale en occupant Mayotte ; est-ce le moment pour les "responsables" comoriens de baisser la garde ? ou au contraire d'accentuer la pression en mettant les dirigeants français face à leurs contradictions diplomatiques qui font tant de morts dans ces Comores, amies proclamées et acceptées de la France !
Nous disons qu'il ne faut ni refuser, ni perturber la visite du président F.Hollande aux Comores ; qu'il vienne et qu'il y soit le bienvenu ! Mais que le peuple comorien se lève le plus nombreux possible pour lui montrer, amicalement, que nous voulons que la France respecte, enfin, l'unité et l'intégrité de notre pays !
Et qu'on arrête de nous seriner que "les maorais veulent être français pour ..." (si d'ailleurs ils le veulent encore et toujours alors que se multiplient les atteintes de ce qui constitue leur identité : tête de porc ici, mariage homo là, plaintes anticulte à Sada...etc...). Personne ne leur refuse et ne peut leur refuser d'être de la nationalité qu'ils veulent et peuvent ! combien d'anjouanais, grands comoriens et mohéliens sont dans le même cas ?  Ce que le peuple comorien  doit réclamer, c'est la cessation par la France de son occupation de Maoré, une partie intégrante de notre patrie, causant par cette occupation, tous les déboires que notre peuple connait depuis bientôt 40 ans, avec les morts en mer, avec la déstabilisation politique et ses incidences néfastes sur le développement du pays.

Bientôt nous espérons que le pétrole sortira de nos eaux territoriales. Cette richesse a pu être utilisée ailleurs pour soulever les uns contre les autres, des concitoyens ou des voisins frères. Que soit donc vite réglé ce différend sur Mayotte, pour qu'il ne soit pas encore utilisé comme  la poudrière qui va cette fois saler notre pétrole, au lieu de le faire couler pour enrichir et faire le bonheur des maorais, anjouanais, mohéliens et grands comoriens.
Puisse le président Ikililou entendre cet appel ! et que tous ceux qui sont soupçonnés de préparer la enième trahison de la Nation soit prévenue que le peuple ne peut plus, ne doit plus les laisser nuire ! Voilà notre souhait le plus grand à la veille de ce sommet de la COI dans nos murs ! 



lundi 10 mars 2014

Comores /Mayotte : Cet éclair de lucidité de François Hollande et de Laurent Fabius...


Comores /Mayotte : Cet éclair de lucidité de François Hollande et de Laurent Fabius...
«En droit international, on ne peut pas faire un référendum pour modifier des frontières», a déclaré le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius (lire Le Monde du 6 mars). On a envie de lui demander pourquoi, alors, la France a suivi cette voie en mars 2009 à Mayotte. 
La phrase lâchée par le chef de la diplomatie française aux journalistes, dans l'avion qui le conduisait à Rome (Italie), va-t-elle enfin permettre à notre pays de reprendre la main sur la question de Mayotte, l'île comorienne sous domination française depuis déjà trente-neuf ans? Il faut être naïf pour le croire. Mais, si le rapport de forces ne va pas, pour autant, changer, au moins la France reconnait-elle implicitement que le référendum organisé en mars 2009 est, au regard du droit international, «illégal». 
Jamais une autorité française n'avait jusqu'ici admis l'illégalité du projet de départementalisation de Mayotte. Il s'agit donc d'une première même indirecte. Et les Nations unies, qui reconnaissent l'intégrité des Comores en tant qu'archipel composé de quatre îles, doivent s'engouffrer dans cette brèche pour pousser Paris dans ses retranchements. 
Si on peut tirer quelque chose de positif dans la situation qui prévaut aujourd'hui en Crimée (Ukraine), c'est le fait, pour la communauté internationale, de découvrir, comme le nez au milieu de la figure, le double langage de la France selon que ses intérêts sont en jeu ou non. Quelques heures après la phrase de Laurent Fabius, le président François Hollande a, en effet, déclaré: «il ne peut y avoir de référendum sur l'avenir de la Crimée sans que l'Ukraine elle-même n'ait décidé de l'organiser». On est frappé par cet éclair de lucidité qui a subitement saisi les autorités françaises! 
En 2009, cette France-là n'avait pas demandé au gouvernement comorien d'organiser la consultation sur la départementalisation de Mayotte; elle a royalement ignoré les récriminations des Comores et de la Communauté internationale avec la vingtaine de résolutions de l'Onu. Alors que, logiquement, il n'appartient pas à la puissance colonisatrice (la Russie aujourd'hui, la France hier) de superviser un tel scrutin. 
Sur le cas des Comores, le référendum n'avait d'autant plus sa raison d'être que le 22 décembre 1974, les Comoriens s'étaient déjà prononcés majoritairement en faveur de l'indépendance et l'Onu, à plusieurs reprises, a fait part de son opposition à «toute forme de référendum ou consultation qui pourrait être organisée ultérieurement en territoire comorien de Mayotte par la France». 
La déclaration de Fabius sur la crise en Ukraine est, donc, en contradiction flagrante avec la diplomatie française de ces quarante dernières années. Mahmoud Ibrahime, historien et professeur à Paris, rappelle que la France a, à deux reprises, «tenté de modifier ces frontières (aux Comores). D'une part, par le référendum du 8 février 1976, et par lequel, après le renvoi des opposants dans les autres îles, 99% des habitants se sont prononcés pour la 'francisation' de l'île. D'autre part, par le référendum du 11 avril 1976 par lequel les Maorais ont rejeté massivement le statut de territoire d'outre-mer». 
Dans un texte qu'il a publié dans le blog Mlimengu, il ajoute: «c'est donc avec un certain amusement que les Comoriens entendent régulièrement le gouvernement français évoquer le respect d'une résolution de l'Onu pour intervenir militairement dans certains pays du Tiers-monde. Ils ont été encore plus amusés et ont réagi nombreux sur les réseaux sociaux par la diffusion de la phrase du ministre français des Affaires étrangères». 

Mohamed Inoussa
Source  : alwatwan

Mayotte : Non à la capitulation de l’Etat comorien !



"Nous publions telle quelle, une déclaration du Comité Maore diffusée ce jour"

Le docteur en pharmacie Ikililou Dhoinine rentrera dans l’Histoire du pays comme ayant été le premier Chef de l’Etat comorien originaire de Mwali mais aussi comme le Président comorien qui aura complètement capitulé sur la question de l’Ile comorienne de Mayotte. La France est tellement satisfaite du Dr Ikililou qu’il l’invite à sa fête nationale avec, cerise sur le gâteau : un détachement de l’armée comorienne défilant sur les Champs Elysées à Paris le 14 juillet 2014. Et pour couronner le tout, le président français effectuera une tournée triomphale aux Comores avec bain de foule, etc.

Quant au maître d’œuvre de la capitulation comorienne, Boléro, la France lui destine le poste de Secrétaire Général de la Commission de l’Océan Indien (COI). Il sera ainsi plus aisée de transformer la COI en une vague communauté des Iles de l’Océan Indien, au sein de laquelle Mayotte occupera une place pleine et entière que personne ne pourra contester. Le prochain sommet de la COI, prévu en juillet 2014 à Moroni est censé formaliser ce changement de statut. L’annexion de Mayotte par la France est donc pratiquement validée par l’Etat Ikililou.

BOLERO DEGAGE

Promu à la Direction du Cabinet du Chef de l’Etat comorien, Hamadi Madi Bolero s’est empressé de s’approprier la question de l’île comorienne de Mayotte, écartant avec autoritarisme, le Ministère des Relations Extérieures. S’en suivit une brusque accélération de l’annexion de Mayotte par une France qui marque points sur points :

• L’armée comorienne, sous la direction de Boléro en personne, joue désormais le rôle d’auxiliaire de la Police de l’Air et des Frontières françaises dans la chasse aux Kwassa se rendant à Mayotte. Un militaire français, conseiller de Bolero mène la danse macabre.

• Un accord judiciaire entre les Comores et la France permet aux forces de police française de venir dans la partie indépendante pourchasser des Comoriens incriminés par les autorités d’occupation de Mayotte.

• Dans les administrations stratégiques comoriennes, des fonctionnaires français opèrent au grand jour. On imagine leur rôle !

• Au sommet de l’Etat comorien, plus question d’île comorienne de Mayotte. La transformation de l’île comorienne en Région Ultra Périphérique de l’Europe n’a donné lieu à aucune forme de protestation. Ce qui a couvert de ridicule l’Etat comorien aux yeux de la Communauté internationale, en premier l’Union Africaine. Sommet de la vilénie, Ikililou a signé dans la même période un accord d’amitié avec la France et accepté de mettre en place un Haut Conseil Paritaire (HCP) comoro-français qui va traiter de coopération régionale et non de la question de l’île comorienne de Mayotte. Ce HCP est notamment chargé de normaliser les relations entre Mayotte française et les autres îles.

• L’armée comorienne vient de tenir un séminaire sur la politique sécuritaire du pays en présence d’autorités militaires des pays partenaires des Comores sans oser évoquer le visa Balladur qui se trouve à l’origine de la disparition de plus de 1% de la population comorienne Tant que Bolero occupera une fonction de premier plan, la situation ne pourra que se dégrader. Ce fut vrai dans le passé, ça l’est à présent et ce sera pire dans l’avenir. Voilà pourquoi Bolero doit dégager.

Hollande aux Comores : c’est une provocation

Recevoir le Président français dans le contexte marqué par la départementalisation et la rupéïsation de Mayotte ; par le refus français de négocier sur le fond de la question de l’île comorienne de Mayotte ; par le refus français de supprimer le visa Balladur, revient à confirmer au monde que les Comores reconnaissent l’annexion de leur île. Cela est inacceptable, c’est une humiliation du peuple comorien.

Quand la France défie la Communauté Internationale en refusant de respecter les résolutions de l’ONU ; quand la France ferme les yeux et les oreilles face aux dix milles morts du visa Balladur, il ne peut être question de recevoir son Président. En invitant Hollande, Ikililou se déshonore et montre qu’il est indigne de la fonction de Chef de l’Etat qu’il occupe.

Hollande ne doit pas venir aux Comores. Et si d’aventure il se hasarde, il doit être accueilli comme il le mérite, avec des huées. Le monde saura que si les dirigeants comoriens se sont soumis, le peuple, lui, n’a pas renoncé et ne renoncera jamais.

Comme nombre de pays divisés, l’unité de l’Archipel des Comores est inscrite dans l’Histoire, et un jour viendra où les Bolero et consorts devront rendre compte.

Le Comité Maore
Moroni le 10/03/2014 

dimanche 9 mars 2014

A.Oraison : à relire aussi, mais....

Relisez aussi cet article d'André Oraison, malgré ses contestables " mesures souhaitables de Moroni " :

http://www.diplomatie-presse.com/?p=36

Relire : Le référendum à Mayotte illégal, et les chiffres manipulés !

Publié le 06/04/2009 à 12:00 par moindjie
* Le référendum organisé le 29 mars 2009 par la France à Mayotte est 
contraire au droit international

Un petit rappel de la situation historique et juridique à Mayotte s'impose :
Le 25 avril 1841, le sultan Andriantsouli, d’origine malgache, cède l’île de Mayotte à la France,
 représentée par le Commandant PASSOT.

Mayotte devient alors une colonie française. L’esclavage y est aboli dès 1846. De 1886 à 1892, soit près
 d’un demi-siècle plus tard, la France établit son protectorat sur les trois autres îles des Comores,
 l’archipel étant alors placé sous l’autorité du gouverneur de Mayotte.

Par la loi du 25 juillet 1912, la colonie de “ Mayotte et Dépendances ” est rattachée à la colonie
 française de Madagascar. En 1946, l'archipel des Comores obtient le statut de Territoire d'Outre-mer,
 ayant pour chef-lieu Dzaoudzi.

Le 22 décembre 1974, un référendum est organisé sur l’indépendance des îles des Comores.
 Le décompte des suffrages île par île fait apparaître que Mayotte souhaite à 63,8 % des voix, rester 
au sein de la République française.

Une nouvelle consultation des Mahorais est organisée en février 1976 : la population plébiscite
 le maintien de Mayotte au sein de la République française à 99,4 %.

Avec la loi du 24 décembre 1976, Mayotte se voit dotée d’un statut provisoire de Collectivité 
Territoriale de la République.

L’ancrage de Mayotte dans la République française réaffirmé par la loi du 22 décembre 1979 qui 
stipule que “ l’île de Mayotte fait partie de la République française et ne peut cesser d’y 
appartenir sans le consentement de sa population” n’aboutit cependant à aucune proposition 
concrète sur l’avenir statutaire de l’île.

Mayotte est une collectivité territoriale à caractère départemental. Deux statuts juridictionnels 
peuvent être choisis : le statut de droit commun républicain ainsi qu'un statut personnel,
 réservé aux musulmans originaires des Comores (qui peuvent y renoncer pour se placer
 sous le statut de droit commun) ; la justice est rendue dans ce cas par des cadis,
 s'appuyant sur des règles mahoraises inspirées par l'islam.

Le 27 janvier 2000, un Accord sur l’avenir de Mayotte est signé au nom de l’Etat par le Secrétaire d’Etat
 à l’Outre-mer avec le Président du Conseil Général, Younoussa BAMANA et les partis politiques de l’île.

Cet accord qui se propose de fixer les objectifs communs de l’Etat et de la Collectivité ainsi
 que les orientations statutaires vient ainsi conclure une longue et intense démarche de concertation
 et de travail.

Conformément aux engagements pris, la population de Mayotte est consultée le 2 juillet 2000 sur
 l’avenir institutionnel de son île. 72,94% des électeurs ont approuvé cet accord.

La Loi n°2001-616 du 11 juillet 2001 donne à Mayotte le statut de «Collectivité Départementale» 
dotée d'un conseil général, et d'une administration décentralisée, en place depuis le 1er avril 2004
et réaffirme dans son article premier que Mayotte fait partie de la République française et 
ne peut cesser d’y appartenir sans le consentement de sa population.

La loi stipule, que l’exécutif de la Collectivité alors exercé par le Préfet de Mayotte, sera transféré 
au Président du Conseil Général en mars 2004, qu’un caractère exécutoire de plein droit sera conféré
 aux actes de la collectivité départementale deviendront exécutoires de plein droit après le 
renouvellement du Conseil Général de 2008.

La loi du 11 juillet 2001 relative à Mayotte prévoit également l'application progressive de plein
 droit du droit commun français (lois, ordonnances et décrets relatifs à la nationalité, à l’état et
 la capacité des personnes, aux régimes matrimoniaux, successions et libéralités, au droit pénal, 
à la procédure pénale, à la procédure administrative contentieuse et non contentieuse, au droit
 électoral, aux postes et aux télécommunications) à Mayotte, dans la perspective de l'évolution 
vers le statut de département d'outre-mer (DOM).

Depuis 2001, les règles applicables à Mayotte figurent au code général des collectivités territoriales.

Enfin, depuis le 1er janvier 2008, hormis quelques matières (fiscalité, urbanisme, droit social...),
 l'identité législative régit le régime législatif de Mayotte : cela signifie que le droit commun est 
applicable, comme dans les DOM.

À l'issue du renouvellement du conseil général en mars 2008, les conseillers généraux de 
Mayotte ont adopté le vendredi 18 avril 2008 une résolution (à l'unanimité) invitant le 
gouvernement français à transformer la collectivité en département.

Des dispositions en faveur du développement économique et social de l’île sont incluses dans la loi.

Plusieurs ordonnances, notamment d’ordre social (extension et généralisation des prestations
 familiales, protection sanitaire et sociale, droit du travail et de l’emploi) ont été adoptés au cours 
du premier trimestre 2002.

Dans le cadre de la réforme de la Constitution, le titre XII de la Constitution (dont les articles 
73 et 74 portant sur les départements et territoires d’Outre-Mer) a été révisé et Mayotte 
a été transformée en COM.

La loi organique du 21 février 2007 a actualisé le statut de Mayotte tout en lui laissant le même nom.

Le 29 mars 2009, Mayotte a choisi de devenir le 101ème département de la France.

Le site Wikipédia explique que quand bien même le statut de DOM serait incompatible avec 
le maintien du statut personnel (que la Constitution protège cependant en son article 75 : 
"Les citoyens de la République qui n'ont pas le statut civil de droit commun, seul visé à l'article 34, 
conservent leur statut personnel tant qu'ils n'y ont pas renoncé."), "la transformation de Mayotte
 en DOM permettrait l'attribution du revenu minimum d'insertion, ce qui explique le lobbying d'une
 grande partie de la classe politique en ce sens".

L'ONU et les Comores avaient prévenu qu'ils considèreraient comme étant nul et non avenu
 tout référendum dans le cadre de la départementalisation de l’île comorienne de Mayotte.

En effet, l'archipel des Comores est un et indivisible et le non de l'île de Mayotte lors du
 référendum organisé le 22 décembre 1974 (alors que le peuple comorien s’est prononcé à
 plus de 96% de OUI en faveur de l’Indépendance), ne pouvait la maintenir dans la France.

Le 2 décembre 1982, l'ONU adoptait une résolution en faveur du retour de Mayotte aux Comores : 
110 États votèrent pour la résolution, la France vota contre (une seule voix) et 22 États s'abstinrent.

Dans une résolution adoptée le 28 novembre 1994 l'Assemblée Générale des Nations Unies
 considère qu'il est nécessaire de respecter l’unité et l’intégrité territoriale de l’archipel
 des Comores, et que à l’accession des Comores à l’indépendance devrait être considérés sur
 une base globale et non île par île.

Le 23 décembre 1994, l'Assemblée Générale des Nations Unies a réaffirmé "l'unité nationale 
et l'intégrité territoriale des Comores" et a demandé instamment "à tous les Etats, aux institutions 
spécialisées et aux autres organismes compétents des Nations Unies de faire tout leur
 possible pour assurer l'application intégrale de la Déclaration sur l'octroi de l'indépendance 
aux pays et aux peuples coloniaux et de redoubler d'efforts pour soutenir les peuples soumis
 à la domination coloniale et étrangère dans le juste combat qu'ils mènent pour l'autodétermination
 et l'indépendance".

Le Conseil Exécutif de l'Union Africaine a condamné l'organisation, le 29 mars 2009, 
d'un référendum sur la départementalisation de l'île comorienne de Mayotte et réaffirmé 
l'appartenance de cette île à l'Union des Comores.

Le référendum organisé à Mayotte par la France le 29 mars 2009 est par conséquent contraire au droit 
international.

Considérant que la France a annexé illégalement l'île de Mayotte, les dirigeants de la
 Ligue arabe ont, dans une déclaration solennelle, proclamé leur "rejet de l'occupation française 
et demandent à la France de poursuivre le dialogue avec le gouvernement comorien pour parvenir
 à un règlement qui garantit le retour de l'île Mayotte sous la souveraineté des Comores". Ils refusent 
de "reconnaître les résultats de ce sondage" et considèrent "les mesures que prendrait la France
 en vertu de ce sondage comme illégales, nulles et non avenues".

* L’incroyable manipulation des chiffres


Toute la presse nationale annonce que 95,26% des Mahorais ont voté pour la départementalisation.

Ce référendum intervient 35 ans après que Mayotte ait dit non à l'indépendance, en violation totale
 du droit international et comme par hasard à la veille d'un processus d'évolution institutionnelle 
engagé en Martinique...

En fait sur 71 612 inscrits, 43 393 votants (soit 61,12% des inscrits) ont choisi le "oui" ce qui signifie 
que 28 219 n'étaient pas d'accord 
(http://www.vie-publique.fr/actualite/alaune/mayotte-101a-me-da-partement-franapais.html#).

En fait, 95,26 % des 61,12 % personnes inscrites qui ont voté ont choisi le " oui ", tous les autres 
(environ 40% de la population) n'ont pas voté pour : ils se sont soit abstenus soit ont voté contre.

De plus, il n'y a eu que 43 393 inscrits votant pour la départementalisation (sur 71 612 inscrits)
 alors que la 
population officielle de Mayotte est de 186 452 habitants, à laquelle il faut rajouter selon des 
estimations 2007, une population clandestine de l’ordre de 52 à 55 000 personnes.

En fait, il y a très peu de Mahorais inscrits sur les listes électorales (même pas 40%, sans compter 
que plus
 de 50 000 habitants sont en situation illégale et ne peuvent pas être recensés ni s'inscrire) et 
sur cette infime proportion d'inscrits, 60% seulement ont voté.

Ainsi, en réalité, sur une population de 241 452 habitants environ (voire plus) seules 43 393 personnes
 ont voté pour la départementalisation.

Alors doit-on toujours dire que 95,26 % des Mahorais sont pour la départementalisation ?

Les chiffres parlent d’eux-mêmes et montrent que cette assertion des médias est fausse
 et archi-fausse.

La question que l’on peut se poser : les médias en France sont-ils encore libres ?

* L’explication du vote des Mahorais

Les quelques personnes participant au vote sur le référendum à Mayotte ont eu une position

 alimentaire et ont surtout choisi d'obtenir le RMI.

Jean-François Touzé, président de la Nouvelle Droite Républicaine, conseiller régional d'Ile-de-France, a
 estimé sur son blog (http://www.rebelles.info/article-29725192.html) que " Le oui massif des habitants
 de Mayotte n’est, certes pas, un cri d’amour à la France. C’est un oui franc et massif au RMI, à l’aide 
économique et aux subventions (...)".

Cet article au lien suivant : 
http://www.francesoir.fr/politique/2009/03/30/outre-mer-mayotte-rejoint-les-dom.html, montre bien
 que la mobilisation pour le référendum à Mayotte n'a pas été aussi forte que prévu 
(puisque 40% des Mahorais ont choisi de ne pas voter) et que ceux qui l'ont fait ont surtout été 
sensibles à la "promesse d’un alignement des prestations sociales sur celles de la métropole".

Le site Wikipédia explique que : «Le statut de DOM est peut-être incompatible avec le maintien 
du statut personnel (voir plus bas), la question n'est d'ailleurs pas claire à ce sujet, dès lors que par 
exemple : certains Guyanais disposent d'un tel statut, et que la Constitution « protège » le 
statut personnel. 
Cependant, la transformation de Mayotte en DOM permettrait l'attribution du revenu minimum 
d'insertion, ce qui explique le lobbying d'une grande partie de la classe politique en ce sens.»
 (Voir au lien suivant : http://fr.wikipedia.org/wiki/Mayotte)

* Les conséquences de la départementalisation de Mayotte

Cette départementalisation non seulement va entraîner des conséquences très importantes 

de nature juridique notamment 
(http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5h-J1llwIAm60jlGNutLwATLVhFGA)
 mais en plus coûter très cher à la France 
(http://www.ifrap.org/Mayotte-les-vrais-enjeux-de-la-departementalisation,1128.html).

Il ne faut pas oublier que les Mahorais sont en majorité musulmans. De tradition sunnite, 
mais teinté de croyances africaines et malgaches, l'islam est pratiqué par 98 % de la population
 mahoraise.

Par conséquent, avec la départementalisation de Mayotte, naîtra une incompatibilité entre
le statut de droit commun et le statut personnel dérogatoire au Code civil et à la laïcité,
 réservé aux musulmans originaires de Mayotte.

La départementalisation de Mayotte risque aussi transformer la région des Comores en poudrière,
 la Ligue arabe contestant ce référendum.

Le comportement de la France est extrêmement grave car :

1) elle a organisé un référendum en violation du droit international (alors même que cela comporte
 des risques d'embrasement)

2) et en plus, elle manipule les chiffres : 43 393 inscrits votant pour la départementalisation sur une 
population de 186 452 habitants, près de 40% des inscrits s'abstenant ou votant contre et on entend
 tous les médias clamer que les Mahorais ont voté à 95,26% pour la transformation du statut 
de Mayotte en Département ?

Sources :
http://www.cg976.fr/index.php?id=145
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mayotte
http://www.beit-salam.km/article.php3?id_article=472
http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/societe/20090327.FAP2994/mayotte_francaise_
ou_comorienne.html
http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/afrique/mayotte.htm
http://fr.news.yahoo.com/3/20090327/tfr-mayotte-referendum-statut-56633fe.html
http://www.linternationalmagazine.com/article5493.html
http://www.avocatcomores.com/pagesweb/revuepresse.php
http://www.survie-paris.org/IMG/pdf/090323MEMORANDUM-V23032009.pdf
http://tf1.lci.fr/infos/monde/afrique/0,,4328408,00-la-ligue-arabe-denonce-l-occupation-francaise-.html

http://www.bondamanjak.com



dimanche 1 décembre 2013

Transfert de la capitale des COMORES de Dzaoudzi à Moroni

Extraits d'allocutions du président SAID MOHAMED CHEIKH 


http://www.youtube.com/watch?v=FfDwwAvwjKs

http://www.youtube.com/watch?v=hKMb4S9Nm-U

samedi 16 novembre 2013

Le président IKILILOU reçoit une envoyée spéciale du président HOLLANDE

Entretien avec la presse de Mme Doux après la rencontre avec le chef de l’Etat.


Mme DOUX : Ecoutez d’abord, j’avais des messages du Président de la République française pour Monsieur le Président IKILILOU Dhoinine, nous avons discuté de la Coopération dans la région de l’océan indien, puisque je suis ambassadrice pour la coopération dans tout l’océan indien, nous avons essayé de voir plusieurs pistes pour renforcer encore ces coopérations dans les différents pays de l’océan indien mais aussi bien entre les îles.


Q. Jusqu’à récemment c’est Monsieur Philippe Lessen qui dirigeait la partie française aujourd’hui c’est vous qui le remplacez, quelle pourrait être le motif de ce changement ?
Mme Doux : Régulièrement en France les hauts fonctionnaires et donc les Ambassadeurs changent de postes et d’autres arrivent donc voilà c’est ce qui s’est produit dernièrement sur ce poste-là.

Q .A quand va-t-on mettre en œuvre les déclarations de Paris ?
Mme Doux : Ecoutez, nous y travaillons c’est pourquoi nous sommes là avec mon collègue Philippe LACOSTE, c’est pour avancer dans les coopérations et continuer la discussion et le travail.

Q .La finalité de toutes ces discussions c’est le retour de Mayotte dans son giron naturel conformément à la résolution des Nations Unies ; qu’en pensez-vous ?
Mme Doux : On travaille concrètement et ce qui est important c’est que les gens, les populations des îles soient en sécurité et que les choses se passent bien, c’est là-dessus que nous travaillons et nous envisageons des solutions très concrètes pour éviter les drames que nous connaissons.

Q .Madame, parmi ces solutions que vous préconisez, qu’en est-il de la question du visa Balladur qui constitue en général la cause première des décès entre le bras de mer qui sépare Mayotte d’Anjouan ?
Mme Doux : On travaille je vous l’ai dit sur les choses extrêmement concrètes, on l’a encore fait ce matin, nous allons continuer d’y réfléchir puisqu'une réunion doit avoir lieu prochainement comme c’était prévu d’ailleurs dans la Déclaration de Paris. Vous voyez, tout ce qui a été prévu est en train de se décliner, en train de se faire, on va se réunir encore très prochainement à Paris pour étudier toujours très concrètement des pistes pour que les choses se passent bien et pour qu’entre les îles, les gens soient en sécurité, voilà ce qui importe au Président des Comores, voilà ce qui importe au Président de la France.

Q .Mais va-t-on continuer à maintenir encore ce visa Balladur, ou bien une solution intermédiaire sera proposée en attendant les résultats des travaux du Haut Conseil Paritaire ?
Mme Doux : On vous a dit qu’on y réfléchissait ensemble, on essaie de voir de manière très concrète comment on peut faire évoluer les choses.

Source : Site officiel Présidence COMORES.
15/11/2013

vendredi 15 novembre 2013

Admission des COMORES à l'ONU : 12 NOVEMBRE 1975

Discours de M. Saïd Mohamed JAFFAR , président des COMORES,  (admission des COMORES à l'ONU).

COMORES / ONU : Intervention  M. Saïd Mohamed JAFAR  à l’ONU le 12 novembre 1975
"Qu'il me soit permis tout d'abord de vous exprimer, au nom du peuple comorien, notre profonde gratitude pour l'accueil si chaleureux que vous avez réservé à la candidature du jeune Etat des Comores. Nos remerciements vont tout d'abord aux membres du Conseil de sécurité dont la recommandation favorable et sans équivoque a déterminé le sens de la quasi-unanimité de l'Assemblée générale.
Nous sommes heureux aujourd'hui, devant l'Assemblée, de pouvoir, la tête haute, rappeler les grandes étapes ainsi que les méthodes de notre lutte de libération. Conscients aussi bien de nos insuffisances matérielles de tous ordres, des dimensions réduites de notre territoire que des problèmes liés à sa position géographique, le peuple comorien a choisi de se libérer de la domination coloniale en usant uniquement de moyens pacifiques basés sur la persuasion et le dialogue avec la Puissance administrante.
Alors qu'il était question d'indépendance depuis le début des années 60, l'étape déterminante a été le vote d'une résolution par laquelle, le 22 décembre 1972, le peuple comorien, à travers ses élus, s'est solennellement engagé dans la voie de l'indépendance, dans l'unité nationale et l'intégrité territoriale des Comores.
Le processus ainsi engagé a abouti aux accords du 15 juin 1973 en vertu desquels la France, officiellement, a reconnu la vocation des Comores, une et indivisible, à l'indépendance.
Le référendum du 22 décembre 1974, par son 'oui” massif— 95 p. 100 en faveur de l'indépendance, avec une participation électorale de 93 p. 100 — a été la consécration de cette volonté inaltérable de libération et d'émancipation du peuple comorien. A l'intérieur, cette action vis-à-vis dé la Puissance administrante a été facilitée par l'appui efficace d'un grand nombre de pays dont, notamment, ceux de nos frères d'Afrique, du monde islamique et de tous les pays épris de paix et de liberté. L'OUA, par son Comite de libération et le groupe africain au sein de cette assemblée, l'ONU, par son Comité spécial de décolonisation, se sont déployés pour sensibiliser l'opinion internationale quant à la menace qui pèse sur l'intégrité de notre territoire national, tout en gardant la sérénité nécessaire pour saluer à chaque étape de notre cheminement vers l'indépendance, les efforts accomplis par les parties intéressées.
Comment le peuple comorien, devant une telle solidarité, une telle mobilisation, pourrait-il rester insensible ?
Et pourtant, malgré tous ces appuis, nous nous présentons seuls devant vous ! Le Conseil exécutif' national a demandé à la France de parrainer la candidature des Comores à l'ONU, comme il est d'usage. Celle-ci n'a pas cru devoir répondre favorablement à notre appel. Est-ce le destin qui a voulu que l'affaire des Comores soit toujours entourée d'énigmes ? Allah l'omniscient est seul capable d'y répondre.
Les regrets que nous éprouvons devant cette attitude sont d'autant plus grands qu'au cours de la période très courte qui a couru du 22 décembre 1972 jusqu'au 6 juillet 1975, en passant par le référendum d'autodétermination du 22 décembre 1974, la France a conditionné l'indépendance des Comores à l'accomplissement de certains délais, à de nouvelles exigences, qui ne pouvaient qu'encourager la partition de notre pays.
La déclaration unilatérale de l'indépendance du 6 juillet 1975 n'est pas un acte de défi lancé contre la France; c'est plutôt l'expression de notre volonté et de notre détermination face aux manœuvres de certains milieux, au sein de la République française, qui restent, malgré le courant irrésistible de l'histoire, attachés désespérément aux délices de la colonisation.
L'indépendance des Comores ainsi que l'admission de notre pays au sein de l'organisation s'appliquent bien entendu à l'ensemble de notre territoire national. Cette position découle des principes de la Charte des Nations Unies. Elle a été réaffirmée par la résolution 1514 (XV) de décembre 1960
Pour ce qui est des Comores, les résolutions 3161 (XXVIII) et 3291 (XXIX) de l'Assemblée générale, de même que les déclarations du Gouvernement français du 26 août et du 24 octobre 1974, sont catégoriques.
Or, depuis que nous nous sommes déclarés indépendants, l'ex-puissance administrante a installé sur une partie de notre territoire une administration directe. Celle-ci échappe à l'autorité légitime de notre gouvernement et méconnaît, premièrement, notre souveraineté et, deuxièmement, les acquis du Statut de l'autonomie interne.
Les pourparlers engagés par les Gouvernements comorien et français durant la première quinzaine du mois d'octobre dernier sur le transfert des pouvoirs pour l'ensemble de notre pays ont dû être suspendus, par suite d'un désaccord fondamental sur le caractère sacré et non négociable de notre intégrité territoriale et sur le principe de la non-ingérence dans les affaires intérieures des deux Etats souverains
Depuis cette date, nous assistons, dans notre pays, à un drame politique et humain extrêmement grave. Nous voyons, d'un côté les instances dirigeantes de l'ex-puissance administrante s'efforcer de briser notre unité nationale par des procédés dits institutionnels, mais étrangers et inapplicables à notre jeune Etat souverain. De l'autre côté, des bandes de fanatiques détruisent systématiquement des villages entiers et organisent la déportation massive d'une population pacifique et sans protection avec la complicité passive et active de la gendarmerie française, de la Légion étrangère et des fusilleurs marins français.
Nous laissons à l'Assemblé le soin d'apprécier la gravité de cette situation en souhaitant du fond du cœur qu'ensemble, avec toutes les parties intéressées, nous trouvions une solution juste équitable et appropriée.
Les Comores sont un ensemble de quatre situées dans l'océan Indien à l'entrée de canal de Mozambique, nous occupons une position privilégiée mais difficile sur la route du pétrole. Alors que l'océan Indien était resté une zone de paix, nous nous inquiétons, à juste titre, de tous les indices qui montrent que cette région du monde est en train de devenir une zone d'affrontement.
Avec 300 000 habitants répartis sur 2 235 kilomètres carrés, l'archipel est un pays aux dimensions réduites. C'est aussi un pays sous-développé. La situation économique et sociale, dramatique, nous pose beaucoup de problèmes. Tout cela fait que nous sommes un pays vulnérable. Mais, c'est justement cette situation de faiblesse qui fait que notre volonté de coopération internationale est forte et authentique. Et c'est parce que nous sommes un pays pacifique que nous préférerons toujours, lorsque cela sera possible, la solution supranationale. C'est ainsi que nous adhérons sans réserve à toutes les dispositions de la Charte qui prévoit le règlement pacifique des conflits et le développement du respect du droit international.
Pays du tiers monde, nous comptons beaucoup sur l'ONU et, à la mesure de nos moyens, nous travaillerons pour lui donner les possibilités de répondre à nos espoirs. L'ONU peut et doit sauvegarder la souveraineté des petits Etats, L'ONU peut et doit créer toutes les conditions juridiques et pratiques d'une solidarité entre les Etats. L'ONU peut et doit permettre d'humaniser les rapports entre les peuples du monde. Et, enfin, l'ONU peut et doit faire admettre un nouvel ordre économique international fondé sur la justice, l'égalité et le droit au bien-être.
La France s'est résolument engagée dans la décolonisation dès le début des années 60. Bien souvent, elle s'est posée en défenseur du tiers monde, récusant toute politique d'hégémonie, contestant un ordre économique et financier injuste. Cela, nous n'avons pas voulu l'oublier et nous pensons que la France, fidèle à son idéal de liberté, à ses traditions démocratiques, respectera la volonté massivement exprimée par le peuple comorien le 22 décembre 1974. C'est la seule attitude qui soit digne d'elle et la seule qui soit conforme au désir d'amitié et de coopération maintes fois exprimé par nos deux peuples.
Je voudrais, avant de terminer, présenter toutes les félicitations de mon pays au Président de l'Assemblée générale pour son élection à la tête de l'Assemblée. Je suis persuadé que, sous sa haute et sage direction, les travaux de l'Assemblée seront couronnés de succès.
Pour bien marquer notre foi en l'Organisation, mon pays a décidé d'adopter comme jour de fête nationale la date d'aujourd'hui — date de notre admission en tant qu'Etat, uni et souverain, Membre de l'ONU ".


ONU, New York,
12 Novembre 1975.

mercredi 13 novembre 2013

Profanation des sépultures de Mr et Mme Abdul Rassul KALFANE

Le "père" Abdul Rassul KALFANE, je l'ai vu, mais ne l'ai pas connu ;  nombreux de ses enfants et neveux ont été, par contre, des amis depuis les lycées.
Que cette publication dans mon blog d'un résumé de sa vie par DRAMSI, soit un témoignage de ma sympathie renouvelée, mais aussi et surtout l'expression de ma condamnation d'un acte ignoble où qu'il se fasse, particulièrement dans notre pays.
Qu'Allah pardonne et accueille en son Eden les deux disparus, amine.


                    Profanation des sépultures de Mr et Mme Abdul Rassul KALFANE,

                                                                                                                                       par DRAMSI Firozali

Cet acte blasphématoire perpétré par la personne ou son commanditaire pour porter atteinte à une famille comorienne d'origine indienne est condamnable par le code pénal comorien qui précise que toute violation d'un lieu sacré peut faire l'objet d'une poursuite judiciaire et punissable. Pour nous les musulmans, la tombe est un lieu sacré où les familles et les amis viennent se recueillir à la mémoire du défunt du fait même qu'il constitue la dernière demeure et la profanation de ces tombes équivaut à un 2ème enterrement.

Je voudrais, en tant que gendre de Feu Mr Kalfane et Feue Mme Kalfane, résumer en quelques lignes leur parcours pour les jeunes générations qui ne les ont pas connus. Cette famille est arrivée aux Comores en 1836 quand le boutre de Mr Dramsi qui faisait la route des Indes a échoué à Mayotte, Mr Dramsi étant l'arrière grand-père de Mr Abdul Rassul et tout le reste de la génération est né et grandi aux Comores.

Aux yeux de tous, Mr Kalfane n'était-il pas un comorien ? Je serais mal placé pour étaler au grand jour ce qu'il a fait pour son pays mais je peux le résumer en disant qu'il a pris personnellement des risques physiques lors de la campagne électorale du Président Said Mohamed Cheikh en lançant des tracts à bord d'un petit avion qui s'est écrasé du côté de Koimbani : il s'en est sorti mais a gardé des séquelles au restant de sa vie et engagé également ses biens personnels pour la libération du pays pris en otage par les mercenaires pour le bien-être de la population.

Il a également aidé bon nombre de nos dirigeants du pays, qui se reconnaîtront et qui j'espère auront le courage de se manifester, en subvenant à leurs études pendant de longues années. N'est-ce pas là le devoir d'un père pour ses enfants qui étaient ses frères et sœurs comoriens ?

Et j'aimerais également insister, que Mr Kalfane en tant que Chef de la Communauté Ismailie se rendait également dans la grande mosquée du vendredi ainsi que dans la mosquée Ben Soumet pour faire ses prières et toujours à la recherche de la vérité spirituelle et que dans son testament il voulait être enterré auprès de sa fille Yasmine décédée à l'âge de 7 ans à son domicile.

L'enterrement de Mr Kalfane dans ce « Panthéon des Comores » a été décidé par la haute notabilité des Comores à Badjanani et sur proposition de Feu Mr Abbas Djoussouf et je suis triste de constater qu'aucun membre de cette commission ne se soit manifestée pour condamner cet acte odieux ni qu'aucun dirigeant politique ne soit monté à l'antenne pour condamner ce sacrilège qui tout en portant atteinte directement à la famille Kalfane touche également toute la Umma musulmane notamment tous les Comoriens et Comoriennes.

Je terminerais en rappelant que c'est le chemin de tous vers cette demeure éternelle qui sera notre résidence sacrée et le ou les auteur(s) de cette profanation, a commis un acte vraiment répréhensible, choquant et bouleversant dans un pays tolérant et pacifique comme les Comores. Qui a commis cet acte odieux ? Quel sont les motifs ? Des questions sans réponses.

Enfin je remercie tous les amis qui ont manifesté leur solidarité à l'article d'Amir Elarif qui a été le premier à réveiller sur Facebook les consciences sur cette perte d'identité et de repères que connaît notre pays.

Mr DRAMSI Firozali

dramsi@hotmail.fr
contact : + 269 3373839 ou 7731935

jeudi 24 octobre 2013

Une nouvelle espèce de moustique découverte à Mayotte !


Une nouvelle espèce de moustique a été découverte début septembre, à Mayotte, par les chercheurs de l’Institut de recherches et de développement (IRD) à Montpellier. L’espèce mahoraise, qui fait partie des moustiques qui peut transmettre des virus, a été baptisée "Stegomyia pia".


Le "Stegomyia pia". Ce nom bizarroïde est le nom donné à la nouvelle espèce de moustique découverte à Mayotte, par les chercheurs de l’Institut de recherches et de développement (IRD) à Montpellier et de leurs partenaires de l’Agence régionale de santé océan Indien. Ils ont effectué cette découverte qu’ils qualifient d’"inattendu" alors qu’ils passaient au crible l’île mahoraise, dans le but d’établir un inventaire complet des espèces de moustiques qu’ont peut y trouver, selon l’AFP.

"Le Stegomyia pia" aidera à lutter contre les maladies virales

Quelle est donc la physionomie du "Stegomya pia" ? Selon les chercheurs qui ont fait sa découverte, « il a un corps noir, brillant, orné d’écailles à reflet argenté ou jaune ». Ces derniers précisent que ce nom lui a été donné car "Pia" signifie "joli" en Shimaore, la langue locale parlée à Mayotte. Toutefois, sous l’apparence flatteuse du moustique se cache « un caractère nuisible », selon l’IRD. Le nouveau moustique en effet n’est pas sans danger. Son espèce appartient au même groupe que les moustiques « connus pour être porteurs des maladies virales comme la dengue et la chikungunya », expliquent les chercheurs.

D’après les scientifiques, « toutes ces espèces sont proches sur les plans morphologiques et physiologiques. Elles partagent aussi de nombreux traits de vie : gîtes larvaires préférentiels, habitudes alimentaires et la longévité ». Mais le "Stegomyia pia" devrait être utile pour la prévention des maladies liées aux piqûres de moustiques, notent les chercheurs. « Il permettra notamment de mieux connaître les moustiques susceptibles d’être combattus et devrait conduire à renforcer l’efficacité des programmes de prévention de ces maladies. » De quoi redonner de l’espoir aux victimes du paludisme, de la dengue ou encore du chikungunya.


in AFRIK.COM ,3 Oct.2013.