lundi 29 avril 2013
Communiqué du Docteur ABDELAZIZ RIZIKI MOHAMED
Le Docteur Abdelaziz Riziki Mohamed nous a adressé ce Communiqué pour diffusion.
Surenchère haineuse et accusations sans preuves contre une famille
Résurgence de haines politiques interfamiliales contre la famille Ahmed Abdallah
Par ARM
Le 7 octobre 2011, nous avons cosigné avec le Docteur Ali Abdou Mdahoma une tribune contre un article injurieux du blog de propagande d’Ahmed Sambi contre M’Madi Ali, alors Directeur de Cabinet du Président Ikililou Dhoinine Chargé de la Défense. M’Madi Ali ne comprenait pas pourquoi l’ancien Président mettait toutes ses fautes sur son entourage, alors que si celui-ci était incompétent et l’avait trahi comme il le prétend, il avait largement le temps et le pouvoir constitutionnel de le congédier et de le remplacer par plus loyal et plus compétent. Pour se venger, les rédacteurs de l’article haineux avaient insulté le père de M’Madi Ali, alors que celui-ci n’a jamais fait de politique. Suite à la publication de notre tribune, l’article litigieux a été retiré du blog, dont les animateurs nous demandèrent de nous insurger également contre les attaques du RIDJA contre le père de Mohamed Bacar Dossar. Ce que nous fîmes par esprit d’apaisement, et toujours en conformité avec l’idée selon laquelle les actes publics d’un acteur politique ne doivent pas donner lieu à des attaques indignes contre sa famille. En d’autres termes, notre démarche n’avait qu’un seul but: rappeler aux politiciens comoriens que les griefs qu’on a contre un adversaire politique ne doivent pas inciter à des attaques contre sa famille.
Cela étant, il est utile de rappeler qu’une tentative de coup d’État a eu lieu aux Comores dans la nuit du 19 au 20 avril 2013. C’est un acte condamnable. Mais, il ne doit pas être un prétexte d’assouvissement de vieilles querelles politiques à caractère familial ou clanique. Au surplus, la condamnation hypocrite de cette tentative de putsch ne doit pas se transformer en manœuvre de récupération politique et d’exploitation politicienne, soit par des autorités qui ne maîtrisent pas leurs dossiers, soit par d’autres acteurs politiques qui veulent jouer le beau rôle et se mettre en valeur. Il existe des moyens plus honnêtes pour se refaire une virginité politique que de porter des accusations très graves contre toute une famille, la famille de l’ancien chef d’État Ahmed Abdallah Abderemane, qui a dirigé les Comores de 1978 à 1989, après avoir été l’artisan de la proclamation unilatérale de l’indépendance du pays, le 6 juillet 1975, ou après avoir été Président du Conseil de Gouvernement de décembre 1972 au coup d’État qui l’a chassé du pouvoir le 3 août 1975.
Ce faisant, si son fils Mahmoud Ahmed Abdallah est soupçonné d’avoir une relation avec la tentative de putsch du 19 au 20 avril 2013, il n’est pas normal que des acteurs politiques, dont un homme d’État dirigeant le Cabinet du Président des Comores et la Défense du pays, se livrent à des attaques contre une famille. Toute stigmatisation d’un groupe social est condamnable, et quand elle touche une famille, on entre dans l’interdit social, surtout dans un pays comme les Comores, à la sociologie par trop complexe. Que celui qui n’acceptera pas qu’on stigmatise sa famille ne stigmatise pas la famille d’autrui. Nos divergences politiques, aussi profondes puissent-elles être, si tant est que des divergences politiques existent aux Comores, ne doivent pas conduire à la surenchère haineuse contre une famille.
Or, en lisant le communiqué publié ce 28 avril 2013 par Salim Ahmed Abdallah au nom de sa famille, on apprend ceci: «Nous condamnons tout particulièrement, les propos irresponsables, accusatoires, tendancieux et diffamatoires tenus par certains responsables tels: l’ancien ministre Mr Fahmi SAID IBRAHIM, l’ancien Ministre, Mr Ali Msaidie et son ami l’actuel Directeur de Cabinet à la Présidence Responsable de la Défense, Mr Ahamada Madi Bolero; qui doivent comprendre qu’ils ne sont pas au-dessus des règles et procédures de l’enquête. À l’heure où nous publions ce communiqué, aucune mise en examen ou inculpation n’a été prononcée. Nous tenons à rappeler s’il en est donc besoin que la présomption d’innocence est un principe garanti par nos lois».
Objectivement, on ne connaît à Salim Ahmed Abdallah aucune activité politique. Indigné par des attaques injustifiables et injustifiées contre sa famille, il en appelle au respect de la dignité de celle-ci. D’ailleurs, un communiqué de la Fondation comorienne en date du 25 avril 2013 a été publié, mais a été ignoré, dans un pays où chacun cherche à exploiter cette tentative de putsch pour faire couler d’autres et se placer en bonne position en cas de remaniement ministériel. Ce communiqué de la FCDH rappelle l’utilité de respecter toutes les règles de la procédure, comme le souhaite la famille Ahmed Abdallah, d’ailleurs. Mais, la classe politique comorienne est tombée à un tel niveau d’indignité et de nullité qu’on ne respecte rien. Or, même si, sur Internet, nous nous enflammons, nous savons tous que la présomption d’innocence doit être respectée et les autres droits des personnes aux arrêts aussi.
Qu’est-ce qu’on n’a pas entendu depuis le 20 avril 2013? On nous dit pêle-mêle: ce n’est pas Ikililou Dhoinine qui était visé, mais Ahmed Sambi, Mouzaoir Abdallah devait être le Premier ministre du régime politique issu du putsch (Mouzaoir Abdallah!), il n’y a pas eu tentative de coup d’État mais une machination montée par Hamada Madi Boléro pour se donner de l’importance, Mouigni Baraka, Gouverneur de la Grande-Comore, est impliqué dans l’affaire, bref, tout et n’importe quoi… Toujours sans le commencement d’un début de preuve. Mais, la haine aiguise l’imagination, malheureusement, dans un sens négatif.
Quand nous avons appris la possible implication de Mahmoud Ahmed Abdallah dans cette tentative de déstabilisation, nous avons exprimé notre surprise, nous qui connaissons la relation d’amitié, de confiance et d’estime existant entre Ikililou Dhoinine et le Colonel Cheikh Ahmed Abdallah, Attaché de Défense à l’Ambassade des Comores à Paris. Que dire de l’amitié entre le couple présidentiel et Nassuf Ahmed Abdallah, que le Président et sa femme appellent affectueusement «Hadj», et qui est Conseiller d’Ikililou Dhoinine? Si la famille Ahmed Abdallah voulait faire du mal à Ikililou Dhoinine, elle a eu 1000 occasions de le faire, notamment ce jour de février 2011, quand le Président élu était l’invité personnel du Colonel Cheikh Ahmed Abdallah dans sa résidence familiale à Montreuil, en Région parisienne. Aujourd’hui, les poisons sont tellement efficaces qu’ils ne tuent pas le jour de leur absorption, et certains parmi eux sont indétectables. C’est vous dire…
Donc, si nous cédons tous à la tentation de jouer les Sherlock Holmes, mais de manière négative, en fustigeant tel politicien ou tel autre, à la limite, même un parti politique ou une alliance entre organisations politiques, cela ne saurait concerner une famille au sens biologique du terme. Quelle que soit la famille qui sera injustement accusée, nous défendrons son droit à ne pas être stigmatisée. La famille Ahmed Abdallah est une famille d’une grande propreté morale et d’une grande dignité, une famille dont l’honneur est une réalité. C’est une famille qui ne s’appartient pas, elle qui est devenue une sorte de «famille nationale», compte tenu du rôle éminent joué dans l’Histoire des Comores par notre père à tous, le Président Ahmed Abdallah, que nous soyons d’accord avec sa politique ou pas. Respectons cela au moins. S’il existe des preuves que cette noble et respectable famille, en tant que groupe social et entité, est impliquée dans cette tentative de déstabilisation, qu’on nous les présente. Qu’on nous les présente, au lieu d’alimenter des rumeurs meurtrières qui ne grandiront personne.
© www.lemohelien.com – Lundi 29 avril 2013.
dimanche 28 avril 2013
Mariage homo et tentative de putch, par Mohamed Chaher
Mariage homosexuel à Momoju et tentative de coup d'Etat à Moroni !
Tels sont les deux événements essentiels des derniers jours aux Comores.
Le mariage gai !
Non que les législateurs comoriens ont voté une loi autorisant le mariage de deux personnes de même sexe, loin de là. C'est le parlement français qui a voté ladite loi appelée à être appliquée dans l'île comorienne de Mayotte que tout le monde, que le monde entier reconnait comme étant peuplée à 99% de musulmans, tolérants certes comme partout aux Comores, mais musulmans croyants et pratiquants. Donc problème !
Est-ce que monsieur ou madame les maires, vous allez marier une paire de femmes ou d'hommes qui se présenteront à vous ? La loi française vous l'imposera, votre religion vous l'interdit. Laquelle des 2 lois, celle d'Allah et celle du Législateur français, privilégierez-vous en toute conscience ? je vous pose la question.
Invité de la radio Domoni Inter, Hakim A.Said, candidat proclamé à la prochaine présidentielle comorienne, voulut contester l'interpellation d'un théologien de la place qui lui rappelait le danger d'avoir à se soumettre à la loi d'un mécréant : il vous contraint à sa loi contraire à celle de votre croyance et vous amène ainsi au parjure. Relisez donc, pour vous en convaincre, dans le Saint Coran le 23e verset de la Sourate 9, al Tawba.
Je ne sais pas si les maorais accepteraient, si on leur demandait leur avis, qu'une telle loi (sur le mariage homosexuel) s'applique sur leur sol. Un maire ( Ladjo ) a dit haut et fort que ce n'est pas lui qui s'y soumettra, cela n'est pas étonnant de sa part ! Un député ( de Liju ) a balbutié sa position sur le sujet, gêné qu'il est par son appartenance politique. Mais il ne fait pas pire que cet ancien député sarkoziste qui criait haut et fort pour que la loi sur l'interdiction du voile s'applique vite à Mayotte, au moment même où la député communiste de la Réunion insistait pour qu'on ne vienne pas, avec une telle loi, éveiller dans cette île, des démons religieux entre des communautés qui ont de tout temps vécu dans la meilleure entente possible. La loi a été votée, mais les maoraises ont désavoué leur (ancien) député en le renvoyant à sa robe noire, et en continuant aujourd'hui plus qu'hier à porter encore et toujours voile et foulard !
Voilà non seulement la contradiction, mais pire encore, le danger de l'acculturation qu'on impose à son insu, à la population comorienne de Mayotte.
Le projet de putsch à Moroni.
Entendons-nous d'abord sur les mots : il n y a pas eu coup d'Etat, pas même "tentative", mais avortement d'un coup d'Etat en "préparation" ; ce n'est pas la même chose, bien que la condamnation doit être de la même fermeté et de la même sévèrité la sanction des fomenteurs.
Le choix des mots est important dans la situation présente car si il y avait eu tentative, les auteurs auraient été clairement identifiés, arrêtés et vite inculpés. Ce qui n'est pas le cas puisque nombreux des "arrêtés" ne sont pour le moment que "soupçonnés". D'où le long temps pris par le gouvernement pour parler du complot sans avoir jusqu'aujourd'hui dévoilé grand'chose sur les vrais responsables initiateurs. Nous attendons et espérons que rapidement toute la lumière sera faite sur cette affaire pour que la Justice puisse rapidement se mettre au travail..
Parce que l'atmosphère causée par cette incertitude est nauséabonde. Elle autorise en effet des hommes sans foi ni loi à vilipender toute une île, toute une ville, toute une famille alors que le passé récent de ces gens-là leur interdit de donner des leçons : que n'ont-ils pas fait contre l'unité et l'intégrité de notre pays ? à combien s'élèvent les préjudices financiers qu'ils ont causé aux caisses de l'Etat ? Certes les Comoriens aiment avoir la mémoire courte, mais cela n'autorise qui que ce soit, et surtout quand il est Directeur de ceci, SG de celà ou Chef de tel ou tel groupement à accuser sans preuve.
A moins que, comme il se chuchote, ceux-là crient fort pour détourner les regards soupçonneux qui pointent sur eux ? On aurait dit, il paraît, au président Ikililou que ses meilleurs ennemis sont à côté de lui !
Voilà en tout cas pourquoi, après avoir condamné fermement ce projet de coup d'Etat, nous réclamons que les enquêtes soient accélérées pour que rapidement TOUS les responsables de ce projet funeste pour notre pays, soient arrêtés, jugés, et punis le plus sévèrement que le permet la loi.
Car, c'est parce que courent encore et toujours des gens qui ont porté atteinte à la sûreté de l'Etat, à son intégrité et à ses finances, que des mauvais esprits sont tentés, comme eux, d'arriver au pouvoir par les mêmes pratiques.
Dans ce même Blog en 2010, je demandai dans une réflexion sur "le Crime de haute trahison", que " soient traduits en Haute Cour de Justice tous ces traîtres de la Nation, (car) c'est tout ce qu'ils méritent". La suggestion reste aujourd'hui, toujours d'actualité.
Tels sont les deux événements essentiels des derniers jours aux Comores.
Le mariage gai !
Non que les législateurs comoriens ont voté une loi autorisant le mariage de deux personnes de même sexe, loin de là. C'est le parlement français qui a voté ladite loi appelée à être appliquée dans l'île comorienne de Mayotte que tout le monde, que le monde entier reconnait comme étant peuplée à 99% de musulmans, tolérants certes comme partout aux Comores, mais musulmans croyants et pratiquants. Donc problème !
Est-ce que monsieur ou madame les maires, vous allez marier une paire de femmes ou d'hommes qui se présenteront à vous ? La loi française vous l'imposera, votre religion vous l'interdit. Laquelle des 2 lois, celle d'Allah et celle du Législateur français, privilégierez-vous en toute conscience ? je vous pose la question.
Invité de la radio Domoni Inter, Hakim A.Said, candidat proclamé à la prochaine présidentielle comorienne, voulut contester l'interpellation d'un théologien de la place qui lui rappelait le danger d'avoir à se soumettre à la loi d'un mécréant : il vous contraint à sa loi contraire à celle de votre croyance et vous amène ainsi au parjure. Relisez donc, pour vous en convaincre, dans le Saint Coran le 23e verset de la Sourate 9, al Tawba.
Je ne sais pas si les maorais accepteraient, si on leur demandait leur avis, qu'une telle loi (sur le mariage homosexuel) s'applique sur leur sol. Un maire ( Ladjo ) a dit haut et fort que ce n'est pas lui qui s'y soumettra, cela n'est pas étonnant de sa part ! Un député ( de Liju ) a balbutié sa position sur le sujet, gêné qu'il est par son appartenance politique. Mais il ne fait pas pire que cet ancien député sarkoziste qui criait haut et fort pour que la loi sur l'interdiction du voile s'applique vite à Mayotte, au moment même où la député communiste de la Réunion insistait pour qu'on ne vienne pas, avec une telle loi, éveiller dans cette île, des démons religieux entre des communautés qui ont de tout temps vécu dans la meilleure entente possible. La loi a été votée, mais les maoraises ont désavoué leur (ancien) député en le renvoyant à sa robe noire, et en continuant aujourd'hui plus qu'hier à porter encore et toujours voile et foulard !
Voilà non seulement la contradiction, mais pire encore, le danger de l'acculturation qu'on impose à son insu, à la population comorienne de Mayotte.
Le projet de putsch à Moroni.
Entendons-nous d'abord sur les mots : il n y a pas eu coup d'Etat, pas même "tentative", mais avortement d'un coup d'Etat en "préparation" ; ce n'est pas la même chose, bien que la condamnation doit être de la même fermeté et de la même sévèrité la sanction des fomenteurs.
Le choix des mots est important dans la situation présente car si il y avait eu tentative, les auteurs auraient été clairement identifiés, arrêtés et vite inculpés. Ce qui n'est pas le cas puisque nombreux des "arrêtés" ne sont pour le moment que "soupçonnés". D'où le long temps pris par le gouvernement pour parler du complot sans avoir jusqu'aujourd'hui dévoilé grand'chose sur les vrais responsables initiateurs. Nous attendons et espérons que rapidement toute la lumière sera faite sur cette affaire pour que la Justice puisse rapidement se mettre au travail..
Parce que l'atmosphère causée par cette incertitude est nauséabonde. Elle autorise en effet des hommes sans foi ni loi à vilipender toute une île, toute une ville, toute une famille alors que le passé récent de ces gens-là leur interdit de donner des leçons : que n'ont-ils pas fait contre l'unité et l'intégrité de notre pays ? à combien s'élèvent les préjudices financiers qu'ils ont causé aux caisses de l'Etat ? Certes les Comoriens aiment avoir la mémoire courte, mais cela n'autorise qui que ce soit, et surtout quand il est Directeur de ceci, SG de celà ou Chef de tel ou tel groupement à accuser sans preuve.
A moins que, comme il se chuchote, ceux-là crient fort pour détourner les regards soupçonneux qui pointent sur eux ? On aurait dit, il paraît, au président Ikililou que ses meilleurs ennemis sont à côté de lui !
Voilà en tout cas pourquoi, après avoir condamné fermement ce projet de coup d'Etat, nous réclamons que les enquêtes soient accélérées pour que rapidement TOUS les responsables de ce projet funeste pour notre pays, soient arrêtés, jugés, et punis le plus sévèrement que le permet la loi.
Car, c'est parce que courent encore et toujours des gens qui ont porté atteinte à la sûreté de l'Etat, à son intégrité et à ses finances, que des mauvais esprits sont tentés, comme eux, d'arriver au pouvoir par les mêmes pratiques.
Dans ce même Blog en 2010, je demandai dans une réflexion sur "le Crime de haute trahison", que " soient traduits en Haute Cour de Justice tous ces traîtres de la Nation, (car) c'est tout ce qu'ils méritent". La suggestion reste aujourd'hui, toujours d'actualité.
mardi 9 avril 2013
Mayotte, terre, non d'immigration mais d’émigration massive !
Je vous recommande avec insistance d'ouvrir le lien suivant : http://www.gisti.org/spip.php?article3047 ! Vous apprendrez si vous ne le saviez déjà (mais lisez tout !) que beaucoup de maorais émigrent pour chercher meilleure vie, parce que la misère est (malheureusement) présente aussi à Mayotte (n'est-ce pas Hakim A.Said ?), que cette misère n'a pas pour cause les "immigrés clandestins", contrairement à ce que clament les "responsables" politiques et administratifs dans cette 'île lorsqu'ils veulent cacher leur incapacité à répondre aux aspirations légitimes de la population maoraise. Je vous livre juste la conclusion de cette étude intéressante car sérieuse et instructive:
"On comprend dès lors mieux le rôle joué par les discours sur l’immigration massive. Les responsables politiques locaux et nationaux se trouvent ainsi dédouanés à bon compte de leurs responsabilités. Désigner le Comorien comme bouc émissaire de tous les maux permet de détourner l’attention des problèmes économiques et sociaux de l’île, des carences de l’État social, des discriminations systémiques,etc. La presse hexagonale participe de cette opération en relayant les clichés vendeurs sur l’immigration, présentée comme une « catastrophe ». Ainsi, les souffrances sociales vécues par la grande majorité des Mahorais restent ignorées, les aspirations des habitants de l’île sont passées sous silence, ce qui permet aux décisions les concernant de pouvoir continuer à se prendre loin d’eux, sans eux".
Bonne lecture !
"On comprend dès lors mieux le rôle joué par les discours sur l’immigration massive. Les responsables politiques locaux et nationaux se trouvent ainsi dédouanés à bon compte de leurs responsabilités. Désigner le Comorien comme bouc émissaire de tous les maux permet de détourner l’attention des problèmes économiques et sociaux de l’île, des carences de l’État social, des discriminations systémiques,etc. La presse hexagonale participe de cette opération en relayant les clichés vendeurs sur l’immigration, présentée comme une « catastrophe ». Ainsi, les souffrances sociales vécues par la grande majorité des Mahorais restent ignorées, les aspirations des habitants de l’île sont passées sous silence, ce qui permet aux décisions les concernant de pouvoir continuer à se prendre loin d’eux, sans eux".
Bonne lecture !
samedi 23 mars 2013
Chasse à des enfants de l'école de Mzuwaziya (MAORE)
57 ENFANTS RETIRÉS DE FORCE DE LEUR ÉCOLE À MZOUAZIA
A
Mzouazia, dans le sud de Mayotte, 57 enfants ont été retirés de force
de leur école par des habitants du village en février dernier. La
cause ? Leurs parents seraient des sans-papiers, originaires
des Comores. Dans un message qui circule actuellement sur internet, ceux
qui se présentent comme des "citoyens indignés" dénoncent le sort qui a
été réservé à ces enfants et comparent cela aux "rafles" qui avaient
lieu sous le gouvernement de Vichy. Cette chasse inadmissible est aussi
synonyme de dérives d'une immigration incontrôlée et de fait
incontrôlable
Les
tensions sont vives dans le Sud de Mayotte actuellement. Il y a un
mois, la population mahoraise, excédée par des cambriolages et des
violences, qu'elle estime liée à la population immigrée, est montée au
créneau et a décidé de se faire justice elle-même.
Des villageois ont ainsi contraints des enfants, qui seraient nés de parents originaires des Comores, à quitter leur établissement scolaire à Mzouazia. Ils sont 57 à avoir été chassés, parfois assez violemment selon des témoins, et cela malgré leurs cris et leurs pleurs, alors que les gendarmes ne seraient pas intervenus, rapporte le site d'informations Malango.
Suite à cette expulsion, les services de l'Etat ont condamné les faits, estimant qu'il est "inacceptable que des enfants aient été pris ainsi en otage parce que d'origine étrangères", a souligné Jean-Paul Frédéric, directeur de cabinet du préfet, note le site Malango. "C'est une ségrégation sévère qui relève de la loi pénale", a-t-il ajouté, précisant que "les reconduites à la frontière sont une compétence de l'Etat".
Jean-Paul Frédéric a annoncé dans le même temps que des actions ciblées "au cours desquelles les habitants vont nous indiquer où se trouvent les gens qui n'ont pas vocation à rester sur le territoire seront menées". Imaz Press Réunion a contacté la préfecture de Mayotte afin que le préfet s'explique sur ces propos. Ce dernier "ne souhaite pas faire de commentaires", nous a répondu la chargée de communication.
Dans un courrier qui circule actuellement sur internet, des "citoyens indignés" comme ils se présentent, attirent l'attention sur la chasse des enfants de sans-papiers à Mayotte. "En 1940, c'était des enfants juifs que les gendarmes français du gouvernement de Vichy allaient chercher dans les écoles. A Mayotte, les sombres procédés de la France de Vichy se répètent honteusement !", écrivent-ils.
Les "citoyens indignés" interpellent le préfet et le vice-recteur de Mayotte pour que ces derniers veillent "au respect des lois françaises" et agissent "pour que de telles exactions ne se renouvellent pas". Ils rappellent entre autres que dans le code de l'Education nationale, il est écrit que "tout enfant peut être accueilli, à partir de l'âge de 3 ans, dans une école proche de son domicile si sa famille en fait la demande" et "aucune condition de nationalité ne doit être opposée et aucune discrimination ne doit être faite pour les enfants étrangers".
Par ailleurs, ces "citoyens indignés" soulignent que les "politiques aberrantes de reconduites à la frontière (26 400 en 2011 dont 6 000 enfants) ont déjà fait plus de 8 000 victimes en mer depuis la mise en place du visa Balladur en 1995". Ils estiment qu'avec "près de 35% de la population sans titre de séjour, les occupants illégaux sont chaque année un peu plus stigmatisés comme étant la source de tous les maux de l'île : l'insécurité, le manque de place à l'hôpital et à l'école..."
"A qui la faute ? Ne serait-ce pas davantage dû à des décisions politiques plutôt qu'à la présence de ces clandestins : très peu de gendarmes pour les rondes de nuit, 66 classes fermées à la rentrée prochaine, grand manque de personnels hospitaliers, d'instituteurs", poursuivent les citoyens indignés, qui s'interrogent : "Si la France s'est bâtie après la guerre avec des valeurs humanistes dont nous sommes tous si fiers aujourd'hui, pourquoi laissons-nous ces mêmes valeurs être bafouées à Mayotte ?"...
... Pour rejoindre l'île, devenue le 101e département français en 2011, des dizaines de Comoriens risquent leur vie tous les jours depuis des années à bord des kwassas, embarcations de fortune. La pression est telle que le rapport démographique a atteint des records : selon les chiffres de l'Insee (institut national de la statistique et des études économiques), 40% des quelque 212 000 habitants de Mayotte sont d'origine comorienne. La plupart sont en situation irrégulière. On estime par ailleurs que 25 à 40% des élèves scolarisés sont issus de familles de sans-papiers.
Suite à la chasse des enfants de leur école à Mzouazia, François Coux, vice-recteur de Mayotte s'était indigné : "Ce qui s'est passé est intolérable ! Tout enfant est en situation régulière dans une école". Il avait également laissé entendre que le nombre d'enfants scolarisés dans cette école dont les parents sont en situation irrégulière "est beaucoup plus nombreux que la moyenne de l'île", peut-on lire sur Malango. Le vice-recteur faisait également remarquer que les papiers nécessaires à l'inscription mentionnant tous une adresse, la plupart des familles d'immigrés devaient être hébergées, gracieusement ou contre loyer, par des familles mahoraises...
À noter qu'en juillet 2012, deux mois après l'arrivée de François Hollande à l'Elysée, Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, avait publié une circulaire interdisant le placement en centre de rétention des familles sans-papiers avec des enfants mineurs. Cette circulaire est applicable dans toute la République française, sauf à Mayotte, car, dit le ministre de l'Intérieur, il s'agit d'un "territoire qui est soumis à une pression migratoire massive".
Toujours en juillet 2012, les ministères de l'Intérieur, des Affaires étrangères et de l'Outre-Mer ont envoyé un haut fonctionnaire, Alain Christnacht, pour dresser un état des lieux de la situation à Mayotte. Sur la base de son rapport rendu en octobre le gouvernement français avait annoncé en décembre 2012 que les moyens juridiques et matériels de lutte contre l'immigration irrégulière à Mayotte allaient être renforcés.
Des villageois ont ainsi contraints des enfants, qui seraient nés de parents originaires des Comores, à quitter leur établissement scolaire à Mzouazia. Ils sont 57 à avoir été chassés, parfois assez violemment selon des témoins, et cela malgré leurs cris et leurs pleurs, alors que les gendarmes ne seraient pas intervenus, rapporte le site d'informations Malango.
Suite à cette expulsion, les services de l'Etat ont condamné les faits, estimant qu'il est "inacceptable que des enfants aient été pris ainsi en otage parce que d'origine étrangères", a souligné Jean-Paul Frédéric, directeur de cabinet du préfet, note le site Malango. "C'est une ségrégation sévère qui relève de la loi pénale", a-t-il ajouté, précisant que "les reconduites à la frontière sont une compétence de l'Etat".
Jean-Paul Frédéric a annoncé dans le même temps que des actions ciblées "au cours desquelles les habitants vont nous indiquer où se trouvent les gens qui n'ont pas vocation à rester sur le territoire seront menées". Imaz Press Réunion a contacté la préfecture de Mayotte afin que le préfet s'explique sur ces propos. Ce dernier "ne souhaite pas faire de commentaires", nous a répondu la chargée de communication.
Dans un courrier qui circule actuellement sur internet, des "citoyens indignés" comme ils se présentent, attirent l'attention sur la chasse des enfants de sans-papiers à Mayotte. "En 1940, c'était des enfants juifs que les gendarmes français du gouvernement de Vichy allaient chercher dans les écoles. A Mayotte, les sombres procédés de la France de Vichy se répètent honteusement !", écrivent-ils.
Les "citoyens indignés" interpellent le préfet et le vice-recteur de Mayotte pour que ces derniers veillent "au respect des lois françaises" et agissent "pour que de telles exactions ne se renouvellent pas". Ils rappellent entre autres que dans le code de l'Education nationale, il est écrit que "tout enfant peut être accueilli, à partir de l'âge de 3 ans, dans une école proche de son domicile si sa famille en fait la demande" et "aucune condition de nationalité ne doit être opposée et aucune discrimination ne doit être faite pour les enfants étrangers".
Par ailleurs, ces "citoyens indignés" soulignent que les "politiques aberrantes de reconduites à la frontière (26 400 en 2011 dont 6 000 enfants) ont déjà fait plus de 8 000 victimes en mer depuis la mise en place du visa Balladur en 1995". Ils estiment qu'avec "près de 35% de la population sans titre de séjour, les occupants illégaux sont chaque année un peu plus stigmatisés comme étant la source de tous les maux de l'île : l'insécurité, le manque de place à l'hôpital et à l'école..."
"A qui la faute ? Ne serait-ce pas davantage dû à des décisions politiques plutôt qu'à la présence de ces clandestins : très peu de gendarmes pour les rondes de nuit, 66 classes fermées à la rentrée prochaine, grand manque de personnels hospitaliers, d'instituteurs", poursuivent les citoyens indignés, qui s'interrogent : "Si la France s'est bâtie après la guerre avec des valeurs humanistes dont nous sommes tous si fiers aujourd'hui, pourquoi laissons-nous ces mêmes valeurs être bafouées à Mayotte ?"...
... Pour rejoindre l'île, devenue le 101e département français en 2011, des dizaines de Comoriens risquent leur vie tous les jours depuis des années à bord des kwassas, embarcations de fortune. La pression est telle que le rapport démographique a atteint des records : selon les chiffres de l'Insee (institut national de la statistique et des études économiques), 40% des quelque 212 000 habitants de Mayotte sont d'origine comorienne. La plupart sont en situation irrégulière. On estime par ailleurs que 25 à 40% des élèves scolarisés sont issus de familles de sans-papiers.
Suite à la chasse des enfants de leur école à Mzouazia, François Coux, vice-recteur de Mayotte s'était indigné : "Ce qui s'est passé est intolérable ! Tout enfant est en situation régulière dans une école". Il avait également laissé entendre que le nombre d'enfants scolarisés dans cette école dont les parents sont en situation irrégulière "est beaucoup plus nombreux que la moyenne de l'île", peut-on lire sur Malango. Le vice-recteur faisait également remarquer que les papiers nécessaires à l'inscription mentionnant tous une adresse, la plupart des familles d'immigrés devaient être hébergées, gracieusement ou contre loyer, par des familles mahoraises...
À noter qu'en juillet 2012, deux mois après l'arrivée de François Hollande à l'Elysée, Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, avait publié une circulaire interdisant le placement en centre de rétention des familles sans-papiers avec des enfants mineurs. Cette circulaire est applicable dans toute la République française, sauf à Mayotte, car, dit le ministre de l'Intérieur, il s'agit d'un "territoire qui est soumis à une pression migratoire massive".
Toujours en juillet 2012, les ministères de l'Intérieur, des Affaires étrangères et de l'Outre-Mer ont envoyé un haut fonctionnaire, Alain Christnacht, pour dresser un état des lieux de la situation à Mayotte. Sur la base de son rapport rendu en octobre le gouvernement français avait annoncé en décembre 2012 que les moyens juridiques et matériels de lutte contre l'immigration irrégulière à Mayotte allaient être renforcés.
Lu dans : Blog de Wongo
lundi 18 mars 2013
Lettre au ministre français de l'Intéieur
Moroni 11 mars 2013
Son Excellence Manuel VALLS
Ministre de l'Intérieur,
Place Beauvau,
75800 Paris Cedex 08
Monsieur le Ministre,
Les personnalités comoriennes soussignées ont le plaisir de vous transmettre, pour analyse et appui, copie de la lettre qu'elles ont adressée le 15 mai 2012 à Monsieur François HOLLANDE, Président de la République Française, portant pour l'essentiel sur l'épineuse question de l'île comorienne de MAORE.
Cette question, qui n'a que trop duré, empoisonne les relations d'amitié et de fraternité entre la FRANCE et les COMORES, relations de près de 2 siècles, entraînant une condamnation quasi permanente de la France par la Communauté Internationale.
Monsieur le Président HOLLANDE a bien voulu répondre à cette lettre le 20 février 2013, mais a jugé que le moment n'est peut-être pas encore venu pour évoquer cette question douloureuse.
Pourtant, depuis l'instauration de ce que nous qualifions de visa de la honte, " le fameux VISA BALLADUR ", pour une stratégie purement électoraliste, notre peuple connaît des drames humains sans précédent ; plus de 10 000 (?) comoriens ont perdu la vie dans ce qu'on appelle " le plus grand cimetière marin du monde " c'est-à- dire entre NDZUWANI et MAORE, leur seul tort étant de vouloir circuler librement à l'intérieur de leur pays.
Monsieur le Ministre, nous savons que vous faites partie de cette jeune génération d'hommes politiques français qui n'ont pas connu la colonisation et ses méfaits.
Nous savons également que vous êtes membre d'un parti politique qui a condamné et dénoncé en son temps l'occupation illégale des Comores par la France, qu'il s'agisse de François MITTERAND, alors sécrétaire général du parti socialiste ou des instances dirigeantes de ce parti.
A notre grand regret, les faits sont têtus, nous avons attendu en vain un signal d'apaisement du gouvernement du Président MITTERAND, signal qui n'a jamais pris le chemin de Moroni.
Monsieur le Ministre, nous pensons que l'heure de la vérité a sonné et pour que les responsables avisés tel que vous, puissent aborder sereinement avec nous ce problème qui nuit à l'image de la France dans le monde.
Veuillez, Monsieur le Ministre, croire à nos sentiments les meilleurs.
Signé :
Ali Mroudjae,
ancien Premier Ministre.
Abdallah Halifa,
ancien Président de l'Assemblée Fédérale.
Said Hassane Said Hachim,
ancien Ministre d'Etat aux Affaires Etrangères.
Dr Mouhtar Ahmed Charif,
ancien Ministre des Affaires Etrangères.
Ali Mlahaili,
ancien Ambassadeur des Comores à Paris.
Colonel Abdourazak Abdoulhamid,
ancien Président de la Cour Constitutionnelle.
Son Excellence Manuel VALLS
Ministre de l'Intérieur,
Place Beauvau,
75800 Paris Cedex 08
Monsieur le Ministre,
Les personnalités comoriennes soussignées ont le plaisir de vous transmettre, pour analyse et appui, copie de la lettre qu'elles ont adressée le 15 mai 2012 à Monsieur François HOLLANDE, Président de la République Française, portant pour l'essentiel sur l'épineuse question de l'île comorienne de MAORE.
Cette question, qui n'a que trop duré, empoisonne les relations d'amitié et de fraternité entre la FRANCE et les COMORES, relations de près de 2 siècles, entraînant une condamnation quasi permanente de la France par la Communauté Internationale.
Monsieur le Président HOLLANDE a bien voulu répondre à cette lettre le 20 février 2013, mais a jugé que le moment n'est peut-être pas encore venu pour évoquer cette question douloureuse.
Pourtant, depuis l'instauration de ce que nous qualifions de visa de la honte, " le fameux VISA BALLADUR ", pour une stratégie purement électoraliste, notre peuple connaît des drames humains sans précédent ; plus de 10 000 (?) comoriens ont perdu la vie dans ce qu'on appelle " le plus grand cimetière marin du monde " c'est-à- dire entre NDZUWANI et MAORE, leur seul tort étant de vouloir circuler librement à l'intérieur de leur pays.
Monsieur le Ministre, nous savons que vous faites partie de cette jeune génération d'hommes politiques français qui n'ont pas connu la colonisation et ses méfaits.
Nous savons également que vous êtes membre d'un parti politique qui a condamné et dénoncé en son temps l'occupation illégale des Comores par la France, qu'il s'agisse de François MITTERAND, alors sécrétaire général du parti socialiste ou des instances dirigeantes de ce parti.
A notre grand regret, les faits sont têtus, nous avons attendu en vain un signal d'apaisement du gouvernement du Président MITTERAND, signal qui n'a jamais pris le chemin de Moroni.
Monsieur le Ministre, nous pensons que l'heure de la vérité a sonné et pour que les responsables avisés tel que vous, puissent aborder sereinement avec nous ce problème qui nuit à l'image de la France dans le monde.
Veuillez, Monsieur le Ministre, croire à nos sentiments les meilleurs.
Signé :
Ali Mroudjae,
ancien Premier Ministre.
Abdallah Halifa,
ancien Président de l'Assemblée Fédérale.
Said Hassane Said Hachim,
ancien Ministre d'Etat aux Affaires Etrangères.
Dr Mouhtar Ahmed Charif,
ancien Ministre des Affaires Etrangères.
Ali Mlahaili,
ancien Ambassadeur des Comores à Paris.
Colonel Abdourazak Abdoulhamid,
ancien Président de la Cour Constitutionnelle.
samedi 9 mars 2013
Hymne au grand Balladur, par Aboubacar S.Salim
Merci Grand Balladur de nous aider à mourir entre Anjouan et Mayotte par milliers.
Que deviendrions-nous sans ton visa, oeuvre utile pour résoudre le dilemme du surpeuplement, doucement loin des bruits, des mitraillettes, des roquettes et des bombes comme partout ailleurs en Afrique
Merci Grand Balladur de nous aider à résoudre le problème épineux des cimetières insuffisants pour enterrer nos morts du palu, du sida, du ver solitaire, du cholera et du mal manger
Adorable Balladur tu as inventé un nouveau mode pour conserver les mémoires de nos morts, entre les cendres et l’humus, tu as crée le requin tombeau qui évolue maintenant à coté du requin marteau
ô frères japonais, qui êtes si friands de requin, vérifiez bien, avant de vous régaler, si vos suchi ne sont pas aux orteils de Comoriens, surtout si le squale vient de l’océan indien
Aboubacar Said Salim poète, chroniqueur, nouvelliste et romancier
samedi 2 mars 2013
HAKIM ALI SAID, Président des Comores ! qui parle de piège ???
Je vous livre ci-joints 2 liens concernant la candidature annoncée de Hakim Ali Said ; écoutez, lisez et vous saurez si il y a ou non, derrière, un piège à....cons, oui, à cons !!!
Nous analyserons plus tard ces documents pour dire ce que nous en pensons.
MOHAMED CHAHER S Massonde.,
https://soundcloud.com/yao-fm-
http://www.malango-actualite.fr/ : "la tournante de la discorde ou la drôle de tragédie"
jeudi 28 février 2013
Finir la Tournante par un Maorais, s'il s'en trouve ! par Mohamed Chaher S.Massonde
Le 19 février 2010, j’écrivais dans ce même blog que le système d'une présidence tournante était dangereux et antidémocratique.
Aujourd'hui, et au vu de la candidature annoncée aux élections présidentielles de 2016 de Hakim Ali Said, comorien de Maoré, je persiste et signe que la Tournante est dangereuse et antidémocratique.
Antidémocratique, parce que, en affectant d'office à une entité la désignation des 3 seuls présidentiables à la magistrature suprême du pays, ce système limite le choix du peuple qui donc, n'a pas la liberté de choisir celui qu'il juge le meilleur pour conduire sa destinée.
On rétorquera que c'est la loi, votée par référendum ! Effectivement, mais il faut se rappeler que ce fut une loi "imposée" par un chantage à la sécession, pour faire céder les séparatistes anjouannais et prévenir les menaces de sécession qui pointaient à Mohéli.
Le système est dangereux pour 2 raisons essentielles. D'abord, comme je le disais en 2010, il ne permet pas nécessairement d'élire le plus capable pour diriger le pays, mais seulement le moins incapable des 3 non éliminés, l'essentiel étant que l'île organisant les primaires voit un de ses enfants présider l'Etat ! Personne ne niera que les anjouannais les plus aptes à diriger le pays n'étaient pas les 3 qui restaient après la primaire de cette île en 2006 ! Mais, admettons-le, ce furent les 3 "démocratiquement" arrivés en tête conformément à la Constitution en vigueur : cela suffisait au bonheur de la médiocratie des séparatistes.
Plus grave, ce système est dangereux parce qu'il alimente le chauvinisme régional au détriment de la cohésion nationale : la revendication n'est plus de trouver le meilleur président possible par son sens de l'intérêt général, par les preuves de ses compétences, par son intégrité et son honnêteté dans la gestion des affaires, enfin par sa connaissance du pays et sa popularité, non ! l'essentiel est d'avoir comme président l'enfant de notre île, pour qu'on puisse se vanter de " yatru sirikali " ! ( notre présidence) . Avec un tel raisonnement, nous risquons demain d'entendre chaque canton à Ngazidja, chaque préfecture à Mwali ou Ndzuwani, pourquoi pas chaque village ici et là, réclamer son tour de voir un de ses enfants occuper le poste de gouverneur de l' île. La logique "démocratique" de la Tournante actuelle n'interdit pas pareille extrapolation.
Je crains que ce ne soit le raisonnement qui guide la candidature proclamée de Hakim Ali Said. En tout cas, c'est le danger que représente cette intention avouée. En effet, elle se réfère à une compréhension de la Constitution qui stipulerait qu'après Ngazidja, Ndzuwani et Mwali, la présidence doit revenir à un maorais. Mais c'est là, une fausse et mauvaise lecture de cette mauvaise Constitution ! L'article 13 qui traite de la Tournante ne dit pas que le président doit être de telle ou telle île, mais que la primaire doit tourner d'une île à une autre par l'organisation, dans l'île à qui le tour revient, d'une primaire qui désignera les 3 premiers candidats devant disputer le 2e tour national pour désigner le Président. Tournent donc, non pas les hommes-présidents, mais plutôt les primaires ! Où surgit l'erreur des constitutionnalistes de 2001, car dans leur esprit chaque île devait à son tour avoir comme Président, un de ses enfants.
L'erreur est d'autant plus criante qu'aucun autre texte fondamental ne permet d'exclure d'une façon précise et légale de cette primaire, quelque comorien qui soit ; car comment définir légalement qui est mmaoré, qui est mdzuwani, qui est mmwali, qui est mgazidja ??? Aux primaires de quelle île pourra dès lors se présenter mon enfant né à Ngazidja (droit du sol) , d'un père mdzuwani et d'une mère mmaoré (droit du sang) , et épousant une mmwali (droit de l'alliance) ? Aucun texte ne donne la réponse !
Hakim Ali Said ne peut donc pas, avec raison, revendiquer une candidature en se référant à la Tournante, car organiser une primaire à Maoré en 2016 semble aujourd'hui impossible (quoique souhaitable ) ! Doit-il pour autant renoncer à son intention ? Je réponds NON !
Non, car dans la logique de l'actuelle Tournante, Mayotte peut prétendre aussi avoir un enfant Président des Comores, puisque l'île, bien qu'occupée par une puissance étrangère, est partie intégrante des Comores indépendantes. Comment alors arriver à cette fin souhaitable?
- en mettant fin à cette mauvaise pratique qu'est la Tournante, surtout qu'en 2016, les 3 îles libres auront exercé chacune, son tour ;
- en révisant donc la Constitution pour autoriser la candidature à la présidentielle de tout citoyen comorien remplissant les conditions civiles et civiques prévues par la loi ;
- en prévoyant une disposition transitoire pour la prochaine présidentielle de 2016, qui indiquera que les comoriens originaires de Maoré, remplissant les conditions civiles et civiques prévues par la loi, conduiront des listes comportant, outre le candidat-président maorais, les 4 vices présidents prévus par l'Article 13 de la Constitution.
Cette révision constitutionnelle, en mettant un terme à cette mauvaise pratique de la Tournante, permettra à Maoré de boucler, malgré tout, la boucle de ce système, et prouvera par la même occasion au monde entier que Maoré est partie intégrante de notre Etat, et qu'aucun comorien ne le conteste.
Refuser cette possibilité, serait tomber dans le piège tendu par ceux qui cherchent par tous les moyens et en toute circonstance, à nous confondre dans notre revendication de l'intégrité de notre Pays et de l'unité de notre Peuple (cf. les articles ci-contre sur l'enquête des juge et policiers français dans notre pays). Au contraire, ouvrir cette possibilité aux enfants de Maoré serait une nouvelle preuve de notre Volonté de vivre tous ensemble, Libres et Egaux en droits et en devoirs.
Combien alors seront les enfants maorais qui, le plus tôt possible, se mettront en selle pour annoncer leur candidature et lancer leur campagne en vue de former leurs équipes et préparer leur programme ? Je ne suis pas certain que les candidats seront nombreux jusqu'à se bousculer dans la course.
D'autant plus qu'ils devront, en même temps et dès maintenant, s'opposer haut et fort à Mayotte même, aux maltraitances dont sont victimes quotidiennement, au mépris de la loi qui régit l'île, les pères, mères, frères et soeurs de ceux-là mêmes à qui, en 2016, ils iront solliciter les voix qui leur permettront de devenir Président (maorais) des Comores.
Mohamed Chaher S.Massonde,
Ancien Ministre,
Membre des Commissions Constituantes de 1978 à 1998.
Aujourd'hui, et au vu de la candidature annoncée aux élections présidentielles de 2016 de Hakim Ali Said, comorien de Maoré, je persiste et signe que la Tournante est dangereuse et antidémocratique.
Antidémocratique, parce que, en affectant d'office à une entité la désignation des 3 seuls présidentiables à la magistrature suprême du pays, ce système limite le choix du peuple qui donc, n'a pas la liberté de choisir celui qu'il juge le meilleur pour conduire sa destinée.
On rétorquera que c'est la loi, votée par référendum ! Effectivement, mais il faut se rappeler que ce fut une loi "imposée" par un chantage à la sécession, pour faire céder les séparatistes anjouannais et prévenir les menaces de sécession qui pointaient à Mohéli.
Le système est dangereux pour 2 raisons essentielles. D'abord, comme je le disais en 2010, il ne permet pas nécessairement d'élire le plus capable pour diriger le pays, mais seulement le moins incapable des 3 non éliminés, l'essentiel étant que l'île organisant les primaires voit un de ses enfants présider l'Etat ! Personne ne niera que les anjouannais les plus aptes à diriger le pays n'étaient pas les 3 qui restaient après la primaire de cette île en 2006 ! Mais, admettons-le, ce furent les 3 "démocratiquement" arrivés en tête conformément à la Constitution en vigueur : cela suffisait au bonheur de la médiocratie des séparatistes.
Plus grave, ce système est dangereux parce qu'il alimente le chauvinisme régional au détriment de la cohésion nationale : la revendication n'est plus de trouver le meilleur président possible par son sens de l'intérêt général, par les preuves de ses compétences, par son intégrité et son honnêteté dans la gestion des affaires, enfin par sa connaissance du pays et sa popularité, non ! l'essentiel est d'avoir comme président l'enfant de notre île, pour qu'on puisse se vanter de " yatru sirikali " ! ( notre présidence) . Avec un tel raisonnement, nous risquons demain d'entendre chaque canton à Ngazidja, chaque préfecture à Mwali ou Ndzuwani, pourquoi pas chaque village ici et là, réclamer son tour de voir un de ses enfants occuper le poste de gouverneur de l' île. La logique "démocratique" de la Tournante actuelle n'interdit pas pareille extrapolation.
Je crains que ce ne soit le raisonnement qui guide la candidature proclamée de Hakim Ali Said. En tout cas, c'est le danger que représente cette intention avouée. En effet, elle se réfère à une compréhension de la Constitution qui stipulerait qu'après Ngazidja, Ndzuwani et Mwali, la présidence doit revenir à un maorais. Mais c'est là, une fausse et mauvaise lecture de cette mauvaise Constitution ! L'article 13 qui traite de la Tournante ne dit pas que le président doit être de telle ou telle île, mais que la primaire doit tourner d'une île à une autre par l'organisation, dans l'île à qui le tour revient, d'une primaire qui désignera les 3 premiers candidats devant disputer le 2e tour national pour désigner le Président. Tournent donc, non pas les hommes-présidents, mais plutôt les primaires ! Où surgit l'erreur des constitutionnalistes de 2001, car dans leur esprit chaque île devait à son tour avoir comme Président, un de ses enfants.
L'erreur est d'autant plus criante qu'aucun autre texte fondamental ne permet d'exclure d'une façon précise et légale de cette primaire, quelque comorien qui soit ; car comment définir légalement qui est mmaoré, qui est mdzuwani, qui est mmwali, qui est mgazidja ??? Aux primaires de quelle île pourra dès lors se présenter mon enfant né à Ngazidja (droit du sol) , d'un père mdzuwani et d'une mère mmaoré (droit du sang) , et épousant une mmwali (droit de l'alliance) ? Aucun texte ne donne la réponse !
Hakim Ali Said ne peut donc pas, avec raison, revendiquer une candidature en se référant à la Tournante, car organiser une primaire à Maoré en 2016 semble aujourd'hui impossible (quoique souhaitable ) ! Doit-il pour autant renoncer à son intention ? Je réponds NON !
Non, car dans la logique de l'actuelle Tournante, Mayotte peut prétendre aussi avoir un enfant Président des Comores, puisque l'île, bien qu'occupée par une puissance étrangère, est partie intégrante des Comores indépendantes. Comment alors arriver à cette fin souhaitable?
- en mettant fin à cette mauvaise pratique qu'est la Tournante, surtout qu'en 2016, les 3 îles libres auront exercé chacune, son tour ;
- en révisant donc la Constitution pour autoriser la candidature à la présidentielle de tout citoyen comorien remplissant les conditions civiles et civiques prévues par la loi ;
- en prévoyant une disposition transitoire pour la prochaine présidentielle de 2016, qui indiquera que les comoriens originaires de Maoré, remplissant les conditions civiles et civiques prévues par la loi, conduiront des listes comportant, outre le candidat-président maorais, les 4 vices présidents prévus par l'Article 13 de la Constitution.
Cette révision constitutionnelle, en mettant un terme à cette mauvaise pratique de la Tournante, permettra à Maoré de boucler, malgré tout, la boucle de ce système, et prouvera par la même occasion au monde entier que Maoré est partie intégrante de notre Etat, et qu'aucun comorien ne le conteste.
Refuser cette possibilité, serait tomber dans le piège tendu par ceux qui cherchent par tous les moyens et en toute circonstance, à nous confondre dans notre revendication de l'intégrité de notre Pays et de l'unité de notre Peuple (cf. les articles ci-contre sur l'enquête des juge et policiers français dans notre pays). Au contraire, ouvrir cette possibilité aux enfants de Maoré serait une nouvelle preuve de notre Volonté de vivre tous ensemble, Libres et Egaux en droits et en devoirs.
Combien alors seront les enfants maorais qui, le plus tôt possible, se mettront en selle pour annoncer leur candidature et lancer leur campagne en vue de former leurs équipes et préparer leur programme ? Je ne suis pas certain que les candidats seront nombreux jusqu'à se bousculer dans la course.
D'autant plus qu'ils devront, en même temps et dès maintenant, s'opposer haut et fort à Mayotte même, aux maltraitances dont sont victimes quotidiennement, au mépris de la loi qui régit l'île, les pères, mères, frères et soeurs de ceux-là mêmes à qui, en 2016, ils iront solliciter les voix qui leur permettront de devenir Président (maorais) des Comores.
Mohamed Chaher S.Massonde,
Ancien Ministre,
Membre des Commissions Constituantes de 1978 à 1998.
mercredi 27 février 2013
Tournante : Communiqué du FD - MAORE
COMMUNIQUE.
Ce
mois de février 2013 est marqué par la question des présidentielles de
2016 en Union des Comores ; les contraintes du principe de « la
Tournante » imposent le tour de Mayotte.
Le
comité Maore, structure de la société civile qui célèbre de façon
indépendante la journée du 12 novembre, date de l'admission des Comores
aux Nations Unies en tant qu'Etat composé de quatre Iles (Mayotte,
Anjouan, Mohéli et Grande Comore), soutient fermement l'application de
ce principe auquel adhère entièrement la Fédération FD de Maore.
Un Maorais à la tête de l'Union des Comores est un symbole fort de l'unité du pays et du respect de l'application des principes de l'Etat de droit ; on ne peut pas marcher sur un acquis lourdement conquis et qui a eu le mérite de ramener la paix civile et politique, en partie du moins.
Un Maorais à la tête de l'Union des Comores demeure un moment fort de la lutte contre le séparatisme qui a, ces vingt dernières années, désagrégé les institutions de l'Etat comorien et semé au sein du peuple haine, vexations, xénophobie, brimades, toute une idéologie anti-peuple, anti-progrès, anti-démocratie ; des années noires qui ont profité à des opportunistes de tout bord pour vendre ce qui restait encore de la dignité comorienne au plus offrant ; la nation comorienne est à construire, l'état-mendiant doit s'effacer pour un état normal dans le concert des états du monde.
Un Maorais à la tête de l'Union des Comores est un évènement significatif de l'Unité du peuple comorien dans les limites de son territoire internationalement reconnu.. La question impose le débat au sein de la population et de la communauté internationale, un débat qu'étouffent et fuient les autorités comoriennes et françaises ; un débat qui hérisse les suppôts de la France-Afrique au point de vouloir piétiner, les premiers, leurs propres lois car cela va à l'encontre de leurs intérêts et leurs ambitions.
Un Maorais à la tête de l'Union des Comores, c'est poser ouvertement la problématique du rôle permanent de Mayotte dans la déstabilisation sur tous les plans des institutions et de la société de l'état comorien et, de plus en plus, des états de la région, des structures communautaires régionales. C'est enfin reposer de façon concrète et pragmatique, selon les lois et valeurs internationales, la question de l'Unité inaliénable du peuple et de l'état comorien dans le cadre de ses frontières intangibles. Car l'enjeu n'est pas un président maorais-lige mais un individu capable d'impulser un développement politique, économique et social, équilibré, harmonieux et complémentaire, dans la stabilité et pour le profit de la population ; un président pour qui la misère et ses causes sont ses véritables ennemis au même titre que le séparatisme ; un président qui saura hisser le pays et l'intégrer pleinement dans le concert des nations.
Pour mémoire, en 1984, le FD avait entrepris une telle démarche avec la candidature de YOUSSOUF SAID DZOUDZOU ; les ennemis du peuple comorien avaient alors réagi avec la violence françafricaine connue ; l'échec de la démarche leur a laissé le champ libre pour tout ce qui en a suivi.
Pour le moment M. Hakime ALI SAID, journaliste de Mayotte 1ère, s'est déclaré publiquement candidat à la candidature au sein de son « comité » impliqué à Madagascar, La Réunion, dans les quatre iles, et a fait état des démarches à entreprendre et de ses objectifs. D'autres candidatures vont surement suivre et ce sera une bonne chose.
L'état comorien doit se positionner clairement et publiquement ; les transactions secrètes baptisées négociations ont nui à l'Unité, ont institutionnalisé le séparatisme et ont fait les affaires de la France. Le débat public est de rigueur, l'enjeu central étant l'Unité du Pays.
Un Maorais président de l'Union des Comores est une bonne chose pour le pays et le peuple comorien. Maintenant, il faut l'arracher contre le gouvernement comorien et la France.
Maore, le 25 février 2013
Front Démocratique des Comores
Fédération ya Maore
Un Maorais à la tête de l'Union des Comores est un symbole fort de l'unité du pays et du respect de l'application des principes de l'Etat de droit ; on ne peut pas marcher sur un acquis lourdement conquis et qui a eu le mérite de ramener la paix civile et politique, en partie du moins.
Un Maorais à la tête de l'Union des Comores demeure un moment fort de la lutte contre le séparatisme qui a, ces vingt dernières années, désagrégé les institutions de l'Etat comorien et semé au sein du peuple haine, vexations, xénophobie, brimades, toute une idéologie anti-peuple, anti-progrès, anti-démocratie ; des années noires qui ont profité à des opportunistes de tout bord pour vendre ce qui restait encore de la dignité comorienne au plus offrant ; la nation comorienne est à construire, l'état-mendiant doit s'effacer pour un état normal dans le concert des états du monde.
Un Maorais à la tête de l'Union des Comores est un évènement significatif de l'Unité du peuple comorien dans les limites de son territoire internationalement reconnu.. La question impose le débat au sein de la population et de la communauté internationale, un débat qu'étouffent et fuient les autorités comoriennes et françaises ; un débat qui hérisse les suppôts de la France-Afrique au point de vouloir piétiner, les premiers, leurs propres lois car cela va à l'encontre de leurs intérêts et leurs ambitions.
Un Maorais à la tête de l'Union des Comores, c'est poser ouvertement la problématique du rôle permanent de Mayotte dans la déstabilisation sur tous les plans des institutions et de la société de l'état comorien et, de plus en plus, des états de la région, des structures communautaires régionales. C'est enfin reposer de façon concrète et pragmatique, selon les lois et valeurs internationales, la question de l'Unité inaliénable du peuple et de l'état comorien dans le cadre de ses frontières intangibles. Car l'enjeu n'est pas un président maorais-lige mais un individu capable d'impulser un développement politique, économique et social, équilibré, harmonieux et complémentaire, dans la stabilité et pour le profit de la population ; un président pour qui la misère et ses causes sont ses véritables ennemis au même titre que le séparatisme ; un président qui saura hisser le pays et l'intégrer pleinement dans le concert des nations.
Pour mémoire, en 1984, le FD avait entrepris une telle démarche avec la candidature de YOUSSOUF SAID DZOUDZOU ; les ennemis du peuple comorien avaient alors réagi avec la violence françafricaine connue ; l'échec de la démarche leur a laissé le champ libre pour tout ce qui en a suivi.
Pour le moment M. Hakime ALI SAID, journaliste de Mayotte 1ère, s'est déclaré publiquement candidat à la candidature au sein de son « comité » impliqué à Madagascar, La Réunion, dans les quatre iles, et a fait état des démarches à entreprendre et de ses objectifs. D'autres candidatures vont surement suivre et ce sera une bonne chose.
L'état comorien doit se positionner clairement et publiquement ; les transactions secrètes baptisées négociations ont nui à l'Unité, ont institutionnalisé le séparatisme et ont fait les affaires de la France. Le débat public est de rigueur, l'enjeu central étant l'Unité du Pays.
Un Maorais président de l'Union des Comores est une bonne chose pour le pays et le peuple comorien. Maintenant, il faut l'arracher contre le gouvernement comorien et la France.
Maore, le 25 février 2013
Front Démocratique des Comores
Fédération ya Maore
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